Wauquiez pérore, SFR va en Alg

Wauquiez pérore, SFR va en Algérie

Alors que Laurent Wauquiez vient d'annoncer l'organisation d'«Assises des centres d'appels» afin de lutter contre la délocalisation outre-Méditerranée de ces plateformes téléphoniques, SFR persiste et signe en annonçant l'implantation d'un nouveau centre d'appel en Algérie.


(capture d'écran - dailymotion - Raw-Provider)L
Le 12 juillet, Laurent Wauquiez semblait bien décidé à partir en guerre contre les délocalisations des centres d'appels. Si le secrétaire d'Etat à l'Emploi ne prévoyait pas de grand chambardement, il annonçait au moins la tenue d'« Assises des centres d'appels », une décision saluée par les syndicats des télécoms qui réclament depuis un an l'impossibilité pour les concessions publiques de délocaliser.
Mais voilà que l'opérateur de téléphonie mobile SFR vient de jeter de l'huile sur le feu. Selon un communiqué de la CFE-CGC et de l'UNSA télécoms, SFR s'apprêterait à implanter un nouveau centre d'appels en Algérie. Un projet qui a fait bondir les syndicats, ces derniers considérant la décision de l'opérateur comme une « véritable provocation ». Explications d'une délocalisation annoncée.
Comme bon nombre de grandes entreprises, SFR a choisi de confier à une entreprise spécialisée le traitement de ses plateformes d'appels. Il existe des centaines d'entreprises de ce genre en France. Teleperformance, Arvato, Webhelp constituent les principaux acteurs de ce marché florissant. Webhelp, « opérateur international de centre d'appels » essentiellement implanté au Maroc, a en charge l'externalisation des services clients d'SFR, de La Redoute, des Pages jaunes et bien d'autres.
Sur son site, Webhelp a tout prévu, pour convaincre les plus sceptiques, un onglet « Pourquoi externaliser son centre d'appels ? » présente les nombreux avantages de l'externalisation. Le vocabulaire est soigneusement choisi, il n'y est jamais question de délocalisation mais toujours d'« externalisation », un terme qui renvoie à un concept plus positif, celui de l'entreprise qui fait appel à un sous-traitant pour gérer ses plateformes téléphoniques.
Un terme plus technique aussi et donc plus flou qui a le mérite d'englober l'idée de délocalisation sans avoir à la nommer. Webhelp préfère parler d'« externalisation offshore ».
Pour séduire ses clients, le site assure par exemple que de nombreux reportages ou articles ont « attiré l'attention des directions générales sur les bénéfices induits que l'on peut classer en trois catégories ». Après la baisse des coûts pour l'entreprise, Webhelp vante la « flexibilité accrue en raison de la souplesse de la législation ».
Comme ça c'est clair, inutile de s'embarrasser à sauver de l'emploi en France puisque la loi permet de délocaliser à tout bout de champ en toute impunité. Laurent Wauquiez a du pain sur la planche, pas sûr que ses « Assises » suffisent à refroidir des entreprises passées maître dans l'art de la délocalisation.
Enfin le site célèbre « la qualité identique et parfois supérieure grâce à des téléconseillers maîtrisant le français sans accent, recrutés sur des profils académiques (bac +3/bac +4 en moyenne) ».
Difficile de dire quel reportage les dirigeants de Webhep ont regardé mais certainement pas les mêmes que le téléspectateur lambda. Les reportages les plus courants, pourtant diffusés en clair sur des chaînes publiques ET privées à des horaires décents, ont tous tendance à dépeindre les situations ubuesques de ces centres d'appels.
Les téléopérateurs marocains et autres, surqualifiés pour le poste et sous payés, se retrouvent dans l'obligation de changer de nom pour ne pas dévoiler le lieu de l'appel. Webhelp ne ment pas : la qualité est au rendez-vous pour l'entreprise et ses clients mais à quel prix pour les salariés ? 

Avec une économie pour l'opérateur évaluée à 300 millions par les syndicats de télécoms, difficile de résister à l'appel de l'étranger. Pour l'instant, le directeur de la communication de SFR, Nicolas Chatain, a déclaré à l'AFP qu'« il n'y avait aucun projet en Algérie au titre de SFR ».
 Du côté de Webhelp, on se montre moins catégorique : « Il n'y a qu'un projet d'ouverture en Algérie ». Webhelp compterait à ce jour 3656  collaborateurs au Maroc contre seulement 590 en France. Que le centre d'appel d'SFR soit construit en Algérie ou non, ne représente finalement qu'une infime partie du problème.
Si Laurent Wauquiez veut en finir avec la délocalisation des centres d'appels, il devra d'abord partie en guerre contre toutes ces entreprises spécialisées dans l'externalisation des centres d'appels, aux chiffres d'affaires annuels exorbitants. Webhelp est arrivée 42e en 2009 au classement « Deloitte Technology Fast 50 » pour sa croissance de 675 % sur cinq ans.
Avec une telle croissance, ces entreprises ne laisseront pas les Assises des centres d'appels malmener leur business prospère.

Grenoble: appel au calme

Grenoble: appel au calme pour les obsèques du braqueur tué‎

La police anti-émeute prend position dans le quartier de Villeneuve, à Grenoble, le 18 juillet

La police anti-émeute prend position dans le quartier de Villeneuve, à Grenoble, le 18 juillet 2010

La nuit de dimanche à lundi a été «calme» dans le quartier de la Villeneuve à Grenoble, théâtre de violences urbaines depuis vendredi soir. «Aucun véhicule n’a été brûlé. La nuit a été calme mis à part des tirs sur un véhicule de la BAC», a précisé à l’AFP un responsable de la police.

Les incidents ont commencé à la suite de la mort Karim Boudouda, 27 ans, originaire du quartier, tué vendredi lors d’un échange de tirs avec la police à la suite du braquage d’un casino en Isère.

Appel au calme

Karim Boudouda sera inhumé «en début de semaine». «La famille a récupéré dimanche soir le corps», jusqu’alors soumis aux examens légaux, a précisé à l’AFP, un ami d’enfance du défunt, qui a souhaité conserver l’anonymat. «L’enterrement aura lieu, selon le rituel musulman, dans un cimetière d’une banlieue de Grenoble», a-t-il précisé.

 

L’entourage du jeune braqueur a également lancé un appel au calme pour respecter la période de deuil.

«Nous serons en deuil pendant plusieurs jours et il est hors de question pour nous qu’il se passe quoi que ce soit dans la cité. On respecte l’âme du défunt», a souligné ce proche de Karim Boudouda.

 

La mort de Karim Boudouda a provoqué trois nuits de violences urbaines dans le quartier de la Villeneuve dont il était originaire, les jeunes de la cité, qui l’appréciaient beaucoup accusant la police de bavure.

L’enquête de l’Inspection générale de la police nationale a cependant d’ores et déjà établi que les policiers avaient tiré en état de légitime défense, Boudouda ayant ouvert le feu sur eux à l’arme lourde, selon une source judiciaire.

 

Quatre hommes interpellés

Dimanche, les forces de l'ordre ont aussi interpellé quatre hommes, soupçonnés d'avoir tiré à balles réelles sur des policiers de la BAC lors de ces affrontements.

Ce coup de filet à la Villeneuve a été mené aux alentours de 6 heures par un escadron de gendarmerie, deux compagnies de CRS et la Force d'intervention de la police nationale regroupant le RAID et la GIPN.

Ces hommes, dont l'âge et les antécédents n'ont pas été précisés, ont été interpellés dans le cadre d'une enquête pour «tentative d'homicide» sur des policiers de la BAC, pris pour cible à plusieurs reprises par des manifestants armés dans la nuit de vendredi à samedi. Seuls deux pourraient être déférés pour ces tirs.

Trois jeunes jugés lundi

Onze autres personnes ont été arrêtées samedi soir, et cinq vendredi soir. Parmi eux, un bon nombre «n'est pas lié aux émeutes» et ne sera pas poursuivi. Trois jeunes seront jugés lundi en comparution immédiate pour avoir pillé un commerce tandis qu'un mineur a été mis en examen pour incendie de véhicule, a précisé cette source.

Au total, vingt personnes ont été interpellées depuis le début des violences vendredi.

Le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, a demandé, dimanche après-midi, au préfet de l'Isère d'organiser «dès cette semaine» une réunion des «acteurs publics concernés» pour garantir une «sécurité durable» à Grenoble.

La «réunion de travail» sera consacrée à «la lutte contre les différentes formes de délinquance et l'efficacité des réponses apportées, la lutte contre l'économie souterraine, la coordination opérationnelle des différents services publics» ou encore «la mise en place de la vidéoprotection, notamment dans les quartiers sensibles». L'absentéisme scolaire et les «actions à conduire vis-à-vis des parents» seront aussi abordés.

Samedi, Hortefeux s'était déjà engagé à «rétablir l'ordre public» au plus vite et par «tous les moyens» à Grenoble, après une visite éclair dans le quartier: «Nous allons réagir vite. Quand je dis vite, c'est-à-dire tout de suite», a-t-il lancé à la presse.

La mère du braqueur tué porte plainte

Dès la nuit de samedi à dimanche, un fort dispositif des forces de l'ordre composé de plus de 300 hommes a quadrillé le quartier, avec un effet dissuasif sur les groupes qui s'étaient livrés aux incendies, pillages et destructions d'abribus à coups de batte de base-ball la première nuit ayant suivi la mort du jeune braqueur du quartier.

Karim Boudouda, braqueur de 27 ans, condamné trois fois aux assises, a été tué dans la nuit de jeudi à vendredi lors d'un échange de tirs avec la police après l'attaque d'un casino en Isère. Le parquet a conclu que la police était en état de légitime défense.

Saliya Boudouda, la mère du jeune braqueur, a annoncé dimanche son intention de porter plainte pour éclaircir les circonstances de la mort de son fils Karim.  

«Ils ont déconné les flics, ils ont déconné. Je vais voir le procureur et je vais porter plainte. Ca va aller très loin», a dit cette quinquagénaire lors d'un entretien téléphonique avec l'AFP.

Elle avait lancé, dans Le Dauphiné Libéré, un appel au calme après les violences déclenchées par des jeunes pour répondre à la mort de son fils: «J'ai demandé hier que ça se calme. Je veux plus de violence, je veux plus rien.»

(Source AFP)

Les comptes de Mme Bettencourt

Le fisc va examiner "la totalité des actifs de Liliane Bettencourt"

Le ministre du Budget François Baroin a promis "d'aller jusqu'au bout". La milliardaire française possède 78 millions d'euros sur deux comptes à l'étranger.

L'administration fiscale va examiner "la totalité des actifs de (Liliane) Bettencourt", héritière de L'Oréal soupçonnée de fraude fiscale, a annoncé dimanche 27 juin sur Europe 1 le ministre du Budget François Baroin, qui a promis d'aller "jusqu'au bout"

Liliane Bettencourt (AFP)

Baroin nie toute intervention de Woerth

  François Baroin a par ailleurs indiqué qu'il n'y avait à Bercy "aucune trace" d'une quelconque intervention de son prédécesseur Eric Woerth pour épargner un contrôle fiscal à Liliane Bettencourt. 

"C'est un homme qui a beaucoup agi pour lutter contre la fraude fiscale", a-t-il souligné.

 "Qui mène les enquêtes, qui poursuit, engage les contrôles ? C'est l'administration fiscale", a expliqué François Baroin.

 "En aucune façon (...), dans une période récente, un ministre du Budget peut bloquer un contrôle fiscal, ce serait de la pure folie et il n'a pas la possibilité non plus de dire à l'administration fiscale: je souhaite que vous contrôliez celui-ci ou celui-là", a indiqué le ministre du Budget.

Eric Woerth fait l'objet d'accusations de conflit d'intérêts depuis la divulgation d'enregistrements audio pirates suggérant de possibles fraudes dans la gestion de la fortune de Liliane Bettencourt. On y entend Patrice de Maistre évoquant notamment des manoeuvres pour échapper au fisc, tout en faisant allusion à Florence Woerth.

(Nouvelobs.com avec AP)

Derniers Commentaires

Catégories

Présentation

Culture

Calendrier

Juillet 2010
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  
<< < > >>

Les jeunes UMP

Jeunes UMP: chaude ambiance de campagne pour l'élection du président

Accusations de fraudes pour l'élection des conseillers nationaux, bilan du sortant, Benjamin Lancar, très contesté, coups bas sur Internet: l'été n'est pas de tout repos chez les Jeunes populaires.

 

Benjamin Lancar (C), patron des Jeunes UMP, le 4 septembre 2009 à Seignosse

 

 

Encore un été meurtrier chez les Jeunes Pop? En 2008, les candidats s’écharpaient pour la présidence de la branche jeune de l’UMP à coups d’accusations de fraudes ou de pressions de responsables UMP pour un retrait in extremis de listes.

Sans être aussi musclée, la succession - ou réélection - de Benjamin Lancar, deux ans plus tard, ne se déroule pas dans une ambiance franchement sereine.

Vendredi, au dernier jour de présentation des candidatures, pas moins de six listes ont été déposées, conduites par Benjamin Lancar, Aurore Bergé, Mike Borowski, Niels Verdonk, Louis Morin et Laurent Dubois, ces deux derniers ayant renoncé à faire liste commune mais «travaillant ensemble». Certains concurrents du sortant ont eu beau se concerter sur une éventuelle fusion de listes, notamment lors d’un dernier déjeuner, vendredi, aucun accord n’a abouti.

Chacun préférant se compter au premier tour, les 20, 21 et 22 août, avant de négocier en vue du second, une semaine plus tard.

Sans grande illusion sur le déroulé du scrutin. Certains candidats pointent l’élection, voilà deux semaines, des 1.600 CNJP (conseillers nationaux des Jeunes Populaires), grands électeurs qui éliront le président.

Entre autres irrégularités, d’après des témoignages: votants «avec quatre ou cinq procurations» quand une seule est autorisée ou inscrits sur un autre département, candidats de plus de 30 ans (la limite d’âge), proches de candidats n’ayant pas reçu leur convocation. «On leur donne des motifs bidons: il s’y seraient pris trop tard ou ne seraient pas à jour de cotisation», raconte un candidat.

«Accusations de fraude fantasmagoriques»

La mise en place d’un «double filtre» est aussi contestée: les candidats au conseil national devaient s’inscrire auprès du RDJ (responsable départemental) et du bureau des jeunes tenu par l’équipe sortante. «Soit disant pour vérifier la conformité des candidatures, en fait pour écrémer les anti-Lancar», soupçonne une responsable locale.

La liste d’émargement dressée à Paris «parvient au dernier moment aux fédérations» si bien que «les contestations ne sont possibles qu’a posteriori», ajoute-t-elle.

Dans le Rhône, des candidats CNJP auraient été écartés, dont certains préparent un recours auprès du tribunal, selon Rue89. Et en Seine-Saint-Denis, c’est Mike Borowski, en lice pour la présidence du mouvement, qui n’a pas été élu. Elimination qui l’écartait définitivement de la suite de la compétition.

 Après saisine de la commission de contrôle des élections de l’UMP, le président du club Jeunes Sarkozystes, a été réintégré, un candidat dépassant la limite d’âge ayant été retiré.

«Un seul recours sur l’élection dans 100 départements, cela prouve que les accusations de fraude sont fantasmagoriques», justifie Benjamin Lancar, déplorant que «certains cherchent à déligitimer le vote».

Il veut pour preuve de transparence, le recours à «une hotline tenue par une société tierce qui délivrera les codes pour voter» fin août.

«Le coup de force est nettement moins violent qu’il y a deux ans où un candidat avait été créé de toutes pièces contre l’avis de la base et était élu au forceps», tempère un ancien des Jeunes UMP.

«Une com coup de poing très mal perçue»

Mais Benjamin Lancar ne fait toujours pas, loin de là, l’unanimité. «Président fantôme qui se sert des Jeunes Pop pour décrocher un mandat», «parisianiste», entend-on.

Ses rivaux lui reprochent surtout des opérations de «buzz» tombant à côté de la plaque, comme l’illustre lipdub ou la baignade de militants dans la Seine pour le sommet de Copenhague. «Ça a été très mal perçu, on n’est pas habitués à faire de la com coup de poing à droite», dénonce Mike Borowski. Un autre: «Si c’est dans le seul but de faire parler de nous, cette communication ne sert ni l’UMP ni les Jeunes Populaires en terme de crédibilité.»

«On doit communiquer mais sur nos valeurs, valoriser les réformes du président de la République, corrige Aurore Bergé. Pendant deux ans, on a pas montré qui on était.»

Lancar, lui, «assume» ce qu’il qualifie d'«étapes dans notre développement pour avoir de la visibilité». Sa sortie fracassante sur les Bleus, «une équipe de racailles» est également mal passée. Accusé de s’être «coupé de la base», d’avoir fonctionné «en vase clos, avec sa garde rapprochée», il met en avant ses «trois tours de France des fédérations».

Quand à la chute des adhésions, Lancar revendique 25.000 membres contre 30.000 en 2008 - d’autres disent plutôt 20.000.

«Il n’y a pas de haine mais de la concurrence, c’est sain!», conclut Lancar. «C’est mouvementé mais c’est un signe de vitalité», renchérit Laurent Dubois. La campagne sur Internet n’en est pas alors une représentation fidèle, avec ses blogs anonymes, comptes Facebook «anti» réactivés, intox, etc.

 C’est aussi que l’élection revêt un enjeu particulier: le candidat élu mènera, chez les jeunes, la campagne présidentielle de 2012. Un bonus de choix pour se lancer en politique.

 

 

Woerth: le PS attend septembre

Dans l'affaire Woerth, le PS veut prendre le temps de la riposte

Ça sent les vacances, du côté de la rue de Solférino. D'après le parti socialiste, l'affaire Woerth/Bettencourt devrait passer l'été, alors rien ne sert de hâter les événements. Evoquée lors du bureau national (BN) de mardi par la vingtaine de présents autour de Martine Aubry, il a été décrété urgent d'attendre.

Plus de questions d'actualité à l'Assemblée (la session est terminée), et un consensus assez général pour se laisser gagner par la torpeur estivale, avec le sentiment du travail bien fait jusqu'ici.

«Le PS a joué exactement son rôle: mettre en garde et demander des explications, demander une commission parlementaire et la nomination d'un juge d'instruction», explique le député Bruno Leroux, proche de François Hollande et porte-parole du groupe socialiste au Palais-Bourbon.

Sa collègue Aurélie Filippetti, pourtant souvent critique sur la vie du groupe parlementaire, estime «que les compétences de chacun ont bien été utilisées, on a bien pris soin de coller aux faits sans partir dans tous les sens».

Un député proche de Royal nous confie même que «l'important durant cette séquence a été de tenir notre ligne d'unité. Ségolène a encore mis les pieds dans le plat, et on a encore vu que son intuition était la bonne en cognant contre la corruption. Mais c'est très bien aussi qu'elle n'ait pas joué perso par la suite et qu'elle se soit arrêtée…».

Le strauss-kahnien Jean-Jacques Urvoas se félicite aussi de «l'unité qui a régné chez les députés, personne n'a cherché à tirer la couverture à soi et tout le monde a su jouer collectif, ce qui n'était pas si courant dans nos rangs. On a été opiniâtre, sans donner prise aux accusations de chasse à l'homme.

Bon, c'est sûr que par rapport au début de l'affaire, on n'a pas beaucoup avancé, hormis sur les questions de conflit d'intérêts».

Pour le sénateur David Assouline, proche de Vincent Peillon et secrétaire national à la communication, «la stratégie du PS est de permettre patiemment de dévoiler et souligner ce système “méta-UMP” qui repose sur la collusion politique et économique, tel qu'il est progressivement mis au jour par les révélations de la presse.

 Au fur et à mesure que les jours passent, on voit bien comment ce système est une toile tissée depuis la stratégie de conquête présidentielle, et comment elle ne pouvait que produire des dérives dans l'exercice du pouvoir».

En somme, le PS réagit au coup par coup, en fonction des événements, et devrait marteler à la rentrée son souhait de justice indépendante (via sa requête d'une nomination d'un juge d'instruction), avant éventuellement de pouvoir retrouver «son droit de tirage» début octobre à l'Assemblée, lui permettant d'obtenir une commission d'enquête parlementaire, jusqu'ici refusée par la majorité.

Un conseiller de Martine Aubry explique l'état d'esprit de la direction du PS: «Rien de spécial, en fait. La vraie nouveauté depuis 2007, c'est que la presse fait son boulot, donc on n'a pas besoin de faire dans l'opposition la plus frontale. Juste se poser en opposant qui attend des réponses. Même si elles ne viennent pas… Tant que la presse continue, on suit et on continue à poser les questions.»

La gauche doit garder en elle une part de Robespierre et de Badinter»

L'appel à un dépôt de plainte par le PS lancé par Arnaud Montebourg, dans un entretien à Mediapart, n'a pas franchement perturbé l'apparente quiétude socialiste, sur le thème du parti qui «doit rester à sa place et ne pas être partie prenante de cette affaire», selon les termes de Bruno Leroux.

Selon lui, «il faut laisser le pouvoir être en situation de choisir le déroulement des choses, car si leur volonté d'enterrer les dossiers continue à se démontrer jour après jour, ce sera un piège pour eux».

Pour autant, certains entendent la proposition du député de Saône-et-Loire, même s'il la juge un peu prématurée. «Moi, je n'écarte pas cette hypothèse, estime ainsi Jean-Jacques Urvoas, mais il sera temps de s'interroger là-dessus à l'automne, en fonction de la suite des opérations.»

Même son de cloche chez David Assouline, qui pense qu'«il serait ridicule de prendre une telle décision au cœur de l'été. Il faudra examiner à la rentrée les réponses au cocktail d'une crise politique qui pourrait en plus devenir une crise sociale».

Pour le secrétaire national aux droits de l'homme, Pouria Amirshahi, «s'il faut continuer à enfoncer des coins là où c'est possible, il va aussi falloir faire attention à être plus tranchant au bout d'un moment. Il faut faire gaffe à ne pas accréditer la thèse du “tous complices”».

Ce proche de Benoît Hamon considère que «la proposition de Montebourg ne doit pas s'évacuer d'un revers de main, sous prétexte qu'elle nous ferait franchir un palier dans le rapport de force». Et d'alerter: «La gauche doit garder en elle une part de Robespierre et de Badinter: on doit se servir de ce qui se passe aujourd'hui pour faire de la morale en politique l'un de nos chevaux de bataille pour 2012, en étant très concret sur ce qu'on pourrait changer.»

Aurélie Filippetti pense également qu'«il va falloir s'interroger sur nos propositions en matière de financement de la vie politique, car il apparaît très clairement que les lois actuelles doivent être durcies».

D'autant plus qu'on ne cache pas au cabinet d'Aubry s'attendre «à des boules puantes en guise de contre-attaques. La droite va vouloir nous faire passer le même été qu'eux l'an prochain. Un peu dans le style “Si on tombe, on ne tombera pas tout seul”».

Déjà, dans son tempo, la mise en examen de la députée Sylvie Andrieux pour «détournements de fonds» de subventions de la région PACA (lire ici), apparaît aux socialistes comme une tentative de les englober dans le “tous pourris”. «Ça n'a pourtant rien à voir, assure Filippetti. Elle a demandé à être mise en examen depuis un an maintenant, et, à ce que je sache, le nom de Sarkozy n'est cité par personne.

C'est une affaire locale, avec des problèmes connus et regrettables, où la justice fait son travail, sans entraves.»

Un proche d'Aubry le certifie: «On demande que la transparence soit faite partout. S'il y a des choses répréhensibles dans notre camp, on ne sera ni inquiets ni solidaires, mais on prendra nos responsabilités.»

 Pour autant, on veut croire au PS que la morale est de son côté. «Ce petit jeu du “Tu me tiens je te tiens”, c'est peut-être leur façon de faire, à la droite, mais ça ne marchera pas avec nous!», affirme ainsi Jean-Jacques Urvoas.

Tandis que Pouria Amirshahi s'exclame, en espérant ne pas être démenti par la suite: «Au PS, on a peut-être des barons et des rois du clientélisme, mais on n'a quand même pas le même rapport à l'argent.

 C'est tout de même ce qui différencie aussi les valeurs de gauche avec celles de la droite, surtout celle qui est actuellement au pouvoir.»

Des politiques ont reçu de l'a

 Des politiques "ont reçu de l'argent", assure l'ex-comptable de Bettencourt

Claire Thibout, qui est revenue partiellement sur ses accusations, aurait toutefois indiqué qu'il était "possible" que Nicolas Sarkozy ait reçu de l'argent de l'héritière, selon Le Monde.

 Libération publie les carnets de l'ancienne comptable de Liliane Bettencourt

Libération

publie les carnets de l'ancienne comptable de Liliane Bettencourt

Après les rétractations partielles, mercredi 7 juillet, devant les enquêteurs, de Claire Thibout, l'ex-comptable de Liliane Bettencourt, qui avait accusé Patrice de Maistre, gestionnaire de fortune de l'héritière, d'avoir remis à Eric Woerth 150.000 euros pour financer la campagne de Nicolas Sarkozy, la majorité a pu penser que le vent tournait enfin en sa faveur. "La vérité est rétablie", a notamment déclaré jeudi 8 juillet à l'AFP le secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant.

Mais Le Monde, qui a révélé ces rétractations, va plus loin, et publie jeudi, sur son site, davantage de détails sur l'audition de mercredi, qui a eu lieu dans le Gard, où l'ex-comptable s'était réfugiée. De quoi inquiéter l'UMP.

"Des enveloppes d'espèces"

Claire Thibout conteste tout d'abord la façon dont le site Mediapart a rapporté ses propos. "L'article de Mediapart me fait dire que j'aurais déclaré quelque chose concernant la campagne électorale de M. Balladur. C'est totalement faux. C'est de la romance de Mediapart", assure-t-elle. "De même que je n'ai jamais dit que des enveloppes étaient remises régulièrement à M. Sarkozy".

En revanche, elle assure qu'"il y avait des enveloppes d'espèces qui étaient remises par M. Bettencourt ou de temps en temps par Mme Bettencourt à des politiques". "M. et Mme Bettencourt étaient des personnes généreuses, et il y a eu beaucoup de personnes politiques qui ont reçu de l'argent", soutient-elle. Et quand on lui demande si Nicolas Sarkozy était concerné, elle répond "c'est possible". Claire Thibout indique toutefois n'avoir jamais assisté aux remises d'enveloppes.

 

Visites d'hommes politiques

Selon elle, de nombreuses personnalités politiques – elle cite notamment Pierre Messmer, Mme Pompidou, François Léotard, Gérard Longuet, le couple Chirac, Edouard Balladur, Bernard Kouchner, Danielle Mitterrand ou encore Renaud Donnedieu de Vabres, Nicolas Sarkozy et plus récemment Éric Woerth – se rendaient chez la milliardaire à Neuilly-sur-Seine.

Claire Thibout confirme également ce qu'elle a raconté tant aux enquêteurs et à Mediapart. "M. de Maistre m'avait demandé avant les élections présidentielles de 2007 d'aller lui chercher 150 000 euros à la banque (…).

Je lui ai demandé pourquoi une telle somme, il m'a répondu qu'il devait organiser un dîner avec M. Woerth pour la lui remettre. Il voulait que cela se passe par l'intermédiaire de Mme Bettencourt (…) Je lui ai dit que ce n'était pas possible surtout pour l'usage qu'il voulait en faire. Il s'est énervé".

 

La crainte d'attirer Tracfin

Le Monde indique que Claire Thibout aurait alors dénoncé ces agissements auprès d'Eva A., chargée de clientèle à la BNP. Celle-ci aurait ensuite mis en garde Patrice de Maistre, lui expliquant que tout cela ne pouvait se faire sans attirer l'attention de Tracfin, l'organisme anti-blanchiment de Bercy.

Finalement, Claire Thibout n'aura que de 50 000 euros. "J'ai mis dans une enveloppe la somme de 50 000 euros pour Mme Bettencourt. Il [M. de Maistre] m'a dit qu'il se débrouillerait du reste. Un peu plus tard, il a fait un commentaire, du style 'des fois ça sert d'avoir des comptes en Suisse'. C'était lui qui gérait les comptes de Mme Bettencourt à l'étranger…". Elle dit également : "J'ai été là au moment où j'ai remis à Mme Bettencourt une enveloppe qu'elle a remise à Patrice de Maistre".

Rétractation sur une date

Claire Thibout nie en revanche avoir parlé de la date du 26 mars 2007 à Mediapart. Selon elle, les faits ce sont déroulés en mars ou en avril 2007.

Libération écrit jeudi que les déclarations de l'ancienne comptable sur le retrait d'argent sont "en partie contredites par les carnets" recensant les dépenses de l'héritière de L'Oréal. Une information que le quotidien tire des dits carnets, qu'il s'est procuré et dont il publie des extraits.

Si les carnets de caisse confirment le retrait de 50.000 euros le 26 mars 2007, ils "ne confirment pas une remise d'espèces de 50.000 euros" à Liliane Bettencourt contrairement à ce qu'avait indiqué la comptable aux policiers, explique le quotidien

Une nouvelle audition

Claire Thibout est de nouveau entendue ce jeudi après-midi, à Paris, dans les locaux de la Direction des affaires économiques de la police judiciaire.

 Au terme de son audition, elle devrait être confrontée à Patrice de Maistre, qui nie catégoriquement les accusations de l'ex-comptable.

COMITE DE SOUTIEN à Roland Zor

COMITE DE SOUTIEN A ROLAND ZORZAN 

Roland ZORZAN, prés de 40 ans de mandat municipal au service de notre collectivité locale et des administrés pertuisiens, se voit traîné devant un juge d’instruction et mis en examen, à l’occasion de la plainte avec constitution de partie civile déposée par le maire de PERTUIS, pour insulte "Vous êtes un menteur" au cours d’ un débat ordinaire en conseil municipal, le 30 septembre 2009 .

Le débat politique, dans toute assemblée, est parfois âpre, mais l’utilité publique, l’intérêt général ne peuvent se satisfaire de marcher au pas.

Aujourd’hui, à PERTUIS, la démocratie et le droit d’expression de l’opposition municipale sont menacés et bafoués !

Le débat public dans notre ville mérite mieux que tout ce temps perdu et cette énergie dépensée en discussions de prétoire.

Nous appelons toute personne éprise de justice, de liberté, de démocratie à soutenir largement Roland ZORZAN.

Vous pouvez signer la pétition "Comité de Soutien à Roland Zorzan sur  

http://www.mesopinions.com/ http://www.mesopinions.com/Comite-de-soutien-a-Roland-Zorzan-petition-petitions-c9fbb9f082a9c2f52065d8279ce5c832.html"

 

Au 3 Juillet, 335 signatures; il faut poursuivre le soutien à Roland Zorzan, signez la pétition.

Recherche

Présentation

Archives

 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus