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    <title><![CDATA[vaucluse socialiste]]></title>
    <link>http://www.vaucluse-socialiste.com/</link>
    <description>le blog de militants socialistes </description>

        <language>fr</language>
    
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    <pubDate>Wed, 28 Jul 2010 13:00:12 +0200</pubDate>    <lastBuildDate>Wed, 28 Jul 2010 13:00:12 +0200</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2010 www.vaucluse-socialiste.com</copyright>            <category>Politique</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Le petit mot qui gène l'Elysée]]></title>
        <link>http://www.vaucluse-socialiste.com/article-le-petit-mot-qui-gene-l-elysee-54586595.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="background-color: #00ffff; font-size: 18pt;"><em>«Je vous ai soutenu pour votre élection avec plaisir, je continuerai à vous aider
    personnellement»</em></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;<span style="color: #000000;"><span style="color: #000000;">Et Dominique Gaspard de rapporter cette scène lourde de sous-entendus, à l'occasion d'une visite à Nicolas Sarkozy, à l'Elysée,
    en novembre 2008: «<em>Mme Liliane Bettencourt a appris aussi ce qu'elle a dit au président de la République quand elle est allée le voir. Je l'ai appris avec elle. Je me souviens qu'elle l'a
    appris, je me souviens que le mot commençait par des félicitations à M. Sarkozy dans sa manière de gérer la France:</em> “Je vous ai soutenu pour votre élection avec plaisir, je continuerai à
    vous aider personnellement, j'ai des problèmes graves avec ma fille qui peuvent avoir des conséquences pour L'Oréal et donc pour l'économie du pays.”»</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;">Elle poursuit: «<em>Je doute que Liliane Bettencourt ait pu répéter ce mot. Je sais que le mot débutait par:</em> “Je vous présente Patrice de Maistre qui est mon
    homme de confiance”. <em>Et la fin du mot laissait la parole à Patrice de Maistre. Je sais que Patrice de Maistre est retourné quinze jours après voir le président alors que Madame était à
    d'Arros. Je sais que le mot appris pour le rendez-vous avec le président de la République, c'est Patrice de Maistre qui l'avait ramené à Madame, il était tapé à la machine</em>.»</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><span style="color: #000000;">Ces déclarations font directement écho, quasiment mot pour mot, à celles faites, le 16 juillet, par <span style=
    "color: #ff0000;"><a title="Lire nos précédentes révélations" href="http://www.mediapart.fr/journal/france/210710/lex-comptable-des-bettencourt-persiste-et-signe-face-la-juge">Claire
    Thibout</a></span> devant Mme Prévost-Desprez. <em>«Quand Françoise Bettencourt a porté plainte, Patrice de Maistre lui a rédigé un mot qu'elle a appris par cœur pour le rendez-vous avec Nicolas
    Sarkozy président de la République,</em> avait expliqué l'ex-comptable des Bettencourt. <em>Je crois que ce mot disait qu'elle le félicitait pour son élection, qu'elle avait des ennuis avec sa
    fille, en précisant:</em> “Je vous ai toujours aidé et je vous aiderai toujours.” <em>Liliane Bettencourt était dans l'incapacité de dire cela spontanément de manière cohérente. Patrice de
    Maistre l'a accompagnée à ce rendez-vous. Sur ce mot elle ajoutait qu'elle lui demandait de régler le problème avec sa fille. J'ai vu ce mot qui traînait lui aussi avec tous les autres dans sa
    chambre.»</em></span></span>
  </p>
  <div class="media media-imagecache-300_pixels media-align-right" style="text-align: justify;">
    <strong><a class="lightbox-processed" rel="lightbox" href="http://www.mediapart.fr/files/Fabrice%20Arfi/SARKO.jpg" target="_blank"><img height="387" width="300" src=
    "http://www.mediapart.fr/files/imagecache/300_pixels/Fabrice%20Arfi/SARKO.jpg" class="imagecache imagecache-300_pixels"></a></strong>
  </div>
  <p>
    &nbsp;<span style="color: #000000;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="color: #000000;"><span style="color: #000000;"><span style="color: #000000;"><strong><span style=
    "color: #000000;"><strong><span style="color: #000000;"><strong><span style="color: #000000;"><strong><span style="color: #000000;"><strong><span style="color: #000000;"><span style=
    "color: #000000;"><span style="color: #000000;"><span style="color: #000000;"><span style="color: #000000;"><span style="color: #000000;">Madame avait perdu sa joie de
    vivre»</span></span></span></span></span></span></strong></span></strong></span></strong></span></strong></span></strong></span></span></span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #000000;"><span style="color: #000000;"><span style="color: #000000;"><span style="color: #000000;"><span style="color: #000000;"><span style=
    "color: #000000;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #000000;"><span style="color: #000000;"><span style="color: #000000;"><span style="color: #000000;"><span style=
    "color: #000000;"><span style="color: #000000;"><span style="color: #000000;">Pour le reste, Dominique Gaspard a longuement décrit l'état de santé de son ancienne patronne, et mis en cause
    l'artiste-dandy François-Marie Banier: «<em>Je me souviens qu'en 2003, M. François-Marie Banier avait recommandé à Madame un naturopathe-psychiatre, ce médecin l'a d'abord soignée avec des
    plantes pendant plusieurs mois et lui a prescrit ensuite des neuroleptiques alors qu'elle n'était pas dépressive. Madame était alors dans son lit hagarde, le matin. Elle avait vraiment changé,
    elle avait perdu sa joie de vivre</em>.»</span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    La santé de la milliardaire semble s'être brutalement dégradée en 2006. «<em>Madame était très très mal. Elle avait de graves problèmes d'équilibre et d'orientation</em> (...) <em>Il fallait
    qu'il y ait toujours quelqu'un à côté d'elle pour l'aider à marcher, à se diriger dans la maison. Elle n'avait même en 2008 aucune notion de l'endroit où elle se trouvait. Par exemple, quand elle
    devait aller dans la salle-à-manger, il fallait l'y conduire, de la même manière, quand elle regardait un film dans la bibliothèque attenante à sa salle de bains et à sa chambre, il fallait lui
    dire où était sa chambre sinon elle partait en sens inverse dans le couloir</em>.»
  </p>
  <p>
    La femme de chambre a sur ce point évoqué André Bettencourt, disparu en novembre 2007: «<em>A deux reprises, alors que Monsieur était mort depuis longtemps déjà, Madame m'a demandé d'aller le
    chercher pour descendre dîner. Je sais qu'elle continue de parler de lui comme s'il était vivant. Je ne sais pas comment on pourrait faire pour mettre à côté d'elle quelqu'un d'intègre pour la
    protéger, quelqu'un qui reste neutre et qui ne dise pas de mal de sa fille et de ses petits-enfants</em>.»&nbsp;&nbsp;
  </p>
  <div class="media media-imagecache-475_pixels media-align-none">
    <a class="lightbox-processed" title="M. Banier" rel="lightbox" href="http://www.mediapart.fr/files/Fabrice%20Arfi/BANIER.jpg" target="_blank"><img height="317" width="394" src=
    "http://www.mediapart.fr/files/imagecache/475_pixels/Fabrice%20Arfi/BANIER.jpg" alt="M. Banier" title="M. Banier" class="imagecache imagecache-475_pixels"></a>
    <div class="legend">
      <span style="font-size: 10pt;">M. Banier</span>
    </div>
  </div>
  <p>
    En décembre 2006, alors que Liliane Bettencourt séjourne avec M. Banier sur la désormais célèbre île d'Arros, la femme de chambre est témoin d'une scène qu'elle juge révélatrice. Alors qu'elle se
    préparait dans la salle de bains, Mme Bettencourt «<em>a pris un rouge-à-lèvres et François-Marie Banier lui a pris des mains et l'a jeté contre le mur en disant que ce n'était pas joli</em>
    (...) <em>Par la suite, chaque fois que Madame prenait un rouge-à-lèvres, il lui disait:</em> “C'est moche, ce n'est plus à la mode.”<em>»</em>.
  </p>
  <ol>
    <li>
      <strong>L'écrasante influence de François-Marie Banier</strong>
    </li>
  </ol>
  <p style="text-align: justify;">
    A en croire Dominique Gaspard, M. Banier exerçait une influence absolue sur la milliardaire. «<em>Madame</em> (lui) <em>demandait son avis sur tout. Je faisais même attention pour les vêtements
    que j'allais chercher pour lui faire choisir car quand François-Marie Banier était là, il intervenait</em>&nbsp;(...) <em>M. François-Marie Banier a aussi été consulté sur le successeur de M.
    Owen-Jones</em> (ancien patron de L'Oréal). <em>Il l'influençait sur le choix des tableaux, des livres.</em>»
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Et la femme de chambre de faire allusion aux chèques signés par Mme Bettencourt, dont certains en 2007 destinés à l'UMP voire à Nicolas Sarkozy lui-même, comme l'ont révélé les enregistrements
    clandestins: «<em>Je peux vous dire qu'en 2006 Madame était vraiment très mal. Elle n'a pas pu faire tout ce qu'elle aurait signé d'après la presse. Elle n'était pas capable de remplir des
    chèques, vu son état elle n'avait aucune notion du montant des chèques qu'elle faisait</em> (...) <em>Elle ne savait plus faire les additions les plus simples. Pour moi,</em> (concernant)
    <em>tout ce qu'elle a signé à l'époque, elle ne comprenait pas ce qu'elle faisait</em>.»
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Mme Gaspard a par ailleurs confirmé que M. Banier aurait formé le projet de se faire adopter par la milliardaire. Elle s'est souvenue, peu de temps après le décès d'André Bettencourt, avoir
    surpris une conversation dans la salle de bains. «<em>J</em> <em>'ai entendu François-Marie Banier dire à Liliane Bettencourt:</em> “Pour l'adoption, on fera une adoption simple, vous irez seule
    voir Me Normand (le notaire)<em>.</em>” <em>Il a ajouté ensuite:</em> “Si Françoise porte plainte elle ne pourra rien contre nous.”
  </p>
  <div class="titre" style="display: block;">
    <div class="field field-type-text field-field-titre-page-3">
      <div class="field-items">
        <div class="field-item odd">
          <strong>«Madame a réclamé sa fille auprès de plusieurs personnes de la maison»</strong>
        </div>
      </div>
    </div>
  </div>
  <p style="text-align: justify;">
    Selon Mme Gaspard, c'est contre la volonté de la vieille dame que celle-ci a été coupée de sa fille par son entourage. «<em>En novembre 2008</em>, s'est-elle souvenue, <em>je l'ai trouvée un
    matin très perturbée et angoissée, elle m'a dit:</em> “Après ce qu'ils m'ont fait hier soir, c'est quand même ma fille.<em>” Elle a vomi et est restée toute la matinée couchée. J'ai appris par
    Catherine, la secrétaire, que Madame était allée dîner la veille chez François-Marie Banier et qu'ils y étaient allés un peu fort la veille</em> (...) <em>En 2008, je peux vous dire que Madame a
    réclamé sa fille et cela auprès de plusieurs personnes de la maison, pas qu'à moi. Je me souviens qu'en novembre 2008 il y a eu un rendez-vous L'Oréal auquel assistaient Monsieur et Madame Meyers
    et quand elle est remontée dans sa chambre elle m'a dit toute souriante avec les yeux pétillants:</em> “Et puis merde, j'ai reparlé à ma fille.”»
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Questionnée sur le fait de savoir si elle a été incitée financièrement par Françoise Meyers-Bettencourt à témoigner, l'ancienne femme de chambre s'est offusquée: «<em>Je n'ai rien reçu, jamais je
    n'aurais fait ça. Dans le cadre de mon licenciement, j'ai perçu trois mois de salaire, soit mes indemnités de licenciement. Je suis allée aux prud'hommes concernant mes conditions de licenciement
    et je suis en appel actuellement. Je n'ai toujours pas retrouvé de travail depuis mon licenciement</em>.»
  </p>
  <ol>
    <li>
      <strong>Les révélations de l'infirmière</strong>
    </li>
  </ol>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <div class="media media-imagecache-300_pixels media-align-right">
    <a class="lightbox-processed" title="Mme Prévost-Desprez" rel="lightbox" href="http://www.mediapart.fr/files/Fabrice%20Arfi/PREVOST-DESPREZ.png" target="_blank"><img src=
    "http://www.mediapart.fr/files/imagecache/300_pixels/Fabrice%20Arfi/PREVOST-DESPREZ.png" alt="Mme Prévost-Desprez" title="Mme Prévost-Desprez" class="imagecache imagecache-300_pixels"></a>
    <div class="legend">
      <span style="font-size: 10pt;">Mme Prévost-Desprez<span class="copyright">©</span></span>
    </div>
  </div>
  <p style="text-align: justify;">
    La juge Prévost-Desprez avait recueilli la veille, jeudi 22 juillet, un autre témoignage embarrassant pour François-Marie Banier, émanant cette fois de l'ancienne infirmière de Liliane
    Bettencourt, Henriette Youpatchou, qui a été au service de l'héritière de L'Oréal entre septembre 2006 et juillet 2007. Le récit qu'elle a livré à la magistrate est très détaillé sur l'emprise
    morale exercée, selon elle, par le photographe sur la milliardaire, alors particulièrement faible sur un plan physique et psychologique.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Mme Youpatchou, 49 ans, a affirmé avoir pris ses fonctions à la suite d'une hospitalisation de Liliane Bettencourt pour déshydratation à l'Hôpital américain de Paris. Revendiquant un <em>«contact
    très agréable»</em> avec la milliardaire, son ancienne infirmière a assuré avoir <em>«trouvé une patiente désorientée dans le temps et dans l'espace, déshydratée et confuse».</em>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Un état de santé qui ne s'est pas amélioré par la suite, d'après elle. <em>«En fait, sur une journée, les périodes de confusion alternaient avec des moments de cohérence, c'était en dents de
    scie»,</em> a expliqué l'ex-employée à la juge, qui a, elle aussi, parlé de ces moments où il <em>«fallait lui écrire et la faire répéter</em> (...) <em>avant les grands rendez-vous».</em>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Mme Youpatchou a également évoqué une vieille dame qui <em>«somatisait beaucoup avec des douleurs imaginaires»</em>, allant jusqu'à décrire une scène surréaliste, digne d'une farce médicale:
    <em>«Elle était hypocondriaque avec le besoin d'avoir beaucoup de médicaments, ce que son entourage entretenait. Le docteur R. lui apportait de nombreuses boîtes de médicaments homéopathiques, il
    faisait fonctionner un pendule au-dessus des médicaments en disant c'était bon pour elle et si les médicaments ne marchaient pas il revenait avec les mêmes en faisant dire au pendule que ça
    n'était pas bon.»</em>
  </p>
  <div class="titre" style="display: block;">
    <div class="field field-type-text field-field-titre-page-4">
      <div class="field-items">
        <div class="field-item odd">
          <strong>«Il me demande trop d'argent, ce n'est plus possible</strong>»
        </div>
      </div>
    </div>
  </div>
  <p style="text-align: justify;">
    Pour l'infirmière, qui avait déjà témoigné devant la brigade financière il y a un an et demi, <em>«à la base, la mère et la fille s'adorent, vraiment, ce n'est pas de la comédie».</em> Très
    sévère à l'endroit de François-Marie Banier, auquel elle ne voue manifestement aucune estime, elle lâche dans une phrase qui claque comme un soufflet: <em>«Ce que j'ai vu, c'est que
    François-Marie Banier a détruit cette famille.»</em>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <div class="media media-imagecache-475_pixels media-align-none">
    <a class="lightbox-processed" title="Liliane Bettencourt" rel="lightbox" href="http://www.mediapart.fr/files/Fabrice%20Arfi/LILIANE-FR3.png" target="_blank"><img src=
    "http://www.mediapart.fr/files/imagecache/475_pixels/Fabrice%20Arfi/LILIANE-FR3.png" alt="Liliane Bettencourt" title="Liliane Bettencourt" class="imagecache imagecache-475_pixels"></a>
    <div class="legend">
      <span style="font-size: 10pt;">Liliane Bettencourt<span class="copyright">©</span></span>
    </div>
  </div>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    C'est ainsi que Mme Youpatchou fait le récit d'une mise à l'écart de Françoise Meyers-Bettencourt au sein de la maison de sa mère. <em>«Un jour, Liliane Bettencourt m'a dit en pleurant:</em>
    “Pourquoi ma fille ne m'aime pas, elle est sortie de mes entrailles.” (...) <em>On a raconté à Liliane Bettencourt des horreurs sur sa fille pour l'empêcher de la voir. Il y avait toujours un
    prétexte pour dire à Françoise Meyers-Bettencourt qu'elle ne pouvait pas voir sa mère et donc elle allait voir son père qui avait plus de discernement et avec lequel elle pouvait parler</em>
    (...) <em>Françoise Meyers-Bettencourt était mise à l'écart.»</em>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Le principal responsable de cette éviction filiale fut, selon l'ex-infirmière, François-Marie Banier pour lequel Liliane Bettencourt cultivait <em>«un mélange de peur et d'admiration».</em> Face
    au juge, Mme Youpatchou ajoute: <em>«Pour François-Marie Banier, j'étais aussi devenue très gênante car j'étais au courant de tout. Liliane Bettencourt me parlait beaucoup.»</em> C'est d'ailleurs
    au protégé de la milliardaire, décrit comme une sorte d'étoile noire, que l'infirmière impute sa mise à l'écart moins d'un an après son arrivée.
  </p>
  <ol style="text-align: justify;">
    <li>
      <strong>Scènes de vies et dépendances</strong>
    </li>
  </ol>
  <p style="text-align: justify;">
    Intarissable, elle raconte à la juge Prévost-Desprez la même anecdote saisissante que celle rapportée par Mme Gaspard, datée de décembre 2006, au soir du réveillon de Noël, sur l'île d'Arros, aux
    Seychelles. Alors qu'elle se rend pour la messe à la chapelle qu'André Bettencourt a fait construire sur ce petit coin de paradis (inconnu du fisc français), l'infirmière est approchée par la
    femme de chambre de Mme Bettencourt.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Elle décrit ainsi la scène: <em>«Mme Gaspard m'a expliqué que François-Marie Banier avait fait une scène à Liliane Bettencourt, qu'il avait crié en lui disant que son rouge-à-lèvres était moche
    en jetant le rouge-à-lèvres par terre. Pendant que Mme Gaspard me racontait ça, Madame a eu un malaise vagal. Nous sommes donc rentrés, on l'a soignée. Madame n'a pas pu dormir de toute la nuit,
    elle répétait sans cesse:</em> “Il me demande trop d'argent, ce n'est plus possible.”<em>»</em>
  </p>
  <div class="titre" style="display: block;">
    <div class="field field-type-text field-field-titre-page-5">
      <div class="field-items">
        <div class="field-item odd">
          <em><strong><span style="font-size: 12pt;">«Je l’ai trouvée affaiblie et mal habillée»</span></strong></em>
        </div>
      </div>
    </div>
  </div>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <div class="media media-imagecache-225_pixels media-align-right">
    <a class="lightbox-processed" title="André Bettencourt" rel="lightbox" href="http://www.mediapart.fr/files/Fabrice%20Arfi/DEDE.jpg" target="_blank"><img height="270" width="225" src=
    "http://www.mediapart.fr/files/imagecache/225_pixels/Fabrice%20Arfi/DEDE.jpg" alt="André Bettencourt" title="André Bettencourt" class="imagecache imagecache-225_pixels"></a>
    <div class="legend">
      André Bettencourt<span class="copyright">©</span>
    </div>
  </div>
  <p style="text-align: justify;">
    Dans le cabinet de la juge, l'ex-infirmière décrit aussi M. Banier comme un être capricieux et irascible. Ainsi cette scène, non datée, durant laquelle elle dépeint l'artiste <em>«en furie»,</em>
    vociférant contre un André Bettencourt qui <em>«était trop couvé par sa fille»</em>, selon lui. <em>«Quand François-Marie Banier venait, il insultait à haute voix André Bettencourt qui pouvait
    l'entendre en disait par exemple à Liliane Bettencourt:</em> “Elle est toujours là cette vieille chose<em>”</em>», a également confié Mme Youpatchou<em>.</em>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <em>&nbsp;</em>
  </p>
  <p>
    Autre anecdote, datée de juin 2007. L'infirmière assure avoir profité d'un voyage de François-Marie Banier à Moscou pour emmener <em>«au culot»</em> Liliane Bettencourt faire une IRM, prescrite
    par un médecin mais à laquelle le photographe se serait opposé violemment. «<em>Il disait à Liliane Bettencourt que sa fille voulait ainsi trouver une tumeur au cerveau pour la déposséder de
    L'Oréal»,</em> a expliqué Henriette Youpatchou.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Elle se souvient aussi de cette scène, après un dîner avec M. Banier, durant laquelle Liliane Bettencourt serait venue lui montrer son chéquier pour lui demander si le chèque qu'elle venait de
    signer représentait beaucoup d'argent. <em>«C'était un chèque de 183 millions d'euros. Je lui ai dit que pour moi, c'était beaucoup d'argent évidemment, que je ne voyais ça que dans les
    livres»,</em> s'est étranglée l'employée.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    La raison&nbsp;d'un tel chèque? <em>«Je me souviens que François-Marie Banier lui avait dit qu'il fallait transférer rapidement des fonds de la fondation actuelle vers la Tour
    Liliane-Bettencourt. Je me souviens que lors de cette conversation téléphonique que j'avais prise pour Liliane Bettencourt, qui avait besoin d'un intermédiaire, François-Marie Banier avait dit
    que c'était Martin d'Orgeval</em> (un proche du photographe, NDLR) <em>qui avait eu le génie de trouver le nom de la Tour Liliane Bettencourt et qu'il méritait un gros cadeau pour ça.»</em>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Déroulant ainsi les scènes de vie défavorables à François-Marie Banier, Henriette Youpatchou confie à la juge être allée entretenir André Bettencourt de ce dont elle était témoin.
  </p>
  <p>
    En vain. Elle raconte: <em>«En voyant tout cela, on ne pouvait pas rester sans rien faire. Je suis allée tout expliquer à André Bettencourt qui était très affaibli</em> (...)<em>. Les larmes aux
    yeux, il m'a dit que</em> “je ne ferai rien contre ma femme le peu de temps qu'il me reste à vivre”<em>».</em>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Interrogé par la juge sur les récentes interviews télévisées de Liliane Bettencourt (sur TF1 et France 3), Mme Youpatchou a donné son impression: <em>«Je l'ai trouvée inquiète et à bout de
    forces. Je l'ai trouvée affaiblie et mal habillée. Jamais elle ne se serait habillée ainsi seule avec ce bleu turquoise et une tenue qui n'était pas assortie».</em> Dominique Gaspard avait
    éprouvé exactement le même sentiment.
  </p>
  <p>
    &nbsp;<em>«Pour la première interview sur TF1, je lui ai trouvé le regard éteint. Elle devait avoir peur. Sur France 3, c'était la même chose, elle avait ce regard éteint, elle semblait
    perdue»,</em> a-t-elle confié à la juge.
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 28 Jul 2010 12:24:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.vaucluse-socialiste.com/article-le-petit-mot-qui-gene-l-elysee-54586595.html</guid>
                <category>Bettencourt</category>        <comments>http://www.vaucluse-socialiste.com/article-le-petit-mot-qui-gene-l-elysee-54586595-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Sarkozy met encore la charrue avant les boeufs !]]></title>
        <link>http://www.vaucluse-socialiste.com/article-sarkozy-met-encore-la-charrue-avant-les-boeufs-54531867.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="background-color: #33cccc; color: #000000; font-size: 18pt;"><strong><span style="font-size: 18pt;">Navires russes de Saint Nazaire : Sarkozy met encore la charrue avant les boeufs
    !</span></strong></span>
  </p>
  <h4 class="resume">
    <span style="background-color: #ffffff; color: #000000; font-size: 10pt;">Le 24 juillet, Nicolas Sarkozy annonçait au personnel des chantiers navals de l'atlantique : " Avec nos amis russes, vous
    allez fabriquer les deux BPC. ... / ... la décision de le faire, elle, est certaine " Or, une fois de plus, il semble que l'Elysée ait confondu contrat et ... communication</span>
  </h4>
  <div style="text-align: left;">
    <div class="clear para_1093042 resize"></div>
    <div style="margin-top: 10px;">
      <div class="photo bottom">
        <img height="288" width="427" src="http://www.marianne2.fr/SlovarMarianne/photo/922822-1093042.jpg?v=1280143285" alt=
        "Navires russes de Saint Nazaire : Sarkozy met encore la charrue avant les boeufs !" title="Navires russes de Saint Nazaire : Sarkozy met encore la charrue avant les boeufs !">&nbsp;
      </div>
      <div class="photo bottom">
        <div class="clear para_1093043 resize">
          <div class="texte">
            <div class="access" style="text-align: justify;">
              <span style="background-color: #ffffff; color: #000000; font-size: 10pt;"><strong>Ces bateaux dont : " <span style="font-style: italic;">la décision de le faire, elle, est
              certaine</span>" vont-il rejoindre les Rafales "brésiliens" de Dassault ?</strong><br>
              <br>
              Rafales que le <strong><a class="liens" href="http://www.impots-utiles.com/sarkozy-vend-36-rafales-au-bresil.php">Nouvel Obs</a></strong> présentaient comme un brillant succès du
              Président ? : " <span style="font-style: italic;">Le Brésil a annoncé lundi 7 septembre au soir, à l'occasion d'une visite du président français, sa décision de principe d'acquérir 36
              avions de combat français Rafale, qui remporte ainsi son premier succès à l'exportation en échange de larges transferts de technologie ... / ... Ce succès, indécis jusqu'à la dernière
              minute, va permettre au président Sarkozy de regagner Paris la hotte pleine, après une visite d'Etat éclair chez son "ami" Luiz Inacio Lula da Silva</span> ... / ... "<br>
              <br>
              En fait de hotte, on apprenait le 23 juillet, par <strong><a class="liens" href=
              "http://www.latribune.fr/entreprises/industrie/aeronautique-defense/20100723trib000533101/exclusif-paris-tente-de-propulser-le-rafale-en-libye.html">La Tribune</a></strong>, que : " ...
              / ... <span style="font-style: italic;">au Brésil, il semble de plus en plus probable qu'il n'y aura pas d'annonce avant l'élection présidentielle du 3 octobre, la candidate du Parti
              des travailleurs Dilma Rousseff ne voulant pas voir sa campagne polluée par le Rafale</span> "<br>
              <br>
              Oui, bon, diront certains, mais cette fois-ci le Président pouvait être formel sur la commande russe, ce qui l'amenait, d'ailleurs à lancer aux salariés des Chantiers de l'atlantique :
              " <span style="font-style: italic;"><span style="font-weight: bold;">Je n'accepterai pas de transfert de technologie ailleurs</span> et pas de délocalisation</span>"</span>
            </div>
          </div>
        </div>
        <div class="clear para_1093044 resize"></div>
        <div class="clear para_1093045 resize">
          <div class="texte">
            <div class="access" style="text-align: justify;">
              <div style="text-align: justify;">
                <span style="font-size: 10pt;">Nous leur ferons simplement remarquer que dès le lendemain de son discours à Saint Nazaire, on apprenait que les certitudes de la veille avaient du
                "plomb dans l'aile.</span>
              </div>
              <div style="text-align: justify;">
                <span style="font-size: 10pt;">En effet, on pouvait lire dans Le POINT : " <span style="font-style: italic;"><span style="font-weight: bold;">La Russie maintient son exigence d'un
                transfert de technologie</span> avant d'acquérir des navires français de type Mistral, a prévenu, samedi, le commandant en chef de la marine russe, l'amiral Vladimir Vissotski, faute
                de quoi le marché n'aboutira pas</span> "</span>
              </div>
            </div>
            <div class="access" style="text-align: justify;">
              <span style="font-size: 10pt;">Et il semble bien que cette exigence ne soit pas négociable puisque le le commandant en chef de la marine russe ajoute : " <span style=
              "font-style: italic;"><span style="font-weight: bold;">Ce qui est important ici, c'est que nous obtenions la possibilité d'un transfert de technologies-clés, fondamentales (...) pas
              seulement en matière de construction navale, mais dans d'autres domaines</span>", a déclaré l'amiral Vissotski à la radio Écho de Moscou. ... / ... Si cela ne se produit pas, alors il
              n'y a aucune raison d'aller de l'avant</span> " - Source <strong><a class="liens" href=
              "http://www.lepoint.fr/economie/vente-des-mistral-moscou-exige-un-transfert-de-technologie-complet-24-07-2010-1218369_28.php">Le Point</a></strong></span><br>
              <span style="font-size: 10pt;">N'oublions pas que : " <span style="font-style: italic;">le président Sarkozy avait déclaré que les bâtiments seraient vendus à la Russie sans
              électronique et sans armement</span>." alors que "nos amis russes" affirment : " <span style="font-style: italic;">Nous n’achèterons ce navire que sous forme intégralement équipée, avec
              l’ensemble des commandes, des instruments de navigation et des armements</span>" - Source <strong><span style="color: #ff0000;"><a class="liens" href=
              "http://www.leparisien.fr/economie/la-russie-exige-que-les-mistral-soient-armes-25-07-2010-1011831.php">Le Parisien</a></span></strong></span><br>
              <span style="font-size: 10pt;">Ce qui pose un sérieux problème d'avenir à ces chantiers navals. Car, le transfert technologique, en la matière, n'est ni plus ni moins que la passation
              de savoir faire à un pays qui deviendra à terme un concurrents sur vos propres marché, à l'instar des <strong><span style="color: #ff0000;"><a href=
              "http://www.airbus.com/en/presscentre/pressreleases/press-release/?tx_ttnews[cat]=152&amp;tx_ttnews[pS]=1241128800&amp;tx_ttnews[pL]=2678399&amp;tx_ttnews[arc]=1&amp;tx_ttnews[tt_news]=1904&amp;tx_ttnews[backPid]=1683&amp;cHash=19cc52b3e8">
              Airbus A320 assemblés en Chine</a></span></strong></span><br>
              <span style="font-size: 10pt;">Ce qui pose également un problème au niveau diplomatique. En effet, plusieurs pays membres de l'OTAN dont les USA réprouvent cette vente et indiquent que
              : " <span style="font-style: italic;">Une telle vente de matériel de défense à la Russie constituerait aussi une première pour un pays de l'Otan</span>" - Source <strong><a class=
              "liens" href="http://www.lepoint.fr/economie/vente-des-mistral-moscou-exige-un-transfert-de-technologie-complet-24-07-2010-1218369_28.php">Le Point</a></strong></span><br>
              <span style="font-size: 10pt;">En clair : Comment transférer le savoir faire français et se faire de nouveaux amis dans la communauté internationale ...</span><br>
              <span style="font-size: 10pt;">Ces problèmes relativisent fortement le morceau de bravoure du discours prononcé devant les salariés des chantiers de l'atlantique sur la vision de la
              France industrielle de Nicolas Sarkozy : " <span style="font-style: italic;">On est plus un grand pays si on ne sait pas fabriquer des avions, des voitures, des trains et des bâteaux.
              des décénies pour accumuler le savoir faire que vous et vos collègues représentez ici. Si on ferme un chantier la mémoire industrielle, la mémoire, le savoir faire ouvrier c'est
              mort</span> ... / ... "</span>
            </div>
            <div class="access" style="text-align: justify;">
              <span style="font-size: 10pt;"><strong>Oui, mais comme l'a dit le Chef de l'Etat, il y a aussi les trains.</strong></span><br>
              <span style="font-size: 10pt;">Il aurait pu indiquer que : " <span style="font-style: italic;">Eurostar, filiale de la SNCF ... / ... pourrait ne pas faire appel à son fournisseur de
              matériel roulant habituel, Alstom, mais à son concurrent allemand Siemens. Plusieurs cadres de la SNCF et d'Eurostar contactés par Le Figaro ont confirmé le grand intérêt pour les
              trains de Siemens</span>... / ... " - Source <strong><a class="liens" href=
              "http://www.lefigaro.fr/societes/2010/07/21/04015-20100721ARTFIG00558-eurostar-pourrait-acheter-des-tgv-siemens.php">Le Figaro</a></strong></span><br>
              <span style="font-size: 10pt;">Quant aux voitures, il n'y a pas vraiment à pavoiser puisque : "<span style="font-style: italic;">Selon le comité des constructeurs français
              d'automobiles, Renault et PSA ont fabriqué 31 % de leurs véhicules en France en 2009. Soit 690 000 voitures au premier semestre 2009, contre 1,54 million au premier semestre 2005</span>
              ... / ... " - Source <strong><a class="liens" href="http://www.humanite.fr/Quand-PSA-et-Renault-font-route-hors-de-France">L'Humanité</a></strong></span><br>
              <span style="font-size: 10pt;">Mais, français rassurez-vous car, celui qui déclarait : "<span style="font-style: italic; font-weight: bold;">J'aime les usines, c'est mon truc</span>" et
              qui indiquait dans ses Promesses (Source <strong><a class="liens" href="http://archives.u-m-p.org/propositions/index.php?id=05_industrie">Mon Projet</a></strong> ) de 2007 : " ... /
              ...</span>
            </div>
            <div class="access" style="text-align: justify;">
              <span style="font-size: 10pt;"><span style="font-style: italic;">Je propose que soit mise en œuvre une politique de filières qui permette à la France d’exploiter ses atouts et de tirer
              le meilleur parti de ses avances technologiques et de son image de marque dans le nucléaire, le ferroviaire, l’espace, l’automobile, la santé, l’agro-alimentaire, le tourisme ou le
              luxe, ou encore dans les technologies propres où la France est en mesure, si elle s’en donne les moyens, de prendre un avantage décisif</span> ... / ...</span>
            </div>
            <div class="access" style="text-align: justify;">
              <span style="font-size: 10pt;">" <strong>A certainement d'autres contrats ... communication à vous annoncer dans les mois à venir ...</strong></span>
            </div>
          </div>
        </div>
      </div>
    </div>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Tue, 27 Jul 2010 11:55:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.vaucluse-socialiste.com/article-sarkozy-met-encore-la-charrue-avant-les-boeufs-54531867.html</guid>
                <category>La Com politique</category>        <comments>http://www.vaucluse-socialiste.com/article-sarkozy-met-encore-la-charrue-avant-les-boeufs-54531867-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[77,7 Milliards d'Impôts en moins !!!!!]]></title>
        <link>http://www.vaucluse-socialiste.com/article-77-7-milliards-d-impots-en-moins-54475402.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="background-color: #ffffff; color: #000000; font-size: 10pt;"><strong><span style="background-color: #ffff00; color: #000000; font-size: 18pt;">Ces dix années de cadeaux
    fiscaux qui ont ruiné la France</span></strong></span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="background-color: #ffffff; color: #000000; font-size: 10pt;">Un tour de bonneteau. Sinon une arnaque&nbsp;!... Les termes peuvent sembler outranciers sinon populistes. Et
    pourtant, ils viennent immanquablement à l'esprit. Car depuis de longs mois, Nicolas Sarkozy et, derrière lui, tout le gouvernement s'appliquent à convaincre l'opinion que les mesures d'économies
    drastiques qui se profilent dans le cadre du projet de loi de finances pour 2011 sont l'inévitable contrepartie de la crise économique.</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="background-color: #ffffff; color: #000000; font-size: 10pt;">Mais en réalité, si les finances publiques françaises sont en si piteux état, c'est d'abord parce qu'elles ont été
    ruinées par la politique de baisse des impôts conduite depuis dix ans.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="background-color: #ffffff; color: #000000; font-size: 10pt;">C'est ce qu'établissent très clairement trois rapports publics publiés ces derniers mois: sans cette avalanche de cadeaux
    fiscaux au profit des plus riches, les moins favorisés ne seraient pas aujourd'hui menacés par ce plan d'austérité.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="background-color: #ffffff; color: #000000; font-size: 10pt;">En bref, la crise a bon dos. Car si la France n'avait pas participé à cette course effrénée au moins-disant fiscal, elle
    aurait certes été prise dans les turbulences de cette crise sans précédent, mais ses finances publiques auraient été largement assez prospères pour traverser cette tempête.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="background-color: #ffffff; color: #000000; font-size: 10pt;">Ce constat iconoclaste est passé pour l'heure presque inaperçu parce qu'il ne figure pas en introduction ni en conclusion
    de l'un ou l'autre de ces trois rapports publics.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Il transparaît juste au détour de certaines pages. Mais les indications données et les chiffres cités sont si éloquents qu'ils retiennent l'attention: sans cette course folle aux baisses
    d'impôts, qui s'est accélérée au cours de ces dix dernières années, la France serait dans une situation financière tout à fait confortable, même à la sortie de cette crise économique historique.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Compte tenu de ses auteurs, qui sont Jean-Philippe Cotis, l'actuel directeur général de l'Insee, et son prédécesseur, Paul Champsaur, le premier de ces documents est au-dessus de tout soupçon.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Il s'agit du «<em>Rapport sur la situation des finances publiques</em>» qui a été rendu public le 20 mai, en ouverture de la Conférence sur les déficits qui s'est tenue à l'Elysée et que l'on
    peut consulter ci-dessous. A l'époque, déjà, le chef de l'Etat et le premier ministre tendaient à accréditer l'idée auprès de l'opinion que la France vivait au-dessus de ses moyens et que des
    coupes claires dans les dépenses de l'Etat étaient une priorité absolue de la politique économique.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Dans le même mouvement, le chef de l'Etat a mille fois répété qu'il ne fallait pas compter sur lui pour relever les impôts.
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;&nbsp;&nbsp;<br>
    RAPPORT&nbsp;<br>
    SUR LA SITUATION DES FINANCES PUBLIQUES&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br>
    &nbsp;<br>
    par Paul CHAMPSAUR et Jean-Philippe COTI
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    En clair, voici l'alpha et l'oméga de la politique économique sarkozyste: taillons dans les dépenses de l'Etat, et même à la hache s'il le faut, mais ne remettons pas en cause les baisses
    d'impôts!
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><strong>Cliquer sur ce document pour l'agrandir</strong></span>
  </p>
  <div class="media media-imagecache-300_pixels media-align-left">
    <a class="lightbox-processed" rel="lightbox" href="http://www.mediapart.fr/files/Laurent%20Mauduit/Image_44.png" target="_blank"><img height="206" width="481" src=
    "http://www.mediapart.fr/files/imagecache/300_pixels/Laurent%20Mauduit/Image_44.png" class="imagecache imagecache-300_pixels"></a>
  </div>
  <div class="media media-imagecache-300_pixels media-align-left">
    <a class="lightbox-processed" rel="lightbox" href="http://www.mediapart.fr/files/Laurent%20Mauduit/Image_55.png" target="_blank"><img height="207" width="479" src=
    "http://www.mediapart.fr/files/imagecache/300_pixels/Laurent%20Mauduit/Image_55.png" class="imagecache imagecache-300_pixels"></a>
  </div>
  <p style="text-align: justify;">
    «Depuis 1999, l'ensemble des mesures nouvelles prises en matière de prélèvements obligatoires ont ainsi réduit les recettes publiques de près de 3 points de PIB: une première fois entre 1999 et
    2002; une deuxième fois entre 2006 et 2008. Si la législation était restée celle de 1999, le taux de prélèvements obligatoires serait passé de 44,3 % en 1999 à 45,3 % en 2008. En pratique, après
    réduction des prélèvements, ce taux a été ramené à 42,5 %.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;À titre d'illustration, en l'absence de baisses de prélèvements, la dette publique serait environ 20 points de PIB plus faible aujourd'hui qu'elle ne l'est en réalité générant ainsi une
    économie annuelle de charges d'intérêt de 0,5 point de PIB.
  </p>
  <div class="titre" style="display: block;">
    <div class="field field-type-text field-field-titre-page-2">
      <div class="field-items">
        <div class="field-item odd">
          <strong>Une perte de recettes de près de 120 milliards en dix ans</strong>
        </div>
      </div>
    </div>
  </div>
  <p style="text-align: justify;">
    Le rapport n'en dit pas plus... Mais le chiffre, qui n'est jamais cité par un ministre ou un membre de la majorité, laisse pantois: la dette publique serait donc de 20 points de PIB inférieure à
    ce qu'elle est aujourd'hui sans ces baisses d'impôts décidées depuis dix ans.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Le chiffre mérite un temps de réflexion. 20 points de PIB en moins! Autrement dit – et ce sont des experts qui travaillent pour le gouvernement qui le suggèrent –, la France, malgré la crise,
    serait presque encore en conformité avec les sacro-saints critères de Maastricht si ces baisses d'impôts n'étaient pas intervenues, et notamment le critère européen qui fait obligation à ce que
    la dette d'un Etat ne dépasse pas 60% de sa richesse nationale.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Concrètement, sans ces baisses d'impôts, la France aurait certes crevé ce plafond, mais dans des proportions raisonnables. Juste un chouïa...
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Parlons clair! Lorsque nous avons relevé cette évaluation des baisses d'impôts conduites durant ces dix dernières années dans le rapport Cotis-Champsaur, nous sommes restés sur notre faim.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Car, à plusieurs reprises, dans des analyses pour Mediapart, nous avions nous-mêmes tenté de donner la mesure de cette course au moins d'impôts, avec sa contrepartie, l'Etat-pauvre. Mais comment
    donner une évaluation fiable des baisses décidées année après année? Selon quels critères?
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Pour une fois qu'une évaluation académique était fournie, digne de foi, nous l'avons donc accueillie avec plaisir. Tout en regrettant que le même rapport ne s'y attarde pas plus longuement. Et
    parvienne même à conclure à l'inverse que l'absolue priorité était de poursuivre dans la voie de la réduction de la dépense publique.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    En clair, dans la voie de l'austérité.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Mais visiblement ce premier rapport public a levé un tabou. Car, dans la foulée, un autre a été publié, en prévision du traditionnel Débat d'orientation budgétaire (DOB) qui s'est tenu le 6
    juillet dernier à l'Assemblée nationale.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Portant la signature de Gille Carrez, le rapporteur général (UMP) de l'Assemblée nationale, ce document présente lui aussi toutes les garanties de sérieux. Issu de la droite, l'expert est
    respecté dans son camp, mais tout autant à gauche.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Or, ce deuxième «<em>Rapport d'information</em>», que l'on peut consulter ci-dessous, reprend, en le détaillant longuement, ce constat juste évoqué dans le premier rapport. Un constat qui met en
    évidence l'extrême danger qu'a fait courir aux finances publiques cette course au moins d'impôts.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    <strong>N° 2689<br>
    ——&nbsp;<br>
    &nbsp;<br>
    &nbsp;<br>
    ASSEMBLÉE NATIONALE<br>
    CONSTITUTION DU 4 OCTOBRE 1958<br>
    TREIZIÈME LÉGISLATURE<br>
    &nbsp;<br>
    &nbsp;<br>
    Enregistré à la Présidence de l'Assemblée nationale le 30 juin 2010.&nbsp;<br>
    &nbsp;<br>
    &nbsp;&nbsp;<br>
    &nbsp;RAPPORT D’INFORMATION&nbsp;<br>
    &nbsp;<br>
    DÉPOSÉ<br>
    &nbsp;<br>
    en application de l’article 145 du Règlement<br>
    &nbsp;<br>
    &nbsp;<br>
    PAR LA COMMISSION DES FINANCES, DE L’ÉCONOMIE GÉNÉRALE ET DU CONTRÔLE BUDGÉTAIRE<br>
    préalable au débat d’orientation des finances publiques&nbsp;&nbsp;<br>
    &nbsp;<br>
    ET PRÉSENTÉ<br>
    &nbsp;<br>
    PAR M. GILLES CARREZ,&nbsp;<br>
    &nbsp;Rapporteur général,<br>
    Député.<br></strong>
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp; <span style="font-size: 12pt;"><strong>Cliquer sur ce document pour l'agrandir</strong></span>
  </p>
  <div class="media media-imagecache-300_pixels media-align-left">
    <a class="lightbox-processed" rel="lightbox" href="http://www.mediapart.fr/files/Laurent%20Mauduit/Image_66.png" target="_blank"><img height="223" width="458" src=
    "http://www.mediapart.fr/files/imagecache/300_pixels/Laurent%20Mauduit/Image_66.png" class="imagecache imagecache-300_pixels"></a>
  </div>
  <p style="text-align: justify;">
    Au total, ce rapport fait ainsi ce constat (à la page 7): <em>«Entre 2000 et 2009, le budget général de l'Etat aurait perdu entre 101,2</em> – <em>5,3 % de PIB</em> – <em>et 119,3 milliards
    d'euros</em> – <em>6,2 % de PIB</em> – <em>de recettes fiscales, environ les deux tiers étant dus au coût net des mesures nouvelles</em> – <em>les «baisses d'impôts»</em> – <em>et le tiers
    restant à des transferts de recettes aux autres administrations publiques</em> – <em>sécurité sociale et collectivités territoriales principalement.</em>»
  </p>
  <div class="titre" style="display: block;">
    <div class="field field-type-text field-field-titre-page-3">
      <div class="field-items">
        <div class="field-item odd">
          <strong><span style="font-size: 12pt;">77,7 milliards de baisse d'impôts</span></strong>
        </div>
      </div>
    </div>
  </div>
  <p style="text-align: justify;">
    Cette évaluation, qui recoupe celle du rapport Cotis-Champsaur, vient confirmer ce que personne ne veut aujourd'hui admettre: la France serait, malgré la crise, presque dans les clous de
    Maastricht, ou peut-être même totalement, si ces baisses d'impôts inconsidérées n'étaient pas intervenues.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Les chiffres sont là, incontestables! L'objectif du programme français de stabilité, transmis à Bruxelles, est de réduire les déficits publics de –8% du produit intérieur brut (PIB) en 2010 à –6%
    en 2011, puis –4,6% en 2012 et enfin –3% en 2013. Or, selon le rapport Carrez, sans les baisses d'impôts, les déficits publics de 2010 seraient seulement de... 1,8%!
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Respectant ses engagements européens, la France ferait figure de bon élève de la zone euro et n'aurait pas à envisager un plan d'austérité.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
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  </p>
  <div class="media media-imagecache-300_pixels media-align-left">
    <a class="lightbox-processed" rel="lightbox" href="http://www.mediapart.fr/files/Laurent%20Mauduit/Image_77.png" target="_blank"><img height="222" width="418" src=
    "http://www.mediapart.fr/files/imagecache/300_pixels/Laurent%20Mauduit/Image_77.png" class="imagecache imagecache-300_pixels"></a>
  </div>
  <p style="text-align: justify;">
    Mais l'intérêt de ce rapport écrit (avec un indéniable courage pour un membre de la majorité UMP) par Gilles Carrez, c'est qu'il s'applique aussi à évaluer qui ont été les principaux
    bénéficiaires de ces 77,7 milliards d'euros de baisses d'impôts depuis dix ans.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Et là encore, la réponse est très éclairante. S'appuyant sur le graphique ci-contre, le rapport écrit: <em>«La moitié des allègements fiscaux décidés entre 2000 et 2009 ont concerné l'impôt sur
    le revenu. Le manque à gagner en 2009 sur le produit de cet impôt s'établit en effet à environ 2% de PIB, contre 0,6% de PIB pour la TVA et 0,5% de PIB pour l'Impôt sur les sociétés (IS).</em>»
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt;"><strong>Cliquer sur ce document pour l'agrandir</strong></span>
  </p>
  <div class="media media-imagecache-300_pixels media-align-left">
    <a class="lightbox-processed" rel="lightbox" href="http://www.mediapart.fr/files/Laurent%20Mauduit/Image_88.png" target="_blank"><img height="207" width="450" src=
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  </div>
  <div class="media media-imagecache-300_pixels media-align-left">
    <a class="lightbox-processed" rel="lightbox" href="http://www.mediapart.fr/files/Laurent%20Mauduit/Image_99.png" target="_blank"><img height="252" width="450" src=
    "http://www.mediapart.fr/files/imagecache/300_pixels/Laurent%20Mauduit/Image_99.png" class="imagecache imagecache-300_pixels"></a>
  </div>
  <p style="text-align: justify;">
    Publiant le graphique ci-contre, le rapport relève ainsi que de 2000 à 2009 le montant total des baisses de l'impôt sur le revenu a atteint de 32,9 à 41,6 milliards d'euros. Cette indication est
    évidemment majeure.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Car comme ne sont assujettis à l'impôt sur le revenu que les 50% des contribuables les plus fortunés, cela veut donc dire que l'essentiel des baisses d'impôts (41,6 milliards d'euros sur 77,7
    milliards d'euros) a profité à ces ménages les plus favorisés sous la forme de baisses de l'impôt sur le revenu.
  </p>
  <div class="media media-imagecache-300_pixels media-align-left">
    <a class="lightbox-processed" rel="lightbox" href="http://www.mediapart.fr/files/Laurent%20Mauduit/Image_100.png" target="_blank"><img height="216" width="461" src=
    "http://www.mediapart.fr/files/imagecache/300_pixels/Laurent%20Mauduit/Image_100.png" class="imagecache imagecache-300_pixels"></a>
  </div>
  <p style="text-align: justify;">
    Ces baisses d'impôts ont donc été très inégalitaires. Le constat est même encore plus marqué que cela puisque, à ces baisses, il faut encore ajouter celles décidées par 2007 par Nicolas Sarkozy,
    portant sur l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF), le bouclier fiscal ou encore les droits de successions.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Dans ces cas, ce sont même les plus grandes fortunes qui sont sorties gagnantes de cette irresponsable politique fiscale. L'enquête conduite par Mediapart sur les impôts versés par Liliane
    Bettancourt (voir notre article <span style="color: #ff0000;"><a href="http://www.mediapart.fr/journal/economie/090710/liliane-bettencourt-cherchez-limpot"><strong>Liliane Bettancourt: cherchez
    l'impôt!</strong></a></span>) vient illustrer cette tendance: la milliardaire est en effet soumise à une imposition équivalente à seulement 20% de ses revenus (avant restitution du bouclier
    fiscal) et à 0,17% de son patrimoine.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Ce qui est vraiment dérisoire au regard des taux marginaux d'imposition que la droite fait mine de juger souvent écrasants, et qui culminent à 40% pour l'impôt sur le revenu et à 1,8% pour
    l'impôt sur la fortune.&nbsp;
  </p>
  <div class="media media-imagecache-300_pixels media-align-left">
    <a class="lightbox-processed" rel="lightbox" href="http://www.mediapart.fr/files/Laurent%20Mauduit/Image_111.png" target="_blank"><img height="222" width="447" src=
    "http://www.mediapart.fr/files/imagecache/300_pixels/Laurent%20Mauduit/Image_111.png" class="imagecache imagecache-300_pixels"></a>
  </div>
  <p style="text-align: justify;">
    Mais la liste des bénéficiaires des baisses d'impôts ne s'arrête pas là. Il faut encore ajouter les entreprises qui, sous la forme d'allègements divers de l'impôt sur les sociétés, ont bénéficié
    de presque 10 milliards d'euros (9,8 milliards d'euros pour être précis) de baisses, par des biais multiplies, qu'il s'agisse du crédit d'impôt recherche, du prêt à taux zéro ou encore de la
    taxation à taux réduit des plus-values à long terme de titres de participations.
  </p>
  <p>
    Et puis à toutes ces baisses, il faut encore ajouter celles qui ont profité à la TVA, dont la plus stupide et la plus coûteuse, celle qui a profité aux restaurateurs pour un coût de seulement
    1,25 milliard d'euros en 2009 mais de 3 milliards en année pleine.
  </p>
  <div class="titre" style="display: block;">
    <div class="field field-type-text field-field-titre-page-4">
      <div class="field-items">
        <div class="field-item odd">
          <strong>Les graves inégalités face à l'impôt sur les sociétés</strong>
        </div>
      </div>
    </div>
  </div>
  <p style="text-align: justify;">
    En bref, depuis dix ans, les ménages les plus riches ont été les plus choyés. Et aussi les entreprises. Mais pas n'importe quelles entreprises. Car un troisième rapport permet d'achever notre
    tableau consternant des baisses d'impôts en relevant que les entreprises fiscalement les mieux dorlotées ont été celles qui en avaient sans doute le moins besoin: les plus grandes entreprises,
    celles du CAC 40.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Et pendant ce temps-là, les plus petites entreprises, elles, ont payé leurs impôts plein pot. En clair, dans ce domaine-là aussi, les cadeaux fiscaux ont été distribués de manière gravement
    inégalitaire, avec un bonus pour les gros contribuables et un malus pour les petits.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Etabli en octobre 2009 par le Conseil des prélèvements obligatoires, un organisme adossé à la Cour des comptes dont les avis sont difficilement contestables, ce troisième rapport – que l'on peut
    consulter ci-dessous – a pour objet <em>«les prélèvements obligatoires des entreprises dans une économie globalisée</em>».
  </p>
  <p style="text-align: center;">
    CONSEIL DES PRÉLÈVEMENTS<br>
    OBLIGATOIRES<br>
    _________________________&nbsp;<br>
    &nbsp;<br>
    &nbsp;<br>
    LES PRÉLÈVEMENTS<br>
    OBLIGATOIRES DES ENTREPRISES<br>
    DANS UNE ÉCONOMIE<br>
    GLOBALISÉE&nbsp;<br>
    &nbsp;<br>
    &nbsp;&nbsp;<br>
    octobre&nbsp; 2009<br>
    &nbsp;<br>
    &nbsp;
  </p>
  <div class="media media-raw-fullsize media-align-none">
    &nbsp;<strong>Cliquer sur ce document pour l'agrandir</strong>
  </div>
  <div class="media media-imagecache-300_pixels media-align-left">
    <a class="lightbox-processed" rel="lightbox" href="http://www.mediapart.fr/files/Laurent%20Mauduit/Image_20.png" target="_blank"><img height="246" width="465" src=
    "http://www.mediapart.fr/files/imagecache/300_pixels/Laurent%20Mauduit/Image_20.png" class="imagecache imagecache-300_pixels"></a>
  </div>
  <p style="text-align: justify;">
    Première indication fournie par le rapport (à la page 43): on y apprend que l'impôt sur les sociétés pèse effectivement très différemment sur les entreprises selon leur taille. Ainsi, pour
    l'année 2007, sur les 1,1 million d'entreprises de moins de 250 salariés assujetties à l'impôt sur les sociétés (IS), pas loin de la moitié, soit 523.000 de ces entreprises, ont effectivement
    versé une contribution d'IS pour un montant brut total de 29,3 milliards d'euros.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Et dans le même temps, sur les 12.100 entreprises de plus de 2.000 salariés assujetties à l'IS, seules près de 4% d'entre elles, soit environ 500 entreprises ont effectivement versé une
    contribution d'IS pour un montant brut total de seulement... 19,4 milliards d'euros.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Chiffres accablants et trop peu connus: en France, ce sont les petites entreprises et non les grandes qui paient l'essentiel de l'impôt sur les sociétés.
  </p>
  <p>
    Deuxième indication fournie par le rapport (à la page 78): on y apprend que les mesures d'abattements et d'exonérations (ce que les experts appellent les dépenses fiscales, ou si l'on préfère les
    «&nbsp;niches&nbsp;») au profit des entreprises <em>«se sont multipliées ces dernières années</em>».
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Ainsi, pour 2009, le total des niches fiscales est évalué à 69,1 milliards d'euros; et, sur ce montant, 29,5 milliards d'euros profitent aux entreprises sous forme de fiscalité dérogatoire.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Or, ce sont à l'évidence les très grandes entreprises qui ont su capter le mieux ses baisses d'impôt, en mettant en œuvre des pratiques très sophistiquées dites d'optimisation fiscale.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Le résultat (détaillé aux pages 158 à 160 du rapport) est accablant: les grandes entreprises ne paient effectivement que très peu d'impôt alors que les petites paient en proportion nettement plus
    qu'elles.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Pour en faire la démonstration, le rapport s'applique à calculer ce qu'il appelle le taux implicite d'imposition: il s'agit des recettes de l'impôt sur les sociétés rapportées à l'excédent net
    d'exploitation (ENE).
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Le calcul réserve une première surprise: alors que le patronat français, emmené par le Medef, ne cesse de déplorer des taux d'imposition exorbitant pesant sur les entreprises, beaucoup plus forts
    qu'à l'étranger, avec notamment un taux de l'IS qui est de 33,3%, le document établit qu'en pratique, compte tenu de ces niches multiples et ces pratiques d'optimisation, les entreprises paient
    beaucoup moins. «<em>Le taux implicite d'imposition des entreprises françaises est en moyenne de près de 18%, soit un niveau notablement inférieur au taux facial affiché (</em>–<em>16
    points)</em>», lit-on ainsi dans le rapport.
  </p>
  <div class="titre" style="display: block;">
    <div class="field field-type-text field-field-titre-page-5">
      <div class="field-items">
        <div class="field-item odd">
          <strong>Un taux d'imposition de 13% pour les grandes entreprises</strong>
        </div>
      </div>
    </div>
  </div>
  <div class="media media-imagecache-300_pixels media-align-left">
    <a class="lightbox-processed" rel="lightbox" href="http://www.mediapart.fr/files/Laurent%20Mauduit/Image_21.png" target="_blank"><img height="221" width="450" src=
    "http://www.mediapart.fr/files/imagecache/300_pixels/Laurent%20Mauduit/Image_21.png" class="imagecache imagecache-300_pixels"></a>
  </div>
  <p style="text-align: justify;">
    Mais ce 18% n'est qu'une moyenne. Car, en réalité, le taux implicite d'imposition grimpe jusqu'à 30% pour les entreprises de moins de dix salariés et s'effondre ensuite pour n'atteindre plus que
    13% pour les entreprises de plus de 2.000 salariés.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Ce contraste entre les petites et les grandes entreprises est d'autant plus invraisemblable que, officiellement, les grandes entreprises sont toutes taxées à 33% alors que nombre de petites
    entreprises bénéficient d'un taux dérogatoire de 15%.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Chiffres révoltants! Il en va de la fiscalité des entreprises comme il en va de la fiscalité sur les ménages: selon que vous serez puissants ou misérables...
  </p>
  <div class="media media-imagecache-300_pixels media-align-right">
    <a class="lightbox-processed" rel="lightbox" href="http://www.mediapart.fr/files/Laurent%20Mauduit/Image_22.png" target="_blank"><img height="218" width="436" src=
    "http://www.mediapart.fr/files/imagecache/300_pixels/Laurent%20Mauduit/Image_22.png" class="imagecache imagecache-300_pixels"></a>
  </div>
  <p>
    Cette cascade de statistiques constituent donc un grave réquisitoire contre la politique économique suivie par Nicolas Sarkozy. Car du même coup, on comprend mieux le tour de passe-passe qui se
    prépare dans le cadre du projet de loi de finances pour 2011, et les deux projets de loi suivants.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Car pour ces trois exercices budgétaires, le gouvernement a indiqué qu'il mettrait un œuvre un plan de stabilisation de 100 milliards d'euros, dont 45 milliards d'euros d'économies budgétaires.
    On sait aussi (voir en particulier notre article <a href="http://www.mediapart.fr/journal/france/240610/le-plan-d-austerite-sera-plus-violent-que-prevu"><strong>Le Plan d'austérité sera plus
    violent que prévu</strong></a>) que les dépenses sociales de l'Etat pour les Français les plus fragiles, comme le Revenu de solidarité active, l'Allocation adulte handicapé ou l'allocation
    logement, seront les premières visées par ce plan d'austérité.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Face à ces chiffres fournis par ces trois rapports, cette politique de rigueur apparaît donc marquée d'une spectaculaire injustice.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Car si ces cadeaux fiscaux n'avaient pas été distribués aux ménages les plus fortunés, si les grandes entreprises payaient l'impôt sur les sociétés au taux normal, ce tour de vis ne serait pas
    nécessaire.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    C'est même plus grave que cela. Car au total, sur cette période de dix ans, c'est effectivement un formidable tour de bonneteau qui aura été organisé. Les gros contribuables (ménages et
    entreprises) auront profité d'allègements, qui sont à l'origine du plan d'austérité que les foyers modestes vont devoir maintenant supporter.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    En bref, la politique économique a organisé sur cette décennie un gigantesque transferts de revenus, au profit des plus fortunés, au détriment des plus modestes. Il faut donc dire les choses
    comme elles sont: une politique de classes!
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Très sévère pour Nicolas Sarkozy, qui a accentué les effets les plus néfastes de ce tour de passe-passe, avec comme mesure phare son célèbre bouclier fiscal, et qui pilote désormais le plan
    d'austérité, ce constat concerne aussi la gauche. Car dans ce bilan des baisses d'impôts conduites depuis dix ans, elle a aussi sa part de responsabilité.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Car si les impôts ont au total baissé de 77,7 milliards d'euros au cours des années 2000-2009, les baisses s'élèvent à presque 26 milliards d'euros pour les seuls trois premiers exercices, ceux
    des années 2000-2002, comme le relève le rapport de Gilles Carrez.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    En clair, Lionel Jospin, épaulé par son ministre des finances, Laurent Fabius, ont les premiers enclenché cette très inégalitaire mécanique, notamment en organisant une baisse massive de l'impôt
    sur le revenu, l'impôt citoyen par excellence.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Certes, depuis, les socialistes ont fait amende honorable (voir en particulier notre article <a href=
    "http://www.mediapart.fr/journal/france/200410/le-projet-socialiste-entre-audaces-et-habiletes"><strong>Le projet socialiste, entre audaces et habiletés</strong></a>). Ils préconisent ouvertement
    une «<em>révolution fiscale</em>» et souhaitent refonder un véritable impôt général sur tous les revenus, renouant avec la progressivité qui a été si rudement mise à mal ces dernières années.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Si d'aventure la gauche revient au pouvoir, honorera-t-elle cet engagement? Ce ne serait que justice car depuis une décennie entière – ces rapports officiels l'attestent –, c'est la plus
    détestable des politiques fiscales qui a été conduite, résumée par un adage bien connu des experts en impôts:
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="font-size: 12pt;">«Pourquoi faire payer les riches! Faisons payer les pauvres, ils sont beaucoup plus nombreux...»</span></strong>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 26 Jul 2010 10:27:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.vaucluse-socialiste.com/article-77-7-milliards-d-impots-en-moins-54475402.html</guid>
                <category>Economie</category>        <comments>http://www.vaucluse-socialiste.com/article-77-7-milliards-d-impots-en-moins-54475402-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Comment Sarko veut faire oublier Bettencourt]]></title>
        <link>http://www.vaucluse-socialiste.com/article-comment-sarko-veut-faire-oublier-bettencourt-54429771.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="background-color: #ff9900; color: #000000; font-size: 18pt;"><span style="font-size: 18pt;">168ème semaine de Sarkofrance : comment Sarko veut faire oublier
    Bettencourt</span></span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="background-color: #ffffff; color: #000000; font-size: 10pt;">Nicolas Sarkozy s'était octroyé un très long weekend de repos. On a pu le croiser au Cap Nègre, chevauchant sa
    bicyclette. Puis on l'a lu fustiger la violence et les Roms, et déclarer la guerre à l'insécurité. On l'a vu souriant à une étape du Tour de France. Mais l'image la plus marquante fut ce cliché
    d'un Sarkozy en position de boxeur, debout sur son estrade, dominant d'une tête des ouvriers casqués sur un chantier naval de Saint-Nazaire. Un Sarkozy proche du peuple qui parle pénibilité et
    reconquête industrielle. Ce jour-là, on oubliait presque les dîners au Fouquet's, les réunions du Premier Cercle au Bristol, les enveloppes de billets en papier kraft révélées dans l'affaire
    Bettencourt, le pantouflage des</span></strong> <strong><span style="background-color: #ffffff; color: #000000; font-size: 10pt;">conseillers, ou plus généralement les relations troubles avec le
    monde de l'argent.</span></strong>
  </p>
  <div class="photo left">
    <span style="background-color: #ffffff; color: #000000; font-size: 10pt;"><strong><span style="font-size: 18pt;"><a title=
    "168ème semaine de Sarkofrance : comment Sarko veut faire oublier Bettencourt" rel="http://www.marianne2.fr/sarkofrance/photo/grande-922662-1092872.jpg?ibox" href=
    "javascript:void(0)"><img height="311" width="303" src="http://www.marianne2.fr/sarkofrance/photo/922662-1092872.jpg?v=1279966364" alt=
    "168ème semaine de Sarkofrance : comment Sarko veut faire oublier Bettencourt" title="168ème semaine de Sarkofrance : comment Sarko veut faire oublier Bettencourt"></a></span></strong></span>
  </div>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="background-color: #ffffff; color: #000000; font-size: 10pt;"><span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="font-size: 18pt;">Woerth, grillé, Sarkozy
    brûlé</span></strong></span><br>
    Malgré tous les efforts de l'Elysée pour défendre le bouclier Woerth, ce dernier s'est fissuré cette semaine<strong><span style="color: #ff0000;">.</span> <a class="liens" href=
    "http://sarkofrance.blogspot.com/2010/07/retraites-huis-clos-et-pression-sur-la.html"><span style="color: #ff6600;">Lundi, Claude Guéant affirmait une nouvelle fois que le ministre n'avait rien à
    se reprocher</span>.</a></strong> On appelle cela faire pression sur la justice. <strong>Une pression directe et sans complexe du pouvoir exécutif,</strong> bien plus grave que <span style=
    "color: #ff0000;"><strong><a class="liens" href="http://blog.plafonddeverre.fr/post/Le-viol-selon-Frederic-Lefebvre">les</a></strong></span> <strong><a class="liens" href=
    "http://blog.plafonddeverre.fr/post/Le-viol-selon-Frederic-Lefebvre"></a></strong><span style="color: #ff0000;"><strong><a class="liens" href=
    "http://blog.plafonddeverre.fr/post/Le-viol-selon-Frederic-Lefebvre">outrances habituelles d'un Frédéric Lefebvre</a></strong></span>.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="background-color: #ffffff; color: #000000; font-size: 10pt;">Vendredi, le gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt avait confessé aux policiers qui l'interrogeaient qu'il avait
    reçu Florence Woerth sur demande de son mari, en 2007, afin de la «<em>conseiller sur sa carrière</em>». Lundi, ledit mari dément. <strong><span style="color: #ff0000;"><a class="liens" href=
    "http://www.lemonde.fr/politique/article/2010/07/20/la-police-avance-sur-les-conditions-d-embauche-de-florence-woerth_1390013_823448.html">Le même jour,</a></span></strong> le cabinet de
    recrutement chargé par de Maistre en novembre 2006 pour lui trouver des candidats chez Clymène, témoigne que le gestionnaire n'a finalement pas donné suite à ses propositions, alors que les
    profils trouvés correspondaient à celui de spécialiste des «<em>family office</em>» qu'il recherchait.<br>
    <br>
    Mercredi, Florence Woerth a été entendue par la police. Et le même jour, le Conseil des ministres autorise la brigade financière à auditionner le ministre comme témoin.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="background-color: #ffffff; color: #000000; font-size: 10pt;">Qu'on se rassure, aucune instruction indépendante n'a été ordonnée. Bien au contraire, <strong>le procureur de Nanterre,
    proche du président et hiérarchiquement soumis à la Garde des Sceaux continue seul de conduire ses enquêtes</strong> préliminaires. Il a même saucissonné la grande affaire en autant d'enquêtes
    qu'il y a de révélations !</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="background-color: #ffffff; color: #000000; font-size: 10pt;">Et quand la juge en charge de l'affaire Banier/Bettencourt demande une copie des enregistrements pirates... <a class=
    "liens" href="http://www.plumedepresse.net/spip.php?article1463">il <strong><span style="color: #ff0000;">refuse sans donner davantage d'explications</span></strong></a><strong><span style=
    "color: #ff0000;">.</span> <a class="liens" href="http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2010/07/21/01016-20100721ARTFIG00509-courroye-je-ne-suis-pas-homme-a-ceder-aux-pressions.php">Jeudi, le
    Figaro</a></strong> l'interroge complaisamment : les questions ont été choisies avec soin.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="background-color: #ffffff; color: #000000; font-size: 10pt;">On n'évoquera pas les soupçons de financement illégal de la campagne de Sarkozy, sujet majeur de cette affaire.
    <strong><span style="color: #ff0000;"><a class="liens" href="http://sarkofrance.blogspot.com/2010/07/gitans-ou-justice-les-exces-de-sarkozy.html">Courroye se montre incroyablement condescendant
    et hargneux envers ses critiques, et notamment Eva Joly.</a></span></strong> Et malgré les déclarations concordantes de trois anciens membres du personnel de Liliane Bettencourt, le procureur
    répond que certaines déclarations de l'ancienne comptable ont été démenties.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="background-color: #ffffff; color: #000000; font-size: 10pt;">Pas celles concernant les soupçons de financement politique illégal, mais qu'importe !</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="background-color: #ffffff; color: #000000; font-size: 10pt;">Même au Figaro, ça commence à grincer. <strong><span style="color: #ff0000;"><a class="liens" href=
    "http://www.mediapart.fr/node/87792">Vendredi</a>,</span></strong> la Société des journalistes du Figaro a livré un violent communiqué contre la direction du journal, l'accusant d'avoir participé
    aux manipulations élyséennes le 9 juillet dernier, en publiant des extraits tronqués de l'une des auditions de l'ancienne comptable de Bettencourt.<br>
    <br>
    Du côté de l'affaire à proprement parler, la semaine fut à nouveau riche, avec sa cascade habituelle de révélations et d'<strong><a class="liens" href=
    "http://www.peuples.net/post/caviar">écoeurement</a></strong> : ainsi, Patrice de Maistre aurait un compte en Suisse, certes inactif, qui faisait partie de la fameuse liste des 3000 évadés
    fiscaux brandie par Eric Woerth l'an dernier quand il était ministre du budget.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="background-color: #ffffff; color: #000000; font-size: 10pt;"><a class="liens" href="http://www.intox2007.info/index.php?post/2010/07/20/On-marche-sur-la-tete">Selon le Canard
    Enchaîné</a> - , Liliane Bettencourt aurait en fait touché 100 millions d'euros en 4 ans au titre des remboursements du bouclier fiscal. <a class="liens" href=
    "http://www.marianne2.fr/Exclusif-Mme-Bettencourt-voulait-500-000-euros-en-liquide_a195595.html">Selon Marianne</a>, la banque Dexia a refusé un retrait de 500 000 euros en liquide à Liliane
    Bettencourt, craignant d'avoir à justifier d'un tel retrait auprès de Tracfin, l'organisme chargé de la lutte contre le blanchiment.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="background-color: #ffffff; color: #000000; font-size: 10pt;">Et ce, quatre mois avant le premier tour de l'élection présidentielle. En décembre 2006, l'ancienne comptable n'avait pu
    retirer que 100 000 euros chez cette banque. Pour quel usage ? Marianne publie des fac-simili de l'agenda de Claire T., où l'on découvre un rendez-vous avec le gestionnaire de fortune de Mme
    Bettencourt «&nbsp;<em>pour donner enveloppe qui donnera à Patrice</em>&nbsp;».</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="background-color: #ffffff; color: #000000; font-size: 10pt;">Marianne complète : «<em>Ce rendez-vous serait suivi d’un autre «&nbsp;au café&nbsp;» entre celui-ci et Eric Woerth,
    comme l’indique cette fois les agendas de Patrice de Maistre saisis par la police</em>.» L'étau se resserre. <strong><span style="color: #ff0000;"><a class="liens" href=
    "http://www.mediapart.fr/journal/france/230710/argent-liquide-rendez-vous-la-campagne-de-sarkozy-revient-au-centre-de-l-affai">Comme l'explique Mediapart,</a></span></strong> le financement de la
    campagne de Sarkozy en 2007 revient au centre de l'affaire.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="background-color: #ffffff; color: #000000; font-size: 10pt;">Lors de chaque interrogatoire, devant la police ou la juge de Nanterre, l'ancienne comptable répète que le couple
    Bettencourt remettait régulièrement de l'argent liquide à des hommes politiques.<br>
    <br>
    <strong><span style="color: #ff0000;"><span style="color: #000000;">Après Bettencourt, restera à traiter de</span> <a class="liens" href=
    "http://www.liberation.fr/societe/0101648379-une-riche-veuve-des-paradis-fiscaux-des-dons-a-l-ump-c-est-l-affaire-wildenstein">l'affaire Wildenstein</a>, <a class="liens" href=
    "http://sarkofrance.blogspot.com/2010/07/les-revelations-du-rapport-de-ligf-dont.html">déjà évoquée dans ces colonnes</a></span></strong> : une riche veuve, en conflit avec un héritier supposé et
    par ailleurs généreux donateur et fondateur de l'UMP., une administration fiscale inerte, une évasion fiscale établie par la justice... <strong><a class="liens" href=
    "http://unclavesien.blogspot.com/2010/07/m-woerth-en-meilleure-forme-que-la.html">On se régale d'avance</a>.</strong><br>
    <br>
    <span style="font-size: 12pt;"><strong>Remaniement, ou comment faire «<em>irréprochable</em>»</strong></span><br>
    <a class="liens" href="http://donjipez.wordpress.com/2010/07/17/star-woerth-la-revanche-des-sites/">Eric <strong><span style="color: #ff0000;">Woerth étant définitivement
    grillé</span></strong></a>, Nicolas Sarkozy pense à d'autres options pour son remaniement gouvernemental annoncé pour octobre. On lui prête de penser à Jean-Louis Borloo (pour faire social),
    Michèle Alliot-Marie (pour faire irréprochable) ou... François Fillon, faute de mieux.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="background-color: #ffffff; color: #000000; font-size: 10pt;">Pour le moment, les titulaires s'inquiètent. Ministres et conseillers craignent pour leur poste. Peut-être
    comprennent-ils enfin le sort des centaines de milliers de salariés laissés sur le carreau ces 3 dernières années ? <strong>&nbsp;</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="background-color: #ffffff; color: #000000; font-size: 10pt;"><strong>Le grand remaniement d'octobre est présenté comme un gigantesque plan social, une preuve que Nicolas Sarkozy
    applique à ses troupes la rigueur qu'il exige à chacun.</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="background-color: #ffffff; color: #000000; font-size: 10pt;">Evidemment, on sait bien que rien ne changera véritablement à l'Elysée : la Cour des comptes a déjà relevé l'inflation
    des frais de déplacements et de communication du Monarque.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="background-color: #ffffff; color: #000000; font-size: 10pt;">Et <strong><a class="liens" href="http://777socrate.blogspot.com/2010/07/vive-les-vieux.html">l'approche du scrutin
    présidentiel de 2012</a></strong> sera très certainement inflationniste en la matière. La semaine dernière, Sarkozy, qui attend toujours son avion à 176 millions d'euros avec chambre, douche et
    salle de réunion, aurait pu prendre exemple sur <strong><span style="color: #ff0000;"><a class="liens" href=
    "http://www.lepost.fr/article/2010/07/21/2158992_la-lecon-a-sarkozy-le-premier-ministre-britannique-prend-l-avion-sur-une-ligne-reguliere.html">son collègue britannique David Cameron, qui s'est
    envolé en ligne régulière pour un déplacement officiel aux Etats-Unis</a>...</span></strong><br>
    <br>
    Mais tout le monde a entendu les nouvelles consignes du chef de Sarkofrance: pas un secrétaire d'Etat ne respecte le plafond, rapidement oublié, de 4 conseillers.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="background-color: #ffffff; color: #000000; font-size: 10pt;">Plus d'une centaine de conseillers seraient menacés. L'effet du cumul des mandats et des postes y est sans doute pour
    beaucoup. Par exemple, une Nathalie Kosciusko-Morizet, en charge de l'économie numérique, assume par ailleurs des mandats à la mairie de Long-Jumeau, au conseil régional d'Ile-de-France et à la
    direction de l'UMP.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="background-color: #ffffff; color: #000000; font-size: 10pt;">Pas moins de 11 conseillers sont payés pour l'assister au gouvernement... Le cumul des mandats a aussi ses avantages : un
    ministre viré retrouvera son poste de député, même s'il a abusé de cigares ou de jets privés, grâce à la réforme constitutionnelle de juillet 2008.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="background-color: #ffffff; color: #000000; font-size: 10pt;">Et quand on est simple conseiller mais proche du président, <strong><span style="color: #ff0000;"><a class="liens" href=
    "http://www.marianne2.fr/Perol-Drucker-le-fils-Chalendon-la-France-des-privileges_a195590.html">le pantouflage direct et sans bavures</a></span></strong> est également devenu la norme. La
    Sarkofrance est bien généreuse avec les siens.<br>
    <br>
    Ces promesses de vertus au sein de l'executif sarkozyen ne font pas illusion : les recrutements se poursuivent, et <a class="liens" href=
    "http://www.20minutes.fr/article/581987/Politique-Les-conseillers-des-cabinets-ministeriels-un-job-precaire-ou-privilegie.php">le<strong><span style="color: #ff0000;">s départs sont en fait des
    reclassements (90% des conseillers sont des fonctionnaires)</span></strong></a><strong><span style="color: #ff0000;">.</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="background-color: #ffffff; color: #000000; font-size: 10pt;">Mercredi, le Conseil des Ministres a annoncé la création d'un «<em>secrétariat général de la présidence française du G20
    et du G8</em>».Sarkozy a aussi recruté un nouveau conseiller pour la sécurité intérieure de l'Élysée, <strong><span style="color: #ff0000;"><a class="liens" href=
    "http://www.lepoint.fr/societe/joel-bouchite-nomme-conseiller-pour-la-securite-interieure-de-l-elysee-19-07-2010-1216183_23.php">Joël Bouchité</a>,</span></strong> un ancien des Renseignements
    généraux. L</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="background-color: #ffffff; color: #000000; font-size: 10pt;">'inflation des postes au sein de l'exécutif gouvernemental est une vieille histoire qui a débuté ... dès le mois de mai
    2007. De septembre 2007 à juin 2008, 397 collaborateurs supplémentaires sont venus grossir les rangs de l'exécutif. Les primes correspondantes avaient augmenté de 5 millions d'euros.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="background-color: #ffffff; color: #000000; font-size: 10pt;">De 2008 à 2009, le nombre de conseillers avait augmenté de 17% ! On croyait que 2009 était une année de crise...&nbsp; Un
    peu plus tard, en examinant le budget 2009 de la présidence de la République, on avait découvert que Sarkozy avait généreusement augmenté ses 98 collaborateurs directs de 15 300 euros par an en
    moyenne.<br>
    <br>
    <strong><span style="font-size: 18pt;"><span style="font-size: 12pt;">Insécurité, ou comment faire peur.</span></span></strong><br>
    Outre la «<strong><a class="liens" href="http://www.bahbycc.com/2010/07/cope-ou-labolition-de-la-republique.html"><em>République irréprochable</em></a></strong> », <strong><span style=
    "color: #ff0000;"><a class="liens" href="http://sarkofrance.blogspot.com/2010/07/gitans-ou-justice-les-exces-de-sarkozy.html">Sarkozy a ressorti sa carte de l'insécurité</a></span></strong>.
    l'actualité s'y prête. Il devait réagir à deux faits divers violents de la semaine précédente : des saccages dans un village du Loir et Cher par une communauté de gens du voyage, après la mort de
    l'un d'entre eux, et des combats nocturnes dans une banlieue de Grenoble.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="background-color: #ffffff; color: #000000; font-size: 10pt;">Le président français a donc publié une déclaration officielle. Aux gitans, il a stigmatisé « <em>les problèmes que
    posent les comportements de certains parmi les gens du voyage et les Roms.»&nbsp;</em> Sarkozy n'excelle que dans sa capacité, en toutes circonstances, à trouver des boucs émissaires.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="background-color: #ffffff; color: #000000; font-size: 10pt;">Il a même promis une réunion mercredi prochain, qui <em>«fera le point de la situation de tous les départements et
    décidera les expulsions de tous les campements en situation irrégulière. »</em><br>
    <br>
    En Isère, il a remplacé le préfet du coin par un ancien policier. Et il adopte une posture guerrière contre les violences de Grenoble qui en convainc que lui-même. A chaque fois qu'il est en
    mauvaise posture, il nous refait le coup de la guerre contre l'insécurité. En 2012, cela fera 10 ans qu'il est charge du dossier... D'ici là, <strong><span style="color: #ff0000;"><a class=
    "liens" href="http://piratages.wordpress.com/2010/07/23/medias-et-insecurite-tapis-rouge-pour-les-petits-bruns/">il faut entretenir la peur,</a></span></strong> et masquer les échecs.<br>
    <br>
    <span style="font-size: 12pt;"><strong>Fiscalité, ou comment se justifier</strong></span><br>
    Mercredi, le ministre allemand des finances était l'invité du conseil des ministres. Nicolas Sarkozy s'est du coup fendu d'un communiqué pour expliquer qu'il fallait que la fiscalité française
    converge vers celle de sa voisine d'outre-Rhin.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="background-color: #ffffff; color: #000000; font-size: 10pt;"><strong>Louer une convergence franco-allemande ne sert qu'à défendre, y compris à coup de mensonges, une politique
    fiscale sarkozyenne lourdement critiquée depuis 6 mois</strong> jusque dans les rangs de l'UMP. Le 12 juillet dernier,</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="background-color: #ffffff; color: #000000; font-size: 10pt;">S</span><span style="background-color: #ffffff; color: #000000; font-size: 10pt;">arkozy avait ressorti son mensonge sur
    le bouclier fiscal allemand, un dispositif qui n'existe que dans son esprit. En Allemagne, Angela Merkel a choisi de réduire les dépenses plutôt qu'augmenter les impôts, un bel exemple pour
    Sarkozy.&nbsp;<br>
    <br>
    Le lendemain de cette déclaration sarkozyenne, <strong><span style="color: #ff0000;"><a class="liens" href="http://www.lesechos.fr/journal20100723/lec1_france/020682172565.htm">le quotidien
    économique les Echos</a></span></strong> ajoute quelques pièces au débat : effectivement, le taux de prélèvements obligatoires en France sur les plus riches est l'un des plus élevés.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="background-color: #ffffff; color: #000000; font-size: 10pt;">Mais cette mesure ne veut pas dire grand chose, car elle mélange, comme à chaque fois, les cotisations sociales et
    l'impôt. Or, sauf à penser que les riches ne se soignent pas, ou pour vraiment moins cher que ce qu'ils cotisent, les prélèvements sociaux ne sont qu'un transfert de dépenses.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="background-color: #ffffff; color: #000000; font-size: 10pt;">Cotisations ou pas, les dépense de soin et de retraites existent. Si l'on restreint l'analyse à la seule fiscalité, la
    France «<em>ne se classe pas parmi les plus «&nbsp;sévères&nbsp;» vis-à-vis des personnes à hauts revenus</em>» notamment grâce aux nombreuses niches fiscales.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="background-color: #ffffff; color: #000000; font-size: 10pt;">Et dans la plupart des pays d'Europe, y compris l'Allemagne, la tendance est à l'alourdissement des impôts sur les plus
    fortunés.<br>
    <br>
    Cet appel à la convergence fiscale cache aussi une autre lubie : Sarkozy, relayé par Juppé, n'a pas abandonné l'idée d'augmenter la TVA.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="background-color: #ffffff; color: #000000; font-size: 10pt;">On se souvient de son projet de «<em>TVA sociale</em>» qui lui fit perdre quelques députés en juin 2007. L'Allemagne a
    rapproché son taux de TVA du niveau français (19% contre 19,6%).</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="background-color: #ffffff; color: #000000; font-size: 10pt;">Non seulement cet impôt est injuste, mais en plus, en France, la consommation des ménages reste à la traine : <a class=
    "liens" href="http://www.lesechos.fr/info/france/020684190021-france-l-atonie-de-la-consommation-pesera-sur-la-croissance.htm">d'<strong><span style="color: #ff0000;">après les informations
    publiées par l'INSEE vendredi</span></strong></a><strong>, les ménages ont encore dépensé moins en produits manufacturés en juin par rapport au mois précédent (-1,4%).</strong><br>
    <br>
    <span style="font-size: 18pt;"><strong><span style="font-size: 12pt;">Pénibilité, ou comment jouer «<em>social</em>»</span><br></strong></span>Rigueur, insécurité, fiscalité, restait à Sarkozy à
    trouver comment paraître social. Il lui faut, nous répète-t-on à longueur de semaine, «<span style="color: #ff0000;"><strong><a class="liens" href=
    "http://www.lefigaro.fr/politique/2010/07/23/01002-20100723ARTFIG00560-sarkozy-a-la-reconquete-de-son-electorat-populaire.php#xtor=RSS-216"><em>reconquérir son électorat
    populaire</em></a></strong></span> ». Et la pénibilité est un sujet en or.<br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="background-color: #ffffff; color: #000000; font-size: 10pt;">Le mardi à jeudi, une poignée de députés a discuté du projet de réforme des retraites. Les débats eurent lieu à huis
    clos, au sein de la Commission des Affaires Sociales. Des députés ont laissé fuité la teneur des échanges sur Twitter et sur le <span style="color: #ff0000;"><strong><a class="liens" href=
    "http://www.nosdeputes.fr/seance/4026">Web</a>.</strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="background-color: #ffffff; color: #000000; font-size: 10pt;">Plus de 400 amendements ont été «<em>discutés</em>» en l'espace de trois jours. Le porte-parole de l'UMP Dominique
    Paillé, énervé, s'est permis de demandé à l'opposition socialiste «<em>d'arrêter de nous les briser menu</em>». L'expression est outrancière et... mensongère.&nbsp;<br>
    <br>
    Nombre d'amendements visaient à réellement améliorer la réforme vers davantage de justice sociale : suppression du bouclier fiscal, pénalité de 10% des cotisations sociales (et notamment
    vieillesse) en cas de mise en pré-retraites ou de licenciement abusives, report du recul de l'âge de départ à la retraite pour les chômeurs longue durée atteignant les 60 ans au cours du second
    semestre 2011, alourdissement des cotisations vieillesse «<em>en fonction des choix des entreprises en matières de répartition de richesse</em>», alignement des cotisations sociales des revenus
    financiers sur celles des salaires, extension du bénéfice des pensions de réversion aux PACsés, etc.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="background-color: #ffffff; color: #000000; font-size: 10pt;"><strong>Qui a dit que l'opposition ne proposait rien ?</strong><br>
    <br>
    Jeudi, la réforme était adoptée. <strong><span style="color: #ff0000;"><a class="liens" href="http://jegpol.blogspot.com/2010/07/la-fin-de-la-retraite-60-ans-actee.html">Le texte a peu
    évolué</a>.</span></strong> Il pourra être soumis au débat parlementaire en septembre. Bizarrement, le gouvernement a omis d'y inclure le volet «<em>recettes nouvelles</em>», sous prétexte qu'il
    devrait être discuté au sein de la prochaine loi de finances.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="background-color: #ffffff; color: #000000; font-size: 10pt;">Rien n'empêchait de prévoir un paquet législatif commun intégrant une loi de finances rectificative. Mais c'est plus
    simple, pour noyer le poisson, de cacher les efforts marginaux qu'on demandera aux plus riches dans un débat plus large sur la rigueur qu'on pressent à l'automne.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="background-color: #ffffff; color: #000000; font-size: 10pt;">Le gouvernement a aussi et surtout repoussé à septembre la discussion sur la pénibilité, au motif qu'Eric Woerth -on a vu
    dans quel état - continue sa concertation avec les syndicats. Bref, la réforme telle que présentée par Eric Woerth le 16 juin dernier n'a pas été examinée dans son intégralité.&nbsp;<br>
    <br>
    En fait, <strong>la pénibilité doit maintenant servir de hochet électoral pour un président-candidat qui veut «<em>reconquérir</em>» les classes populaires.</strong> Le chef de Sarkofrance a
    échoué sur le chômage et le pouvoir d'achat - les deux composantes essentielles de son «<em>travailler plus pour gagner plus</em>», il ne lui reste plus qu'à jouer social, protecteur et
    compatissant.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="background-color: #ffffff; color: #000000; font-size: 10pt;">Depuis 3 ans, il a voulu aligner les régimes, nier les différences de carrières et, surtout, d'espérance de vie entre
    travailleurs. Quand le Medef a refusé de prendre en compte la pénibilité, au printemps 2009, dans ses négociations avec les syndicats de salariés, il n'a rien dit.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="background-color: #ffffff; color: #000000; font-size: 10pt;">En début d'année, Woerth et quelques ténors de l'UMP se sont succédés pour expliquer que la pénibilité était une question
    individuelle. Puis, le 16 juin, la formidable annonce arrive : il faudra être handicapé du travail pour continuer à partir tôt. Un bras en moins voire, mieux, un pied dans le cercueil, et vous
    pourrez vous éviter d'attendre les 62 ans ou les 42 ans de cotisations.<br>
    <br>
    Maintenant, Nicolas Sarkozy a beau jeu de promettre d'assouplir sa proposition. Sa mansuétude, aussi rapidement affichée, ne doit tromper personne.<br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="background-color: #ffffff; color: #000000; font-size: 10pt;">Avec un peu de rigueur dans ses cabinets ministériels, quelques déclarations excessives sur l'insécurité, une fausse
    générosité de dernière minute sur les retraites, Nicolas Sarkozy s'apprête à entrer en campagne. Qui le croira ? Qui le suivra ?<br>
    <br>
    <span style="font-size: 12pt;"><strong>Ami sarkozyste, où es-tu ?</strong></span></span> <span style="font-size: 12pt;"><strong><strong><span style=
    "background-color: #ffffff; color: #000000;"><br></span></strong></strong></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 25 Jul 2010 11:32:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.vaucluse-socialiste.com/article-comment-sarko-veut-faire-oublier-bettencourt-54429771.html</guid>
                <category>SARKOLAND</category>        <comments>http://www.vaucluse-socialiste.com/article-comment-sarko-veut-faire-oublier-bettencourt-54429771-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Argent liquide, rendez-vous: la campagne de Sarkozy revient au centre de l’affaire]]></title>
        <link>http://www.vaucluse-socialiste.com/article-argent-liquide-rendez-vous-la-campagne-de-sarkozy-revient-au-centre-de-l-affaire-54351521.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    &nbsp;<span style="background-color: #ffffff; font-size: 10pt;"><strong><span style="background-color: #00ffff;"><strong><span style="color: #000000; font-size: 18pt;">Argent liquide,
    rendez-vous: la campagne de Sarkozy revient au centre de l’affaire</span></strong></span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="background-color: #ffffff; font-size: 10pt;"><span style="color: #000000;">Les conditions de financement de la campagne présidentielle 2007 de Nicolas Sarkozy sont à nouveau
    au centre de l'affaire Bettencourt. L'hebdomadaire <em>Marianne</em> révèle dans son édition du samedi 24 juillet un nouvel élément renforçant les soupçons de financement
    illégal.</span></span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="background-color: #ffffff; font-size: 10pt;"><span style="color: #000000;">Les conditions de financement de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy sont à nouveau au centre de
    l'affaire Bettencourt. L'hebdomadaire <em>Marianne</em> révèle dans son édition du samedi 24 juillet un nouvel élément renforçant les soupçons de financement illégal de cette campagne de
    2007.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="background-color: #ffffff; font-size: 10pt;"><span style="color: #000000;">Selon l'hebdomadaire, la banque Dexia a refusé, en décembre 2006, à Liliane Bettencourt un retrait de
    500.000 euros en espèces. <em>«Devant l'énormité d'un tel retrait, et craignant sans doute d'avoir à se justifier devant Tracfin, l'organisme chargé de la lutte contre les mouvements illicites de
    capitaux, les responsables de la banque ont refusé de lui accorder une telle somme»</em>, écrit l'hebdomadaire <strong><span style="color: #ff0000;">(</span><a href=
    "http://www.marianne2.fr/Exclusif-Mme-Bettencourt-voulait-500-000-euros-en-liquide_a195595.html">lire ici</a><span style="color: #ff0000;">).</span></strong></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <img width="350" src="http://www.mediapart.fr/files/Fran%C3%A7ois%20Bonnet/lili2.png" alt="Liliane Bettencourt." title="Liliane Bettencourt." class="asset asset-image">&nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #ff0000;"><span style="color: #000000;">Claire Thibout a poursuivi son récit devant la juge Prévost-Desprez en ces termes: <em>«En réalité, j'ai donc donné 50.000 euros en
    espèces à Liliane Bettencourt pour Patrice de Maistre (...)</em></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><em>Quand Patrice de Maistre est arrivé, j'ai remis l'enveloppe à Liliane Bettencourt qui l'a remise à son tour à Patrice de Maistre. J'étais donc présente lors de
    cette remise d'enveloppe. Patrice de Maistre m'avait dit qu'il voulait que ça passe par Liliane Bettencourt»</em> (lire ici le <a href=
    "http://www.mediapart.fr/journal/france/210710/lex-comptable-des-bettencourt-persiste-et-signe-face-la-juge">compte-rendu de son audition par la juge</a>)<em>.<br></em></span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #000000;">Dans de précédentes déclarations, que ce soit à Mediapart ou à la police judiciaire, Claire Thibout a affirmé que le reliquat de 100.000 euros réclamé par Patrice de
    Maistre pour le financement de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy avait été prélevé sur l'un des comptes suisses non déclarés au fisc français détenus par les époux Bettencourt.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #ff0000;"><span style="color: #000000;">Or dès le lendemain de ce rendez-vous, le 19 janvier 2007, Patrice de Maistre a rencontré pour un café Eric Woerth. C'est ce que son
    audition par les enquêteurs, qui ont également saisi ses agendas, a permis d'établir. Un nouveau rendez-vous entre les deux hommes, pour un café toujours, a également eu lieu quelques jours plus
    tard, le 7 février 2007. Ces enchaînements de dates, de retraits d'argent liquide, de rendez-vous entre Eric Woerth et Patrice de Maistre renforcent les interrogations sur l'ampleur et la
    légalité de la contribution des époux Bettencourt à la campagne de Nicolas Sarkozy</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;">Cela pourrait expliquer le retrait, toujours à la banque Dexia, de 100.000 euros en liquide qu'aurait effectué le 21 décembre Claire Thibout, l'ex-comptable des
    Bettencourt étant mandatée pour cette opération par une lettre écrite de Liliane Bettencourt accompagnant un chèque.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;<span style="color: #000000;">Dans ses déclarations à Mediapart, publiées le 6 juillet (<span style="color: #ff0000;"><a href=
    "http://www.mediapart.fr/journal/france/060710/lex-comptable-des-bettencourt-accuse-des-enveloppes-dargent-woerth-et-sarkozy"><strong>à lire ici</strong></a>),</span> Claire Thibout n'avait pas
    évoqué ce retrait. Mais elle avait révélé la demande qui lui avait été faite par Patrice de Maistre, gestionnaire de la fortune Bettencourt, de lui fournir 150.000 euros devant être remis à Eric
    Woerth pour le financement de la campagne de Nicolas Sarkozy.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;">L'ex-comptable a ensuite confirmé cette demande à plusieurs reprises devant les enquêteurs, tandis que Patrice de Maistre a démenti.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;">Ce retrait important d'argent liquide, auquel s'ajoutent ceux effectués à la BNP et destinés à <em>«Monsieur»</em> – 180.000 euros les quatre premiers mois de 2007
    –, comme l'indiquent les carnets de caisse de l'ex-comptable, renforce le témoignage de l'ex-comptable. Les noms des politiques ne figuraient généralement pas dans les carnets.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;">A la place, Claire Thibout a assuré à Mediapart et à la police qu'elle mentionnait généralement le nom d'André Bettencourt, décédé en novembre 2007, résumé en
    <em>«Monsieur»</em>, qui d'après elle <em>«s'occupait»</em> des politiques (lire ici notre</span> <strong><span style="color: #ff0000;"><a href=
    "http://www.mediapart.fr/journal/france/090710/ce-que-disent-les-carnets-de-caisse-de-claire-thibout">enquête sur les carnets de caisse</a>).</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong><span style="color: #000000; font-size: 12pt;">Des rendez-vous les 18 et 19 janvier</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;">D'autres éléments, concernant cette fois des rendez-vous, éclairent l'affaire d'un jour nouveau. Entendue par la juge Prévost-Desprez le 16 juillet, Claire Thibout a
    produit son agenda pour dater précisément un rendez-vous avec Liliane Bettencourt et Patrice de Maistre visant à remettre de l'argent liquide au gestionnaire de fortune.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><em>«A la date du 18 janvier 2007, j'ai inscrit "rendez vous madame Bettencourt pour donner enveloppe qui donnera à Patrice"»</em>, a-t-elle déclaré à la juge. Ce
    rendez-vous est par ailleurs confirmé par l'agenda de Liliane Bettencourt, nous a précisé l'avocat de l'ex-comptable.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Claire Thibout a poursuivi son récit devant la juge Prévost-Desprez en ces termes: <em>«En réalité, j'ai donc donné 50.000 euros en espèces à Liliane Bettencourt pour Patrice de Maistre (...)
    Quand Patrice de Maistre est arrivé, j'ai remis l'enveloppe à Liliane Bettencourt qui l'a remise à son tour à Patrice de Maistre. J'étais donc présente lors de cette remise d'enveloppe. Patrice
    de Maistre m'avait dit qu'il voulait que ça passe par Liliane Bettencourt»</em> (lire ici le <span style="color: #ff0000;"><a href=
    "http://www.mediapart.fr/journal/france/210710/lex-comptable-des-bettencourt-persiste-et-signe-face-la-juge"><strong>compte-rendu de son audition par la juge</strong></a>)<em>.<br></em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Dans de précédentes déclarations, que ce soit à Mediapart ou à la police judiciaire, Claire Thibout a affirmé que le reliquat de 100.000 euros réclamé par Patrice de Maistre pour le financement
    de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy avait été prélevé sur l'un des comptes suisses non déclarés au fisc français détenus par les époux Bettencourt.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Or dès le lendemain de ce rendez-vous, le 19 janvier 2007, Patrice de Maistre a rencontré pour un café Eric Woerth. C'est ce que son audition par les enquêteurs, qui ont également saisi ses
    agendas, a permis d'établir.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Un nouveau rendez-vous entre les deux hommes, pour un café toujours, a également eu lieu quelques jours plus tard, le 7 février 2007. Ces enchaînements de dates, de retraits d'argent liquide, de
    rendez-vous entre Eric Woerth et Patrice de Maistre renforcent les interrogations sur l'ampleur et la légalité de la contribution des époux Bettencourt à la campagne de Nicolas Sarkozy.
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 23 Jul 2010 14:28:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.vaucluse-socialiste.com/article-argent-liquide-rendez-vous-la-campagne-de-sarkozy-revient-au-centre-de-l-affaire-54351521.html</guid>
                <category>Bettencourt</category>        <comments>http://www.vaucluse-socialiste.com/article-argent-liquide-rendez-vous-la-campagne-de-sarkozy-revient-au-centre-de-l-affaire-54351521-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Le pouvoir étouffe l'affaire Bettencourt]]></title>
        <link>http://www.vaucluse-socialiste.com/article-le-pouvoir-etouffe-l-affaire-bettencourt-54339608.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <strong><span style="color: #ff0000;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #000000;"><span style="background-color: #ff6600; font-size: 24pt;">Justice: ce qui n’est plus
    supportable</span></span></span></span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><strong><span style="background-color: #ffffff; font-size: 10pt;">L'Elysée est en train de dévoyer le système judiciaire français pour étouffer les affaires
    Bettencourt. Pour la première fois, l'enquête sur un scandale politico-financier n'est pas confiée à un juge d'instruction. Bras armé de ce qui s'apparente à un coup d'Etat judiciaire, le
    procureur Courroye revendique ce bouleversement. Il nous mène droit à une justice d'exception.</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #ff0000;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #000000;">Il faut prendre la mesure de ce qui se joue dans cette tentaculaire affaire Bettencourt. La menace sur
    le pouvoir politique est telle (présomptions de financements illégaux, de trafic d'influence, de prise illégale d'intérêts, de concussion) qu'un dispositif d'exception est en train de se mettre
    en place sous nos yeux. Tout cela a un nom: coup d'Etat judiciaire.</span></span></span>
  </p>
  <div class="links">
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="color: #000000;">Pour la première fois depuis la Ve République, ce qui est devenu un vaste scandale politico-financier n'est pas confié à un juge d'instruction, magistrat dont
      l'indépendance est garantie par la loi.</span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="color: #000000;">Certes un juge d'instruction n'assure pas à tout coup une administration sereine et rigoureuse de la justice; certes il n'échappe pas toujours à de subites et
      diverses pressions...</span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="color: #000000;">Mais l'information judiciaire qu'il instruit est au moins le gage d'une procédure contradictoire, évolutive, autorisant les recours et garantissant les droits de
      défense des personnes mises en cause.</span>
    </p>
    <div class="media media-asset-image media-align-right" style="text-align: justify;">
      <span style="color: #000000;"><img width="350" src="http://www.mediapart.fr/files/Fran%C3%A7ois%20Bonnet/Reuters.jpg" alt="Philippe Courroye, procureur de Nanterre." title=
      "Philippe Courroye, procureur de Nanterre." class="asset asset-image"></span>
      <div class="legend">
        <span style="color: #000000;">Philippe Courroye, procureur de Nanterre.<span class="copyright">©</span></span>
      </div>
    </div>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="color: #000000;">Rien de tout cela dans les quatre enquêtes préliminaires ouvertes à ce jour par le procureur de Nanterre sur différents volets de l'affaire. Depuis trois semaines,
      cette affaire a sombré dans un trou noir, confiée aux humeurs et engagements d'un homme qui, à ce stade, dispose de pouvoirs quasi discrétionnaires.</span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="color: #000000;">On a, non sans raison, critiqué les pouvoirs exorbitants du juge d'instruction: oubliant qu'ils ont été heureusement rognés ces dix dernières années (collégialité,
      recours devant la chambre de l'instruction).</span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="color: #000000;">Que faudrait-il dire alors des extravagants pouvoirs du procureur dans cette phase d'enquête préliminaire? Entendues comme témoins, les personnes ne peuvent pas
      être assistées d'un avocat. Ces mêmes avocats n'ont pas accès aux dossiers. Ils ne peuvent demander d'acte supplémentaire et pas plus formuler de recours.</span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="color: #000000;">Enfin, le droit à l'information, qui offre indirectement une protection supplémentaire aux personnes mises en cause, est anéanti, comme l'ont montré les
      manipulations faites par le pouvoir avec certains extraits de procès-verbaux.</span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="color: #000000;">Des droits de la défense réduits à néant : cela avait été implicitement reconnu par Jean-Claude Marin, le procureur de Paris, quand il avait choisi la voie de
      l'enquête préliminaire pour l'affaire Julien Dray.</span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="color: #000000;"><span style="font-size: 10pt;">Au bout de quelques mois et d'une polémique grandissante, le procureur s'était autorisé une innovation procédurale: il avait proposé
      aux&nbsp;</span></span> <span style="background-color: #ffffff; font-size: 10pt;"><span style="background-color: #ffffff; font-size: 10pt;"><span style="font-size: 10pt;">avocats du député
      socialiste de consulter le dossier, de faire leurs remarques, de suggérer même des actes supplémentaires (</span></span></span><span style=
      "background-color: #ffffff; color: #ff6600; font-size: 10pt;"><span style="background-color: #ffffff; font-size: 10pt;"><span style="font-size: 10pt;"><span style=
      "color: #ff0000;"><strong><a href="http://www.mediapart.fr/journal/france/171209/julien-dray-les-trois-coups-politiques-du-procureur-de-paris">lire notre article
      ici</a>).</strong></span></span></span></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="color: #000000;"><span style="background-color: #ffffff; font-size: 10pt;"><span style="background-color: #ffffff; font-size: 10pt;"><span style="font-size: 10pt;">Rien de tout
      cela chez le procureur Courroye, nommé à ce poste en mars 2007 contre l'avis du Conseil supérieur&nbsp; de la&nbsp; magistrature.</span></span></span></span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="color: #000000;"><span style="background-color: #ffffff; font-size: 10pt;"><span style="background-color: #ffffff; font-size: 10pt;"><span style="font-size: 10pt;">Il défend avec
      une morgue rare, contre quelques réalités dérangeantes, son rôle exclusif qui le conduit, structurellement soumis au pouvoir politique, à enquêter sur ce même pouvoir
      politique.</span></span></span></span>
    </p>
    <div class="titre" style="display: block;">
      <div class="field field-type-text field-field-titre-page-2">
        <div class="field-items" style="text-align: justify;">
          <div class="field-item odd">
            <span style="color: #ff0000;"><span style="color: #000000; font-size: 12pt;">Sous tutelle hiérarchique et protagoniste du dossier !</span></span>
          </div>
        </div>
      </div>
    </div>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="color: #ff0000;"><span style="color: #000000;">Car Philippe Courroye peut bien clamer haut et fort, dans un entretien au <em>Figaro</em> <a href=
      "http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2010/07/21/01016-20100721ARTFIG00509-courroye-je-ne-suis-pas-homme-a-ceder-aux-pressions.php">(<strong><span style="color: #ff0000;">à lire en cliquant
      ici</span></strong></a>), qu'il n'a pas une tête <em>«à céder aux pressions»</em> (comme Eric Woerth n'a pas une <em>«tête à couvrir la fraude fiscale»</em>), il ne peut échapper – sauf à
      s'émanciper de la loi! – à ce lien d'autorité qui le rattache très directement à la Chancellerie et à la ministre de la justice, Michèle Alliot-Marie.</span></span>
    </p>
    <div class="media media-asset-image media-align-right">
      <span style="color: #ff0000;"><img width="350" src="http://www.mediapart.fr/files/Fran%C3%A7ois%20Bonnet/Mam.jpg" alt="Michèle Alliot-Marie." title="Michèle Alliot-Marie." class=
      "asset asset-image"></span>
      <div class="legend">
        <span style="color: #ff0000;">Michèle Alliot-Marie.<span class="copyright">© (dr)</span></span>
      </div>
    </div>
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="color: #000000;"><span style="font-size: 10pt;">L'émoi, les protestations, les indignations des deux principaux syndicats de magistrats (USM et SM) comme de la plupart des
      associations de magistrats et d'avocats démontrent bien combien cette situation est porteuse de soupçon et de soumission (</span></span> <span style=
      "background-color: #ffffff; font-size: 10pt;"><span style="color: #000000;"><span style="background-color: #ffffff; font-size: 10pt;"><span style=
      "background-color: #ffffff; font-size: 10pt;"><span style="font-size: 10pt;">l<a href=
      "http://www.mediapart.fr/journal/france/220710/magistrats-et-avocats-sindignent-du-traitement-de-laffaire-bettencourt">ire notre article en cliquant ici</a><span style=
      "color: #ff0000;">).</span></span></span></span></span></span>
    </p>
  </div>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;"><strong><span style="font-size: 10pt;"><span style="font-size: 10pt;">Les 30.000 signataires de l'appel pour une justice indépendante et impartiale, que nous
    accueillons sur notre site depuis quelques jours, témoignent de la sensibilité de l'opinion à cette question fondamentale</span></span></strong></span> <strong><span style=
    "color: #ff0000;"><span style="background-color: #ffffff; font-size: 10pt;"><span style="background-color: #ffffff; font-size: 10pt;"><span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "color: #ff0000;"><span style="background-color: #ffffff; font-size: 10pt;"><span style="background-color: #ffffff; font-size: 10pt;"><span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "color: #000000;"><span style="background-color: #ffffff; font-size: 10pt;"><span style="background-color: #ffffff; font-size: 10pt;"><span style="font-size: 10pt;"><span style=
    "color: #ff0000;"><a href="http://www.mediapart.fr/club/blog/la-redaction-de-mediapart/140710/plus-de-29000-signataires-de-lappel-pour-une-justice-inde">l'appel est
    ici</a></span>).</span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></strong>
  </p>
  <div class="links" style="text-align: justify;">
    <p style="text-align: justify;">
      <span style="color: #000000;">A cette dépendance structurelle du procureur, s'ajoute son implication directe dans une affaire dont il est devenu, quoi qu'il en pense, l'un des
      protagonistes.</span>
    </p>
    <p style="text-align: justify;">
      Pour avoir choisi de classer sans suite, le 3 septembre 2009 et au terme de vingt mois d'enquête préliminaire, la plainte pour abus de faiblesse déposée par Françoise Meyers-Bettencourt contre
      le photographe François-Marie Banier, Philippe Courroye risque fort d'être aujourd'hui pris à revers par les nombreux éléments que révèlent les enregistrements <span style=
      "color: #000000;">clandestins réalisés chez la milliardaire.</span>
    </p>
  </div>
  <p class="links" style="text-align: justify;">
    <span style="color: #000000;">Or le voici également dans l'extraordinaire situation d'enquêter sur des enregistrements qui menacent d'invalider ou de fragiliser... sa précédente enquête!
    Protagoniste du dossier, il l'est encore si l'on veut bien croire les cinq éléments <span style="font-size: 10pt;">l'impliquant et qui sont énoncés dans ces fameux enregistrements:</span></span>
  </p>
  <div class="links">
    <ol style="list-style-type: decimal;">
      <li style="text-align: justify;">
        <span style="color: #000000; font-size: 10pt;"><span style="font-size: 10pt;">Il prévient plus d'un mois à l'avance – le 21 juillet 2009 – le conseiller pour les affaires juridiques de
        Nicolas Sarkozy, Patrick Ouart, de sa décision de classer sans suite la plainte, et ce conseiller en informe Patrice de Maistre, gestionnaire de la fortune de Mme Bettencourt.</span></span>
      </li>
      <li style="text-align: justify;">
        <span style="font-size: 10pt;">L'Elysée recommande à Patrice de Maistre de recourir aux services de l'avocat Paul Lombard, ce qui sera fait un temps, vu ses liens d'amitiés avec le procureur
        de Nanterre.</span>
      </li>
      <li style="text-align: justify;">
        <span style="font-size: 10pt;">En avril 2010, Patrick Ouart, qui a quitté l'Elysée pour travailler chez Bernard Arnault, assure Patrice de Maistre à propos du procès qui devait s'ouvrir le
        1<sup>er</sup> juillet, que <em>«le président continue de suivre ça de très près...»</em></span>
      </li>
      <li style="text-align: justify;">
        <span style="font-size: 10pt;"><em>« En première instance, on ne peut rien faire de plus, ajoute-t-il selon de Maistre. Mais on peut vous dire qu'en cour d'appel, si vous perdez, on connaît
        très, très bien le procureur.»</em></span>
      </li>
      <li style="text-align: justify;">
        <span style="font-size: 10pt;">Liliane Bettencourt et Patrice de Maistre rencontrent Nicolas Sarkozy à l'Elysée, en novembre 2008. Elle aurait demandé au président d'obtenir le classement de
        l'enquête préliminaire ouverte à Nanterre, espérant sans doute jouer sur les liens unissant le chef de l'Etat au procureur.</span>
      </li>
      <li style="text-align: justify;">
        <span style="font-size: 10pt;">Le 12 juin 2009, Fabrice Goguel, l'un des avocats de Liliane Bettencourt, rencontre le procureur pour évoquer le dossier, pourtant en enquête préliminaire.
        <em>«Je suis allé discuter avec M. Courroye. J'ai voulu lui expliquer pourquoi vous refusiez qu'il y ait une nouvelle expertise (médicale)»</em>, dit-il sur ces enregistrements.</span>
      </li>
      <li>
        <div class="titre" style="display: block;">
          <div class="field field-type-text field-field-titre-page-3"></div>
        </div>
      </li>
      <li style="text-align: justify;">
        <div class="titre" style="display: block;">
          <div class="field field-type-text field-field-titre-page-3">
            <div class="field-items">
              <div class="field-item odd">
                <span style="color: #ff0000;"><strong><span style="font-size: 12pt;">Proximité politique non cachée</span></strong></span>
              </div>
            </div>
          </div>
        </div>
        <p style="text-align: justify;">
          <strong>L</strong>e troisième volet qui rend éminemment suspect le rôle du procureur Courroye est sa proximité non cachée avec le pouvoir présidentiel comme avec l'homme Nicolas Sarkozy. Or
          la fonction du parquet est de porter la parole et les intérêts de la société, de la puissance publique, en aucun cas d'un clan ou d'un parti politique.
        </p>
        <p style="text-align: justify;">
          Cette suspicion d'un procureur mué en croisé politique n'a cessé d'être renforcée par les interventions répétées de l'Elysée et des ministres dans cette procédure. <em>«Je ne suis pas homme
          à céder aux pressions»</em>, répète Philippe Courroye au <em>Figaro</em>.
        </p>
      </li>
      <li>
        <p style="text-align: justify;">
          <span style="color: #000000; font-size: 10pt;">Peut-on, sans lui faire injure, juste remarquer qu'il n'est nul besoin de pression, si l'action publique qu'il revendique vouloir conduire
          précède justement les souhaits de ces mêmes responsables...</span>
        </p>
        <div class="media media-asset-image media-align-none" style="text-align: justify;">
          <img width="510" src="http://www.mediapart.fr/files/Fran%C3%A7ois%20Bonnet/sarkoko.png" alt="Intervention télévisée, le 12 juillet." title="Intervention télévisée, le 12 juillet." class=
          "asset asset-image">
          <div class="legend">
            Intervention télévisée, le 12 juillet.<span class="copyright">©</span>
          </div>
        </div>
        <p>
          &nbsp; Car il est pour le moins choquant de voir ministres et responsables de l'UMP conclure avant même la fin des enquêtes. C'est pourtant ce qui fut fait de la manière la plus
          spectaculaire:
        </p>
        <p style="text-align: justify;">
          <strong>Par Claude Guéant</strong>, dès le 7 juillet, lorsque profitant de la publication d'extraits de l'audition de l'ex-comptable des Bettencourt, laissant penser qu'elle se rétractait
          sur la question des financements politiques illicites, il se réjouit aussitôt par un communiqué: <em>«Ce sont des éléments très intéressants qui font litière à des accusations qui à force
          d'être répétées devenaient une vérité, cela détruit complètement deux accusations. La vérité est rétablie.»</em>
        </p>
        <ol style="text-align: justify; list-style-type: decimal;">
          <li>
            <span style="font-size: 10pt;"><strong>Par Michèle Alliot-Marie</strong>, garde des Sceaux, le 12 juillet dans un entretien au <em>Figaro</em>: <em>« Sur le plan du droit, on ne voit même
            pas bien ce qu'on reproche à Éric Woerth. L'affaire a débuté par une plainte pour abus de faiblesse. L'accuse-t-on d'en être le responsable? On parle de blanchiment, en serait-il
            l'auteur? Nul n'ose le prétendre. Il est question d'enregistrements illégaux, Éric Woerth en est-il coupable? Non, évidemment.»</em></span>
          </li>
          <li>
            <span style="font-size: 10pt;">Le témoignage confirmé à maintes reprises de l'ex-comptable Claire Thibout? <em>«Il m'est impossible de commenter une enquête en cours, toutefois je
            rappelle qu'un témoin ne peut valablement témoigner que des faits qu'il a vécus directement. Ce qu'il n'a pas vu ni entendu, ce ne sont que des conjectures de sa part.»</em></span>
          </li>
          <li>
            <span style="font-size: 10pt;"><strong>&nbsp;</strong></span>
          </li>
        </ol>
        <p>
          <span style="font-size: 10pt;">&nbsp;</span><span style="font-size: 10pt;"><strong>Par Nicolas Sarkozy,</strong> ce même 12 juillet, lors de son intervention télévisée: <em>«Les témoignages
          s'effondrent les uns après les autres...»</em> Quant au procureur, le voici requalifié en <em>«juge»</em>!</span>
        </p>
        <ol style="text-align: justify; list-style-type: decimal;">
          <li>
            <span style="font-size: 10pt;"><strong>Par Claude Guéant</strong> à nouveau, le 19 juillet, lorsqu'il affirme qu'<em>«aucun délit»</em> ne peut être reproché à Eric Woerth, au regard des
            extraits d'audition de Patrice de Maistre sur ses relations avec le ministre et les conditions de l'embauche de Florence Woerth. Extraits qui, au contraire, se révèlent fort embarrassants
            pour le ministre.</span>
          </li>
        </ol>
        <p style="text-align: justify;">
          <span style="color: #ff0000;"><span style="background-color: #ffffff; font-size: 10pt;"><span style="background-color: #ffffff; font-size: 10pt;"><span style="font-size: 10pt;"><span style=
          "color: #ff0000;"><span style="background-color: #ffffff; font-size: 10pt;"><span style="background-color: #ffffff; font-size: 10pt;"><span style="font-size: 10pt;"><span style=
          "color: #000000;"><span style="background-color: #ffffff; font-size: 10pt;"><span style="background-color: #ffffff; font-size: 10pt;"><span style="font-size: 10pt;"><span style=
          "color: #ff0000;"><span style="background-color: #ffffff; font-size: 10pt;"><span style="background-color: #ffffff; font-size: 10pt;"><span style="font-size: 10pt;"><span style=
          "color: #ff0000;"><span style="background-color: #ffffff; font-size: 10pt;"><span style="background-color: #ffffff; font-size: 10pt;"><span style="font-size: 10pt;"><span style=
          "color: #000000;"><span style="background-color: #ffffff; font-size: 10pt;"><span style="background-color: #ffffff; font-size: 10pt;"><span style="font-size: 10pt;">Sarkozy, Guéant,
          Alliot-Marie : les plus hautes autorités politiques, et tutelle du procureur, ont donc donné
          leur</span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span> <span style="background-color: #ffffff; font-size: 10pt;"><span style=
          "background-color: #ffffff; font-size: 10pt;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="background-color: #ffffff; font-size: 10pt;"><span style=
          "background-color: #ffffff; font-size: 10pt;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="background-color: #ffffff; font-size: 10pt;"><span style=
          "background-color: #ffffff; font-size: 10pt;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="background-color: #ffffff; font-size: 10pt;"><span style=
          "background-color: #ffffff; font-size: 10pt;"><span style="font-size: 10pt;">décision. Dans les quelques avis qu'il a déjà émis sur les éléments de l'enquête, le procureur ne prend pas
          grand</span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span> <span style="background-color: #ffffff; font-size: 10pt;"><span style=
          "background-color: #ffffff; font-size: 10pt;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="background-color: #ffffff; font-size: 10pt;"><span style=
          "background-color: #ffffff; font-size: 10pt;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="background-color: #ffffff; font-size: 10pt;"><span style=
          "background-color: #ffffff; font-size: 10pt;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="background-color: #ffffff; font-size: 10pt;"><span style=
          "background-color: #ffffff; font-size: 10pt;"><span style="font-size: 10pt;">soin de s'éloigner des jugements de ses
          autorités.</span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span></span>
        </p>
      </li>
      <li style="text-align: justify;">
        <div class="titre" style="display: block;">
          <div class="field field-type-text field-field-titre-page-4">
            <div class="field-items">
              <div class="field-item odd">
                <span style="color: #ff0000;">L<strong><span style="font-size: 12pt;">e statut des enregistrements clandestins</span></strong></span>
              </div>
            </div>
          </div>
        </div>
        <p>
          &nbsp;
        </p>
        <div class="media media-asset-image media-align-right">
          <img width="350" src="http://www.mediapart.fr/files/Fran%C3%A7ois%20Bonnet/gueant_sarkozy.jpg" class="asset asset-image">
          <div class="legend">
            <span class="copyright">© Reuters</span>
          </div>
        </div>
        <p style="text-align: justify;">
          Ainsi assure-t-il au <em>Figaro</em> : <em>«Sans préjuger de la suite, on peut d'ores et déjà constater que les propos prêtés par Mediapart à Claire Thibout concernant un financement
          politique généralisé ont été démentis par ses auditions devant les enquêteurs.»</em> Or c'est bien l'inverse qui est le cas. Claire Thibout a confirmé depuis, et à plusieurs reprises, la
          demande de 150.000 euros qui lui a été faite pour le financement de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy. Elle a de même confirmé le système de remise d'enveloppes d'argent liquide
          en usage chez les Bettencourt.
        </p>
        <p style="text-align: justify;">
          Plus grave encore est la critique répétée, faite dans <em>Le Monde</em> puis dans <em>Le Figaro</em>, à laquelle le procureur se livre des enregistrements clandestins. <em>«Au-delà, ces
          pratiques illégales sont une très grave entorse au principe de la loyauté de la preuve. C'est un total dévoiement de l'administration de la preuve et un procédé d'une illicité et d'une
          indignité extrêmes»</em>, dit-il.
        </p>
      </li>
      <li>
        <p style="text-align: justify;">
          <span style="color: #000000;">La méthode déloyale ne fait pas débat. Mais il se trouve que la jurisprudence constante autorise ce type d'éléments de preuves. Et c'est cette jurisprudence
          que le procureur souhaite manifestement démolir. Il est vrai que sans enregistrements... plus d'affaire Bettencourt/Woerth/Sarkozy.</span>
        </p>
      </li>
      <li style="text-align: justify;">
        <p style="text-align: justify;">
          Soumission hiérarchique, implication directe dans l'affaire, proximité politique, souhait de bouleverser la jurisprudence...
        </p>
      </li>
      <li>
        <p style="text-align: justify;">
          <span style="color: #000000;"><span style="font-size: 10pt;">Sans parler même de la guerre ouverte engagée avec la juge du tribunal de Nanterre, Isabelle Prévost-Desprez. Tout converge pour
          rendre insupportable le maintien du procureur Courroye à la tête des investigations engagées sur les affaires Bettencourt.</span></span>
        </p>
      </li>
    </ol>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Fri, 23 Jul 2010 10:11:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.vaucluse-socialiste.com/article-le-pouvoir-etouffe-l-affaire-bettencourt-54339608.html</guid>
                <category>Bettencourt</category>        <comments>http://www.vaucluse-socialiste.com/article-le-pouvoir-etouffe-l-affaire-bettencourt-54339608-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Le PS : «Hortefeux ferait mieux de balayer devant sa porte»]]></title>
        <link>http://www.vaucluse-socialiste.com/article-le-ps-hortefeux-ferait-mieux-de-balayer-devant-sa-porte-54281933.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    &nbsp;
  </p>&nbsp;
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <div id="para_1" class="para_1092798 resize" style="text-align: justify;">
    <div class="photo top" style="margin-bottom: 10px;">
      <img src="http://www.marianne2.fr/photo/922619-1092798.jpg?v=1279727885" alt="Le PS : «Hortefeux ferait mieux de balayer devant sa porte»" title=
      "Le PS : «Hortefeux ferait mieux de balayer devant sa porte»">
    </div>
    <div class="photo top" style="margin-bottom: 10px;">
      <span style="font-size: 10pt;"><span style="text-align: justify; background-color: #ffffff; color: #000000;">Suite aux violents événements survenus à Grenoble et Saint-Aignan, Nicolas Sarkozy
      s'est dit décidé à mener une véritable <em>«guerre à la criminalité»</em>. Le couplet est connu, il a dénoncé «des événements d'une extrême gravité marquant une escalade de la violence, en
      particulier envers les forces de l'ordre».</span></span>
    </div>
    <div class="photo top" style="margin-bottom: 10px;">
      <span style="font-size: 10pt;"><span style="text-align: justify; background-color: #ffffff; color: #000000;">D'ores et déjà un policier a été&nbsp; nommé à la tête de la préfecture de l'Isère.
      Ce matin, sur Europe</span></span><span style="font-size: 10pt;"><span style="text-align: justify; background-color: #ffffff; color: #000000;">1, Brice Hortefeux pointait les carences des
      municipalités, majoritairement de gauche, en matière de lutte contre l'insécurité. Secrétaire National du PS, chargé de la sécurité, Jean-Jacques Urvoas ne s'aligne pas sur le discours de ses
      collègues qui en appellent à un Grenelle de la Sécurité.</span></span>
    </div>
    <div class="photo top" style="margin-bottom: 10px;">
      <span style="font-size: 10pt;"><span style="text-align: justify; background-color: #ffffff; color: #000000;">Constatant une escalade dans les violences qui touchent les forces de l'ordre, le
      député du Finistère développe la doctrine socialiste en matière de sécurité: la fin d'une politique du chiffre, une police pérenne des territoires et assumer la complexité de la réponse en la
      matière.&nbsp;<br></span></span>
    </div><!--pub-spot--><!-- dur&eacute;e : 0.13335013389587 sec -->
    <div class="photo top" style="margin-bottom: 10px;">
      <strong>Marianne2.fr: Interrogé sur Europe 1, Brice Hortefeux a reproché aux maires majoritairement socialistes de ne pas jouer leur rôle en matière de lutte contre la délinquance, pointant le
      manque de polices municipales, de vidéo-protection, de mesures de rétorsions à l’égard des familles, voire une politique de rénovation des quartiers défaillante&nbsp;?</strong><br>
      <br>
      <strong>Jean-Jacques Huertas:</strong> Brice Hortefeux ferait mieux de balayer devant sa porte. Il a supprimé 5.800 postes de policiers depuis 2008. Il tente de masquer un échec dont il est le
      seul responsable&nbsp;: la dégradation de la sécurité en France. Qu’il fasse son métier plutôt que de se défausser sur les autres.
    </div>
    <div class="photo top" style="margin-bottom: 10px;">
      Que je sache, Hortefeux n’a pas été maire, la sécurité du territoire ne repose pas sur les maires. Il dit que les collectivités (NDLR&nbsp;: majoritairement dirigées par la gauche) ont pris du
      retard sur la vidéo-protection. Nous ne parvenons pas à avoir aujourd’hui les chiffres du Ministère en matière d’installation de vidéo-surveillance… Sur le fond, il ne faut pas idéaliser non
      plus la vidéo-surveillance.
    </div>
    <div class="photo top" style="margin-bottom: 10px;">
      C’est un moyen qui ne pallie en rien le manque de moyens humains.
    </div>
    <div class="photo top" style="margin-bottom: 10px;">
      Par ailleurs quand Hortefeux nous explique que la seule solution, c’est la répression. Le constat, c’est qu’aujourd’hui on tire sur les forces de l’ordre. En pointant la responsabilité sur les
      maires et les collectivités locales, il ne fait que tenter de masquer son propre échec.
    </div>
    <div class="photo top" style="margin-bottom: 10px;">
      Face à une situation qui lui échappe de plus en plus, il se réfugie derrière une rhétorique musclée et volontariste qui en réalité reconnaît son impuissance et organise le renoncement de la
      République. En fait, Brice Hortefeux ne cherche même plus à maintenir l’ordre, il tente juste de contenir les désordres.<br>
      <br>
      <strong>Quel regard portez-vous sur les événements survenus à Grenoble et Saint-Aignan. Tirs à balles réelles sur les forces de l'ordre, émeutes, phénomènes de vengeance.&nbsp; Un cap a-t-il
      été franchi&nbsp;? Il y a là comme une impression de «&nbsp;territoires perdus de la République&nbsp;» où le policier est perçu comme un ennemi, un intrus dans la cité ?</strong><br>
      <br>
      Ce n’est pas un phénomène nouveau. Il y a déjà eu des cas similaires d’émeutes ou d’affrontements violents avec des policiers. Ce n’est pas un phénomène national non plus. Aujourd’hui 20% des
      départements concentrent 80% des phénomènes de délinquance.
    </div>
    <div class="photo top" style="margin-bottom: 10px;">
      Les deux faits générateurs n’ont rien de comparable mais tous deux traduisent une escalade dans les violences visant les forces de police et de gendarmerie. Aujourd’hui on tire sur les forces
      de l’ordre à visage découvert. La force ne fait plus peur. Résultat, on envoie le RAID et plusieurs compagnies de CRS le premier jour.
    </div>
    <div class="photo top" style="text-align: justify; margin-bottom: 10px;">
      Envoyer le RAID le premier jour, cela signale une forme d’impasse, une impuissance à régler les problèmes. Le gouvernement est aujourd’hui totalement dépassé par les évènements.<br>
      &nbsp;<br>
      <strong>Les socialistes donnent l’impression d’en revenir toujours aux mêmes solutions, police de proximité et Grenelle de la sécurité. Pour Hortefeux, il n’y a pas besoin de colloques, de
      «&nbsp;grenelliser&nbsp;». Quelles solutions alternatives propose le Parti Socialiste&nbsp;?</strong><br>
      <br>
      Effectivement. Il est plus urgent d’agir que de parler. Il y a plusieurs directions prioritaires<br>
      Aujourd’hui les policiers font du chiffre, il y a une dégradation très nette des conditions de travail. Lorsqu’il était au Ministère de l’Intérieur, Sarkozy avait créé des postes, depuis il en
      a détruit. Il faut arrêter avec ça.
    </div>
    <div class="photo top" style="text-align: justify; margin-bottom: 10px;">
      En 1947, le ministre de l’Intérieur Jules Moch disait <em>«&nbsp;il faut montrer sa force pour ne pas avoir à s’en servir&nbsp;».</em><br>
      Il faut évidemment territorialiser la police. Je ne suis pas un fétichiste des mots.
    </div>
    <div class="photo top" style="text-align: justify; margin-bottom: 10px;">
      On pourra appeler cela police de proximité, police de quartiers. Mais on ne peut plus avoir des policiers qui passent trois jours dans un coin. Il faut une police pérenne des territoires. Il
      faut également du temps, il n’y a pas que les préfets qui sautent, les policiers aussi. &nbsp;
    </div>
    <div class="photo top" style="text-align: justify; margin-bottom: 10px;">
      Il faut arrêter ça et assumer la complexité de la réponse, il faut une justice efficace. Si la sanction n’est pas rendue dans un délai raisonnable, elle n’aura aucun effet d’exemplarité.
    </div>
    <div class="photo top" style="text-align: justify; margin-bottom: 10px;">
      L’éducation est évidemment un élément prioritaire. Il faut aussi s’attaquer aux problèmes urbanistiques, sociaux,
    </div>
    <div class="photo top" style="text-align: justify; margin-bottom: 10px;">
      et mettre en place une véritable politique de prévention.
    </div>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Thu, 22 Jul 2010 08:34:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.vaucluse-socialiste.com/article-le-ps-hortefeux-ferait-mieux-de-balayer-devant-sa-porte-54281933.html</guid>
                <category>Sécurité</category>        <comments>http://www.vaucluse-socialiste.com/article-le-ps-hortefeux-ferait-mieux-de-balayer-devant-sa-porte-54281933-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Scandale Bettencourt: «l'Effaceur»,en toute impunité]]></title>
        <link>http://www.vaucluse-socialiste.com/article-scandale-bettencourt-l-effaceur-en-toute-impunite-53851246.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="color: #810081;"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: 18pt;"><strong><span style="background-color: #ff9900;"><span class="titre_une_taille_2">Scandale Bettencourt:
    «l'Effaceur»,</span><span class="titre_une_taille_2">en toute impunité</span></span></strong></span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="background-color: #ffffff;"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: 18pt;"><span class="titre_une_taille_2"><span style="font-size: 10pt;"><strong>Nicolas Sarkozy a
    réussi une démonstration de puissance, lundi 12 juillet. Inutile de vraiment s'expliquer, a signifié le président, puisque l'Etat et ses services sont... à son service. Et pendant que les
    «nettoyeurs» achèvent leur travail, le président peut prendre une hautaine altitude. Il n'y a plus rien à voir!</strong></span></span></span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="background-color: #ffffff;">Une petite vingtaine de minutes ont donc suffi à pousser sur le bas-côté un scandale d'Etat qui menace la présidence de la République. Un Nicolas Sarkozy
    calme, serein, diront les aboyeurs de l'UMP, parlant de la terrasse de l'Elysée, traçant ces «perspectives» tant attendues par une majorité en déroute et parlant aux <em>«vraies gens»</em>, comme
    disait feu Georges Marchais.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Des «vraies gens» qui seront sans doute désarçonnées par tant de généralités, redites et rabâchages d'un homme voulant à tout prix endosser l'habit et la posture du président&nbsp;: à tel point
    qu'il a dû assurer à plusieurs reprises de <em>«son sang-froid»</em>, parce qu'il est <em>«président»</em>...
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Ce n'est pas seulement un exercice d'illusionniste. Sans surprise, Nicolas Sarkozy aura répondu à tout juste quatre des treize questions clés qui se posent à propos de cette affaire tentaculaire
    et sans précédent qu'est le scandale Bettencourt.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Nous avions listé ces questions dès lundi matin: non pas des questions polémiques mais des interrogations factuelles, précises, sur les différents volets d'une affaire où se croisent fraude
    fiscale, financements politiques, pressions sur la justice, manipulations d'enquêtes, conflit d'intérêts et fusion du monde de l'argent et de la politique <span style=
    "color: #ff0000;"><strong>(</strong></span><a href="http://www.mediapart.fr/journal/france/110710/affaire-bettencourt-nos-questions-nicolas-sarkozy"><span style="color: #ff0000;"><strong>nos
    treize questions sont à lire ici</strong></span></a><span style="color: #ff0000;"><strong>).</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Nicolas Sarkozy a pu ne pas répondre car il a su s'assurer depuis bientôt dix ans – dans les ministères puis à l'Elysée – d'un contrôle total des services de l'Etat. Le rapport du chef de
    l'inspection générale des finances aura permis de <em>«laver de tout soupçon»</em> Eric Woerth.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <em>«C'est réglé, il est parfaitement innocent»</em>, a souligné le président. Avec les enquêtes préliminaires menées par le procureur de Nanterre, Philippe Courroye, <em>«la vérité se fait jour
    après jour»</em>. Et le président en connaît le résultat: <em>«Les témoignages s'effondrent les uns après les autres.»</em>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Tout l'archaïsme et la dangerosité de cette hyperprésidence sont là: la quasi-privatisation des services de l'Etat (administration fiscale, police, justice... et jusqu'à l'audiovisuel
    public&nbsp;!) peut autoriser Nicolas Sarkozy à s'émanciper de toute réponse argumentée.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    La puissance élyséenne se suffit à elle-même dans le mépris de tous les contre-pouvoirs et de tous les devoirs de «rendre compte» aux citoyens.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Cet aveuglement démocratique, qui permet de balayer d'un revers de main trois semaines de crise politique majeure, agrandit un peu plus la fracture grandissante entre des électeurs et des élites
    qui, hors du jour du vote, s'estiment en état d'impunité absolue. La «fabrique du populisme» était dénoncée depuis des jours par l'UMP pour tenir en laisse la presse.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    C'est au contraire cette stratégie du déni et du refus d'un débat démocratique pluraliste qui alimente les extrêmes et jette du charbon dans la chaudière du Front national.
  </p>
  <div class="titre" style="display: block;">
    <div class="field field-type-text field-field-titre-page-2">
      <div class="field-items">
        <div class="field-item odd">
          <span style="font-size: 12pt;"><em><strong>Le procureur en service commandé</strong></em></span>
        </div>
      </div>
    </div>
  </div>
  <p style="text-align: justify;">
    Tout a été dit des insuffisances, silences et failles du rapport de l'Inspection générale des finances. L'instrumentalisation de ce corps d'Etat, sous tutelle directe de l'exécutif et du
    ministère de l'économie et des finances, rendait par avance l'exercice ridicule.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Et quelques petites pierres dans ce rapport le disent implicitement: comme ces rencontres notées, par exemple, entre Patrice de Maistre, gestionnaire de la fortune de Liliane Bettencourt, et le
    ministre Woerth, sa cellule fiscale et son cabinet.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Plus grave est le fait qu'un tel corps de hauts fonctionnaires se prête à ce lamentable jeu de cache-cache où l'essentiel se joue non dans ce qui est écrit, mais dans ce qui est tu.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    La même instrumentalisation est en cours au parquet de Nanterre, où le procureur Philippe Courroye est en train de boucler les trois enquêtes préliminaires au risque de provoquer maintenant un
    scandale judiciaire.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Car il faut redire que ce procureur, longuement cité dans les enregistrements clandestins pour ces liens avec l'Elysée, pour son engagement en faveur d'une partie – en l'occurrence Liliane
    Bettencourt – est aujourd'hui chargé de «nettoyer» les dossiers révélés.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Il le dit d'ailleurs sans grande précaution au journal <em>Le Monde</em> daté du 13 juillet. Y a-t-il seulement matière à enquête, quand ce proche de Sarkozy estime que <em>«ces enregistrements
    clandestins posent un immense problème de principe. Une borne a été franchie»</em>?
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Le procureur efface ainsi la jurisprudence constante de la Cour de cassation, de la Cour européenne des droits de l'homme. Nous le renvoyons aux attendus du tribunal correctionnel de Paris qui a
    jugé légitimes la publication et l'utilisation de tels enregistrements vu la gravité et le <em>«caractère d'intérêt public»</em> des faits ainsi révélés.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Une autre enquête ouverte par le procureur vise à détruire méthodiquement les témoignages de l'ex-comptable des Bettencourt, Claire Thibout, sur des faits présumés de financements politiques
    illégaux.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Entendue comme témoin, sans avocat et au mépris des droits élémentaires de la défense ou du contradictoire, Claire Thibout <em>«n'a jamais tenu à Mediapart un certain nombre de propos qu'on lui a
    prêtés»</em>. Son avocat disait pourtant l'inverse le lendemain matin de cet interrogatoire, nous maintenons l'intégralité des propos rapportés et reviendrons demain de manière détaillée sur ce
    témoignage.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Mais le scandale est là&nbsp;: dans la toute-puissance d'un magistrat concentrant tous les pouvoirs d'enquête et soumis hiérarchiquement à l'exécutif, en supposant qu'il ne le soit pas
    politiquement à la présidence.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Le contenu des enregistrements&nbsp;? Balayé.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Le chèque qu'aurait signé Liliane Bettencourt à Nicolas Sarkozy&nbsp;? Ecarté.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Les 150.000 euros demandés à la comptable début 2007 pour financer la campagne présidentielle&nbsp;? Pas évoqué.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Le système d'enveloppes d'argent liquide aux politiques et à l'ancien maire de Neuilly&nbsp;? <em>«Une honte»</em> de l'imaginer.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Les interventions d'un conseiller de l'Elysée dans la procédure opposant Liliane Bettencourt à sa fille&nbsp;? Pas évoquées.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Les 30 millions d'euros reversés au titre du bouclier fiscal à Mme Bettencourt&nbsp;? <em>«Laissez cela à d'autres»</em>.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    C'est ce que peut se permettre Nicolas Sarkozy. Campé dans cette forteresse élyséenne qui, comme pour Jacques Chirac, comme pour François Mitterrand avant lui, autorise la pleine irresponsabilité
    du président.
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 13 Jul 2010 11:58:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.vaucluse-socialiste.com/article-scandale-bettencourt-l-effaceur-en-toute-impunite-53851246.html</guid>
                <category>SARKOLAND</category>        <comments>http://www.vaucluse-socialiste.com/article-scandale-bettencourt-l-effaceur-en-toute-impunite-53851246-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Retraites: les syndicats dénoncent les «mensonges» d'un Président «sourd»]]></title>
        <link>http://www.vaucluse-socialiste.com/article-retraites-les-syndicats-denoncent-les-mensonges-d-un-president-sourd-53860140.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="color: #000000;"><span style="font-size: 18pt;"><strong><span style="background-color: #ff9900;">Retraites: les syndicats dénoncent les «mensonges» d'un&nbsp;Président
    «sourd»</span></strong></span></span>
  </p>
  <p class="clear authors"></p>
  <p>
    <strong><img src="http://q.liberation.fr/photo/id/170584/r/03/02/w/459/m/1279026854"></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <em>Sourd aux problèmes des Français»</em>, <em>«mensonges».</em> Au lendemain de l'intervention télévisée de Nicolas Sarkozy, les syndicats ne voient dans les propos du chef de l'Etat aucune
    possibilité de dialoguer sur la réforme des retraites. Un texte qui est présenté ce mardi par Eric Woerth en Conseil des ministres.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Le secrétaire général de la CFDT, <strong>François Chérèque</strong>, a déploré que Nicolas Sarkozy soit resté <em>«sourd aux problèmes des Français».</em> <em>«Il a eu de la compassion pour M.
    Woerth qui a beaucoup souffert, pour Mme Bettencourt et ses amis qui paient trop d'impôts, pour M. Henry et ses états d'âme, pour les médecins libéraux.</em>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <em>On se demande bien pourquoi. Par contre, il n'a pas parlé des problèmes des gens. Rien sur les chômeurs, sur les jeunes, sur la situation des femmes qui vont travailler jusqu'à 67 ans»,</em>
    a lancé le leader syndicaliste, invité d'Europe 1.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <em>«Globalement, on a quand même le sentiment que le gouvernement ne veut rien changer»</em> à la réforme des retraites, a poursuivi François Chérèque<em>.</em>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <em>«Arrêtons de penser qu'il y a des débats. Le président de la République nous a dit que sur la pénibilité, cela serait l'invalidité. Point. Que ceux qui ont commencé à travailler à 18 ans
    cotiseront qurante-quatre ans et que ça ne changera pas. Je ne vois pas où sont les ouvertures dans son discours»,</em> a-t-il ajouté.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Pour le leader syndicaliste, l'inflexibilité affichée chef de l'Etat relève d'<em>«un discours politique normal». «En expliquant et en mobilisant on va pouvoir faire changer les choses et le
    débat au Parlement va pouvoir faire changer les choses»,</em> veut croire François Chérèque.
  </p>
  <div>
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  </div>
  <p style="text-align: justify;">
    Quant à <strong>Jean-Claude Mailly</strong>, secrétaire général de Force ouvrière, l'intervention du chef de l'Etat montre que l'un des objectifs de la réforme est <em>«de répondre aux attentes
    des marchés financiers».</em>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <em>«Cela confirme bien le caractère économique de cette réforme et non pas son caractère social»,</em> a analysé Jean-Claude Mailly sur RTL.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong>Bernard Thibault</strong> a relevé des <em>«mensonges»</em> dans les déclarations du Président. <em>«Exemple, ceux qui ont commencé à travailler très tôt vont pouvoir partir avant 60 ans:
    ce n'est absolument pas ce que dit le texte qui va être soumis en Conseil des ministres aujourd'hui»,</em> a dénoncé le secrétaire général de la CGT.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <em>«Ce que dit le texte, c'est ceux qui ont commencé à travailler tôt pourront partir avant 62 ans, puisque l'âge légal passerait à 62 ans, ce n'est pas avant 60 ans».</em>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Deuxième mensonge pointé par le syndicaliste: <em>«Beaucoup de femmes ont entendu dire que leur congé de maternité allait être intégré dans les trimestres cotisés: ce sera vrai à l'avenir pour
    les futurs congés de maternité, autrement dit pour les femmes qui partiront à l'horizon 2040</em>»<em>,</em> a expliqué Bernard Thibault.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <em>«Alors que beaucoup ont compris que si elles avaient eu des enfants dans les dernières décennies, ça allait enfin compter pour leur retraite»,</em> a-t-il ajouté.
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    En conséquence, la riposte sera de <em>«continuer à informer».</em> Autre contre-offensive des syndicats: la journée de mobilisation, fixée au 7 septembre, jour où débutera l'examen du projet de
    loi débutera au Parlement. Des rassemblements sont également prévus devant le ministère du Travail, à Paris, et devant les préfectures, en région.
  </p>
  <div>
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  </div>
  <p>
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 13 Jul 2010 10:19:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.vaucluse-socialiste.com/article-retraites-les-syndicats-denoncent-les-mensonges-d-un-president-sourd-53860140.html</guid>
                <category>Retraites</category>        <comments>http://www.vaucluse-socialiste.com/article-retraites-les-syndicats-denoncent-les-mensonges-d-un-president-sourd-53860140-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Le «Premier cercle», enquêtesur ces donateurs de l'UMP]]></title>
        <link>http://www.vaucluse-socialiste.com/article-le-premier-cercle-enquetesur-ces-donateurs-de-l-ump-53244058.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="color: #0000ff;"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: 18pt;"><strong><span style="background-color: #ff9900;"><span class="titre_une_taille_2">Le «Premier cercle»,
    enquête</span><span class="titre_une_taille_2">sur ces donateurs de l'UMP</span></span></strong></span></span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #0000ff;"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: 18pt;"><strong><span style="background-color: #ff9900;"><span class=
    "titre_une_taille_2">&nbsp;</span></span></strong></span></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong>En écho à l'affaire Bettencourt, Mediapart a enquêté sur le «Premier cercle», structure créée par Nicolas Sarkozy pour draguer les grandes fortunes. Entre champs de course et chasses
    privées rassemblant le gratin du monde des affaires de Paris et de Neuilly, plongée dans la comédie humaine des grands de ce monde.</strong>
  </p>
  <div class="content">
    <div class="media media-imagecache-225_pixels media-align-left">
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    </div>
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      <div id="page_papier_1" class="page_papier_detail" style="text-align: justify;">
        <p>
          «<em>C'est pas cher et ils apprécient.</em>» Dans les enregistrements pirates des conversations entre Liliane Bettencourt et son gestionnaire de fortune, Patrice de Maistre, la formule
          revient en boucle. C'est ce dernier qui use de l'expression pour expliquer à la milliardaire les raisons pour lesquelles elle doit signer ce qu'il présente comme trois chèques, le premier
          au profit de Valérie Pécresse, à l'époque tête de liste de l'UMP aux élections régionales, le deuxième au profit d'Eric Woerth et le troisième au profit de Nicolas Sarkozy.
        </p>
        <p>
          «<em>C'est pas cher et ils apprécient.</em>» Sans doute la formule résume-t-elle aussi l'état d'esprit de quelques très grandes fortunes françaises qui ont pris l'habitude de verser leur
          dîme à l'UMP au travers d'une structure qui joue, dans les coulisses du pouvoir et des milieux des affaires, un rôle clef: le «Premier cercle» des donateurs.
        </p>
        <p>
          Car c'est l'autre onde de choc de l'affaire Woerth-Bettencourt: elle permet de comprendre que les relations entre Nicolas Sarkozy et les milieux des très grandes fortunes françaises ne se
          réduisent pas à ce qu'avait pu suggérer la célèbre soirée du Fouquet's, le 6 mai 2007, au soir du second tour de l'élection présidentielle – une fête à laquelle n'avaient été conviés que
          les PDG-propriétaires les plus puissants, de Bernard Arnault jusqu'à Martin Bouygues, en passant par Vincent Bolloré, Albert Frère ou encore Paul Desmarais.
        </p>
        <p>
          Non, les réseaux sarkozystes sont beaucoup plus amples que cela. Et surtout beaucoup mieux organisés qu'on ne pouvait le penser. Le «Premier cercle» est une organisation discrète, mais très
          efficace, qui rassemble le gotha de la très grande bourgeoisie et de la noblesse.
        </p>
        <p>
          Un organisme hybride, sorte de Rotary réservé pour les ultra-riches, qui tient des assemblées périodiques dans les hôtels très chic mais aussi des dîners privés plus confidentiels dans les
          hôtels particuliers de l'un ou l'autre de ces richissimes donateurs.
        </p>
        <div class="media media-imagecache-300_pixels media-align-left">
          <a class="lightbox-processed" rel="lightbox" href="http://www.mediapart.fr/files/Laurent%20Mauduit/Hoffenberg.png" target="_blank"><img height="337" width="300" src=
          "http://www.mediapart.fr/files/imagecache/300_pixels/Laurent%20Mauduit/Hoffenberg.png" class="imagecache imagecache-300_pixels"></a>
        </div><span style="font-size: 10pt;">L'histoire commence à la fin de 2004, quand Nicolas Sarkozy, après avoir pris à la hussarde les commandes de l'UMP pour en devenir le président, commence
        à réfléchir à l'organisation du mouvement, dans la perspective de l'élection présidentielle. Celui qui est en passe de devenir le champion de la droite le sait: l'argent est souvent le nerf
        de la guerre. Et dans l'échelle de ses valeurs personnelles, c'est le critère absolu de la réussite.</span>
        <p>
          &nbsp;C'est donc lui qui pense à organiser au sein de son parti une structure dédiée à la collecte de l'argent auprès des plus grandes fortunes, sur le modèle des «Charity dinners» qui ont
          prospéré aux Etats-Unis. Cette idée, il en confie la mise en œuvre à Eric Woerth, le seul proche d'Alain Juppé qu'il garde auprès de lui, et qui est le trésorier de l'UMP, ainsi qu'à une
          militante, Valérie Hoffenberg.
        </p>
        <p>
          Valérie Hoffenberg (<a href="http://valeriehoffenberg.wordpress.com/"><span style="color: #ff0000;"><strong>on trouvera ici son blog</strong></span></a>) deviendra conseillère de Paris et,
          <a href=
          "http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/pays-zones-geo_833/israel-territoires-palestiniens_413/processus-paix_2800/valerie-hoffenberg-nommee-representante-speciale-france-pour-dimension-economique-culturelle-commerciale-educative-environnementale-du-processus-paix-au-proche-orient-12.08.09_76008.html">
          <span style="color: #ff0000;"><strong>par une décision de Nicolas Sarkozy</strong></span></a><span style="color: #ff0000;"><strong>,</strong></span> représentante spéciale de la France pour
          la dimension économique, culturelle, commerciale, éducative et environnementale du processus de paix au Proche-Orient. Elle est aussi la présidente du bureau français de l'American Jewish
          Committee (AJC) et militante active de Génération France, le club de Jean-François Copé.
        </p>
        <p>
          &nbsp;
        </p>
        <div class="titre" style="display: block;">
          <div class="field field-type-text field-field-titre-page-2">
            <div class="field-items">
              <div class="field-item odd">
                <strong>« Quand Woerth aimait les comptes en Suisse »</strong>
              </div>
            </div>
          </div>
        </div>
        <p>
          L'idée de Nicolas Sarkozy donne naissance quelque temps plus tard au «Premier cercle», structure de l'UMP destinée à recevoir les dons des plus riches, ceux qui peuvent apporter entre 3.000
          et 7.500 euros, somme qui constitue le plafond annuel autorisé de don fait par un particulier à un parti politique (mais seulement 4.600 euros pour un candidat à une élection). Dans le même
          temps, une autre structure voit le jour, baptisée le «Cercle France», destinée à recevoir les dons de 300 euros à 3.000 euros.
        </p>
        <p>
          Le «Premier cercle» est ainsi le cercle des VIP du sarkozysme, de ceux qui peuvent donner beaucoup d'argent et qui, en contrepartie, peuvent une fois par mois venir débattre avec un
          dirigeant du parti – et souvent avec Nicolas Sarkozy lui-même. Le «Cercle France», c'est le cercle plus bas de gamme.
        </p>
        <p>
          Quand ces deux structures sont mises sur pied, elles ne font, dans un premier temps, guère parler d'elles, hormis dans les cénacles de l'UMP. Elles apparaissent dans l'organigramme de l'UMP
          (<a href="http://www.lemouvementpopulaire.fr/donner/"><span style="color: #ff0000;"><strong>on peut le vérifier ici</strong></span></a><span style=
          "color: #ff0000;"><strong>),</strong></span> mais nul ne s'y intéresse. Même pendant la campagne présidentielle de 2007, le «Premier cercle» est très actif, multiplie les réunions dans de
          grands hôtels, mais réussit le tour de force de ne pas faire parler de lui, ou presque.
        </p>
        <p>
          C'est à partir de 2009 que les choses commencent à se gâter pour cette structure de l'UMP, qui attire la curiosité de la presse. D'abord, un article du quotidien suisse, <a href=
          "http://archives.lematin.ch/LM/LMD/-/article-2009-09-479/antoine-menusiercorrespondant-a-parisce-23-mars-2007-eric-woerth-alors-tresorier-de-la-campagne"><strong><em>Le Matin</em>, dans son
          édition du 19 septembre 2009</strong></a><strong>,</strong> lève le voile sur une réunion tenue par le «Premier cercle» à Genève, le 23 mars 2007, un mois à peine donc avant le premier tour
          de l'élection présidentielle. Titré méchamment «<em>Quand Woerth aimait les comptes en Suisse</em>», l'article commençait ainsi:
        </p>
        <p>
          «<em>Ce 23 mars 2007, Eric Woerth, alors trésorier de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy, était venu en ami à Genève. Patrick Devedjian, à l'époque député des Hauts-de-Seine,
          l'accompagnait. Cette visite en Suisse avait un but: récolter de l'argent pour financer l'“effort de guerre” du candidat de la droite, opposé à sa rivale socialiste, Ségolène Royal. Le
          comité de soutien UMP Suisse avait vu grand pour accueillir les émissaires de Sarkozy: une réception à l'Hôtel Crowne Plaza en début de soirée, suivie d'une réunion au Caviar House, dans la
          très chic rue du Rhône, avec le “premier cercle”, autrement dit, les donateurs les plus fortunés. “Eric Woerth ne cherchait pas alors à savoir si les chèques qu'on lui remettait étaient
          prélevés sur des comptes suisses non déclarés au fisc français”</em>, <em>raconte un banquier français opérant dans une banque genevoise</em>.»
        </p>
        <div class="media media-embed-fullsize media-align-left">
          <div>
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            </object>
          </div>
        </div>
        <p>
          Au plus fort de la campagne présidentielle, d'autres réunions du même type, mais tenues plus discrètement, ont d'ailleurs lieu, à Paris, mais tout autant à l'étranger, pour tenter de
          draguer les plus grandes fortunes. On en trouve d'ailleurs trace <a href="http://www.ump-fr.org/spip.php?page=contentsheet1&amp;id_article=249"><span style="color: #ff0000;"><strong>sur le
          site internet de l'UMP</strong></span></a>, qui dans ses archives fait ainsi état d'une réunion dans une brasserie chic de New York, avec les deux mêmes, Patrick Devedjian et Eric Woerth.
          La séance est présidée par Guy Wildenstein, un ami proche de Nicolas Sarkozy, fils d'un célèbre et richissime marchand de tableaux et galeriste lui-même de son état sur la célèbre Madison
          Avenue – on le voit dans la vidéo ci-contre mener campagne à cette époque pour son «ami Nicolas» sur «SarkoTV».
        </p>
        <p>
          Cette hyper activité du «Premier cercle» produit pourtant les effets escomptés par le candidat Sarkozy: elle contribue très largement à ce que Nicolas Sarkozy, avec 9.125.105 euros, soit le
          candidat qui ait reçu les dons les plus nombreux de personnes physiques. A côté de lui, sa rivale Ségolène Royal, qui n'a reçu au même titre, que 743.432 euros, passe pour une pauvresse...
        </p>
        <div class="titre" style="display: block;">
          <div class="field field-type-text field-field-titre-page-3">
            <div class="field-items">
              <div class="field-item odd">
                <strong>« Qui veut donner des millions ? »</strong>
              </div>
            </div>
          </div>
        </div>
        <p>
          Cette même année 2009, un autre article, publié par <em>Le Point</em> et intitulé <a href=
          "http://www.lepoint.fr/actualites-politique/qui-veut-donner-des-millions/917/0/368588)"><strong>«<span style="color: #ff0000;"><em>Qui veut donner des millions?</em>»</span></strong></a>,
          apporte pour la première fois de nombreux détails sur le «Premier cercle». S'est tenue, quelques semaines auparavant, une réunion avec ses riches donateurs parisiens dans ce qui est, dans
          la capitale, son «QG» pour ce genre de manifestation mi-politique mi-mondaine: le très chic Hôtel Bristol, à deux pas de l'Elysée.
        </p>
        <p>
          Eric Woerth en est comme à l'accoutumée le grand organisateur et Nicolas Sarkozy y participe aussi. «<em>Au Bristol – réception financée par le parti –, beaucoup attendent le président avec
          une impatience tout enfantine, maîtrisée en la circonstance</em>, raconte l'hebdomadaire<em>. Et pour cause. Ils sont chefs d'entreprise, hommes d'affaires, avocats, médecins, pour certains
          multimillionnaires, toujours entre deux avions. Venus de New York, de Londres ou de Madrid. Se côtoient Olivier et Laurent Dassault, Sydney Ohana, le chirurgien des stars, Aldo Cardoso,
          ancien PDG d'Andersen Worldwide, ou encore Guillaume Dard, PDG de Montpensier Finance. Ils ont en partie financé sa campagne de 2007 et sont prêts à récidiver en 2012. Leur carte d'adhérent
          n'a rien de celle du militant de base à 25 euros. Bleu sombre, seyante, il y est inscrit en lettres fines “Premier Cercle Premium”. Ils sont près de 400 à l'avoir fièrement en poche. 400 à
          avoir déboursé dans l'année entre 3.000 et 7.500 euros pour la bonne cause sarkozienne.</em>
        </p>
        <p>
          <em>Et pour contourner ce plafond légal, “beaucoup n'hésitent pas à verser des sommes aux membres de leur famille ou à des amis en leur demandant d'en faire don ensuite à l'UMP. C'est la
          combine, tous les partis usent de cette technique</em><em>”, confie un membre du club. Un autre d'ajouter: “Dès que l'on donne, on reçoit une belle lettre personnalisée de
          Woerth”</em><em>.»</em>
        </p>
        <p>
          La réunion est donc en apparence du même type que celle de Genève. A ce détail près que son invité d'honneur est devenu chef de l'Etat. Et puis aussi à cet autre détail près, que
          l'hebdomadaire relève au détour de l'article: Eric Woerth a changé de statut. Il n'est plus seulement trésorier de l'UMP ; il est aussi devenu depuis 2007 ministre du budget. En clair, il
          est placé dans une situation de conflit d'intérêts.
        </p>
        <p>
          Alors que la question n'alimente pas encore de controverse publique, l'auteur de l'article interpelle pourtant l'intéressé sur la question: <em>«Que ce dernier soit à la fois ministre du
          budget, donc des impôts, et “animateur” du club ne lui pose guère de problème moral: “Nous ne sommes pas dans une République bananière, ni dans le mélange des genres. Il n'y a pas de
          confusion. Je joue un rôle politique à l'UMP, qui est mon parti.”</em><em>»</em>
        </p>
        <p>
          &nbsp;Eric Woerth balaie donc l'interpellation d'un revers de main. Quelques semaines plus tard, <a href=
          "http://www.leparisien.fr/politique/quand-le-president-cajole-ses-genereux-donateurs-09-12-2009-737945.php"><span style="color: #ff0000;"><strong>le 9 décembre 2009, c'est au tour du
          <em>Parisien</em></strong></span>,</a> de raconter par le menu une autre réunion du «Premier cercle», qui s'est tenue deux jours avant, le 7 décembre, toujours à l'Hôtel Bristol, et en
          présence de Nicolas Sarkozy.
        </p>
        <p>
          «<em>C'est le trésorier du parti, Eric Woerth, par ailleurs ministre du budget, qui s'occupe de tout</em>», raconte le journal, avant d'achever son récit de la sorte: <em>«Sarkozy n'oublie
          pas de caresser ses donateurs dans le sens du poil en leur jurant qu'il ne reviendra “jamai</em><em>s”</em> <em>sur le bouclier fiscal ou en les rassurant sur sa supposée complicité avec le
          patron de la CGT, Bernard Thibault: “On s'entend bien, oui, mais de là à dire que c'est un ami...”</em> <em>A propos de son éventuelle candidature en 2012, il s'est montré prudent, mais les
          donateurs ont gardé ces phrases en mémoire: “Je suis heureux de vous voir. Le moment venu, j'aurai peut-être besoin de vous</em><em>...”»</em>
        </p>
        <div class="titre" style="display: block;">
          <div class="field field-type-text field-field-titre-page-4">
            <div class="field-items">
              <div class="field-item odd">
                Les mondanités intéressées du comte Edouard de Ribes
              </div>
            </div>
          </div>
        </div>
        <p>
          Pour le coup, cela commence à faire du bruit. Les promesses faites par Nicolas Sarkozy à ses riches donateurs et la situation de conflit d'intérêts d'Eric Woerth alimentent une polémique.
          Le jour même où le quotidien publie cet article, la députée socialiste Delphine Batho voit dans cette promesse renouvelée du chef de l'Etat de ne pas remettre en cause le bouclier fiscal
          «<em>une contrepartie</em>» aux dons.
        </p>
        <p>
          <em>«La question de la légalité des dons recueillis par l'UMP n'est-elle pas posée à partir du moment où les généreux donateurs obtiennent une contrepartie liée aux responsabilités
          institutionnelles de Nicolas Sarkozy?</em>», s'interroge-t-elle dans un communiqué.
        </p>
        <p>
          &nbsp;
        </p>
        <div>
          <object type="application/x-shockwave-flash" data="http://www.dailymotion.com/swf/video/xbgiyk" height="360" width="480">
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        </div>
        <p>
          Un autre député socialiste, Christian Eckert, s'étonne pour sa part le même jour (voir la vidéo ci-dessus) d'une <em>«confusion des genres</em>» à propos de la double fonction d'Eric
          Woerth, ministre du budget et trésorier de l'UMP, dans une question d'actualité à l'Assemblée nationale, qui provoque un vif incident.
        </p>
        <p>
          Dans les médias, l'affaire est alors de plus en plus commentée. Sous le titre <a href=
          "http://www.20minutes.fr/article/369882/France-Les-dons-prives-a-l-UMP-sont-ils-legaux.php"><span style="color: #ff0000;"><strong>«Les dons privés à l'UMP sont-ils
          légaux?»</strong></span></a><strong><span style="color: #ff0000;">,</span></strong> le journal 20 Minutes poursuit le récit du débat à l'Assemblée: <em>«“Ça pose problème</em><em>”, a
          ensuite affirmé le trésorier du PS, Régis Juanico, dans les couloirs du Palais-Bourbon. “Des réunions sont régulièrement organisées entre ces grands donateurs et des membres du
          gouvernement: on peut s'interroger sur la nature de leurs échanges. On ne peut pas être président de la République, arbitre et garant de la Constitution et en même temps s'impliquer dans
          des questions qui touchent au financement des partis politiques”.»</em>
        </p>
        <p>
          Et sur son blog, un journaliste de <a href="http://blogs.lexpress.fr/les-couloirs-de-bercy/2009/12/tout-le-monde-connat-eric.php"><span style="color: #ff0000;"><strong><em>L'Express</em>,
          Thomas Bronnec</strong></span>,</a> conclut: «<em>Le vrai problème n'est pas de savoir si ce dernier mène une politique pour favoriser les intérêts des membres du Premier cercle: Nicolas
          Sarkozy a été élu démocratiquement et met en œuvre son programme. Il est de savoir si la politique actuellement menée par le gouvernement s'applique de la même façon à un de ces donateurs
          premium et à un citoyen lambda. On a le droit d'avoir des interrogations. Après tout, que se passerait-il si jamais un membre du Premier cercle figurait sur la liste des 3000? Eric Woerth,
          ministre du budget, gardien du sacro-saint secret fiscal, se devrait évidemment de garder le silence. Mais, entre un canapé au saumon et une coupe de Champagne, Eric Woerth, trésorier de
          l'UMP, y parviendrait-il dans ce huis clos très huppé du Bristol?</em>»
        </p>
        <p>
          &nbsp;La controverse est ensuite retombée. Plus d'interpellations sur le rôle du chef de l'Etat en collecteur de fonds pour l'UMP ni d'interpellation sur le conflit d'intérêts d'Eric
          Woerth! L'activité du «Premier cercle» a donc repris le plus normalement du monde.
        </p>
        <p>
          Il faut dire, de surcroît, que les rendez-vous de ces riches donateurs ne se passent pas tous en des lieux aussi visibles que l'Hôtel Bristol. Certaines grandes fortunes, proches de Nicolas
          Sarkozy, aiment aussi organiser des dîners privés dans le même but. L'un de ces dîners, qui a eu lieu dans les premiers jours de l'automne 2009, est encore dans toutes les mémoires de la
          jet set parisienne. C'est le comte Edouard de Ribes qui a organisé ces agapes, dans son grandiose hôtel particulier de la rue de la Faisanderie, dans le XVI<sup>e</sup> arrondissement de
          Paris.
        </p>
        <p>
          &nbsp;Une grande figure du capitalisme parisien, objet de longue date de la curiosité des médias, que ce comte de Ribes – on lira ici avec intérêt un portrait de lui publié voilà longtemps
          par <a href="http://www.lexpansion.com/economie/edouard-de-ribes-un-banquier-tapi-dans-l-ombre_5910.html"><span style="color: #ff0000;"><strong><em>L'Expansion</em></strong></span></a>.
          Héritier du gigantesque empire Rivaud, avec, en son cœur la banque du même nom, qui a très longtemps financé le RPR, le banquier a vu son groupe passer sous le contrôle de celui de Vincent
          Bolloré. Il n'en est pas moins resté un personnage important du groupe Bolloré, avec le titre de vice-président.
        </p>
        <p>
          N'ignorant rien des charmes fiscaux du Liechtenstein, comme une longue enquête de Mediapart l'a récemment établi <span style="color: #ff0000;"><strong>(</strong></span><a href=
          "http://www.mediapart.fr/dossier/economie/la-face-cachee-de-lempire-bollore"><span style="color: #ff0000;"><strong>on en retrouvera tous les volets
          ici</strong></span></a><strong><span style="color: #ff0000;">),</span></strong> le comte, malgré ses 84 ans, n'en continue donc pas moins à naviguer dans des sphères politico-mondaines,
          mettant désormais son entregent au service de Nicolas Sarkozy, qui est aussi le champion de Vincent Bolloré.
        </p>
        <p>
          &nbsp;Ce soir-là, le comte avait donc convié, autour de plusieurs tables, des amis membres pour la plupart du «Premier cercle». Outre Vincent Bolloré, il y avait là Philippe Capron, le
          directeur financier de Vivendi, David de Rothschild, le patron de la célèbre banque, la princesse Laure de Beauvau-Craon, présidente de Sotheby's France, l'homme d'affaires Charles
          Beigbeder, et bien d'autres encore.
        </p>
        <p>
          Dans l'assemblée, quelques hommes politiques aussi dont Xavier Bertrand, le secrétaire général de l'UMP, ou encore l'ancien premier ministre Alain Juppé. Le sénateur UMP Roland du Luart
          était aussi du nombre. Grand amateur de chasse, l'élu est très connu dans les milieux les plus fortunés car il fait partie de la meute de ceux que son collègue de l'Assemblée, Gilles
          Carrez, rapporteur général (UMP) du budget, qualifie de manière allusive de «chien de garde» des niches fiscales. Ces fameuses niches qui profitent surtout aux plus hauts revenus...
        </p>
        <div class="titre" style="display: block;">
          <div class="field field-type-text field-field-titre-page-5">
            <div class="field-items">
              <div class="field-item odd">
                <strong>Florence Woerth et Robert Peugeot au conseil d'Hermès</strong>
              </div>
            </div>
          </div>
        </div>
        <p>
          Des dîners de ce type, il s'en tient de nombreux, dont nul ne parle, mais qui contribuent au bon fonctionnement des finances de l'UMP. Des dîners dans lesquels des figures, souvent les
          mêmes, apparaissent fréquemment. Telle Françoise Holder, la présidente du groupe Holder (Boulangerie Paul, Ladurée...) et figure connue du Medef, Pierre Bellon, le président du groupe
          Sodexo, l'académicien Gabriel de Broglie ou encore Edouard de Rothschild, l'actionnaire de <em>Libération</em>.
        </p>
        <p>
          &nbsp;
        </p>
        <div class="media media-asset-image media-align-left">
          <img width="510" src="http://www.mediapart.fr/files/Laurent%20Mauduit/chasse.png" alt="Espagne 2003, partie de chasse. Au premier plan Patrice de Maistre. Derrière lui, Robert Peugeot."
          title="Espagne 2003, partie de chasse. Au premier plan Patrice de Maistre. Derrière lui, Robert Peugeot." class="asset asset-image">
          <div class="legend">
            <span style="font-size: 8pt;">Espagne 2003, partie de chasse. Au premier plan Patrice de Maistre. Derrière lui, Robert Peugeot.</span>
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          Des dîners encore <a href="http://www.lejdd.fr/Politique/Actualite/L-homme-de-confiance-le-ministre-et-les-chasseurs-203208/"><span style="color: #ff0000;"><em>Journal du Dimanche</em>
          (daté du 27 juin 2010</span>)</a> a ainsi révélé la tenue «<em>au printemps 2008 dans un des hôtels particuliers de la République</em>plus discrets sont aussi organisés, de proche en
          proche. Le <em>, rue de Lille (l'hôtel de Seignelay)</em>» de l'une de ces rencontres. <em>«Sont conviés à sa table une douzaine de généreux donateurs du parti, accompagnés de leurs
          épouses</em>, raconte le quotidien<em>. Aux côtés de son mari, Florence Woerth reçoit son employeur, Patrice de Maistre, 61 ans, le gestionnaire de la fortune de Liliane Bettencourt,
          accompagné de son épouse Anne. Les deux couples se connaissent.</em>
        </p>
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          <em>Le 23 janvier précédent, Patrice de Maistre a été décoré de la Légion d'honneur à Bercy, par le ministre du budget en personne. Sont également invités ce soir-là un ancien de la banque
          Rothschild, plusieurs autres financiers, un homme d'affaires de l'immobilier, un industriel alors en délicatesse avec le fisc, et Robert Peugeot, PDG de FFP, la holding qui contrôle la
          participation de la famille dans PSA. Point commun de ces invités, outre leur surface financière et leur aide à l'UMP? La chasse. Les hommes autour de la table sont de fines
          gâchettes.</em>»
        </p>
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          Cet article est accompagné d'une photo, prise fin 2003, dans le sud de l'Espagne, qui retrace une scène de chasse: on y voit Patrice de Maistre agenouillé près de plusieurs cerfs abattus,
          avec en arrière-plan, juste derrière lui, Robert Peugeot.
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          Suit alors un récit des parties de chasses tout autour du monde, de Tanzanie jusqu'au Canada, en passant par la Sologne, de ce groupe d'amis, qui sont tous donateurs de l'UMP et
          entretiennent des relations mi-amicales mi-professionnelles. Ce dîner de donateurs, réunis autour d'Eric Woerth, éclaire aussi certains des extraits des enregistrements piratés, révélés par
          Mediapart.
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          Car, dans l'un de ces enregistrements (lire notre article <span style="color: #ff0000;"><strong><a href=
          "http://www.mediapart.fr/journal/france/160610/madame-woerth-lui-donnera-de-largent-parce-que-cest-trop-dangereux"><span style="color: #ff0000;">Mme Woerth, “on lui donnera de l'argent,
          parce que c'est trop dangereux</span></a></strong><span style="color: #ff0000;">”),</span></span> Patrice de Maistre s'emporte un moment contre Florence Woerth en révélant que, tout en
          travaillant pour Liliane Bettencourt, au sein de la société Clymène qui gère sa fortune personnelle, elle a obtenu également une fonction dans le groupe de luxe Hermès. La conversation, que
          révèle l'enregistrement volé, a lieu le 23 avril 2010:
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          <strong>Patrice de Maistre, parlant de Florence Woerth:</strong> «<em>Je me suis trompé quand je l'ai engagée. C'est-à-dire quand en fait avoir la femme d'un ministre comme ça, ça n'est pas
          un plus, c'est un moins. Voilà. Je me suis trompé. Pourquoi? Parce que comme vous êtes une femme, la femme la plus riche de France. Le fait que vous ayez une femme de ministre, chez nous,
          tous les journaux, tous les trucs disent, euh, oui tout est mélangé, etc., bon. J'avoue que quand je l'ai fait, son mari était ministre des finances (du budget, NDLR), il m'a demandé de le
          faire.</em>»
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          <strong>— Liliane Bettencourt :</strong> <em>«Ah»</em>
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          <strong>— PdM :</strong> «<em>Je l'ai fait pour lui faire plaisir. Mais c'est une femme intelligente, c'est pas une imbécile. Aujourd'hui, ça fait trop de bruit; elle s'est fait nommer chez
          Hermès sans me demander.</em>»
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          <strong>— LB :</strong> «<em>Qu'est-ce qu'elle fait ?</em>»
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          <strong>— PdM :</strong> «<em>Elle s'est fait nommer chez Hermès.</em>»
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          <strong>— LB :</strong> «<em>Oui, bah oui.</em>»
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          <strong>— PdM :</strong> «<em>Sans me demander. C'est pas normal. C'est comme si moi je vous disais demain, tiens, j'ai été nommé chez LVMH. C'est, ce n'est pas sérieux. Bon, alors
          maintenant..</em>.»
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          <strong>— LB :</strong> «<em>Vous allez lui dire ?</em>»
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          <strong>— PdM :</strong> «<em>Je lui ai déjà dit, je lui ai écris (...) Et donc si vous voulez, aujourd'hui, sans faire de bruit, je pense qu'il faut que j'aille voir son mari et que je lui
          dise que avec le procès et avec Nestlé, il faut qu'on soit très manœuvrants et on peut plus avoir sa femme. Et puis on lui, on lui, on lui donnera de l'argent et puis voilà. Parce que c'est
          trop dangereux</em>.»
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          De fait, Florence Woerth est effectivement entrée au conseil de surveillance de la société de luxe Hermès, au terme d'un vote intervenu le 7 juin 2010 lors de l'assemblée générale de la
          société. Qui trouve-t-on au sein de ce même conseil de surveillance? Robert Peugeot, encore lui. Du dîner du «Premier cercle» jusqu'aux relations d'affaires en passant par les parties de
          chasse, ce sont les mêmes réseaux, les mêmes amitiés. Mais soudainement, après les révélations de Mediapart, tous ces réseaux ont cherché à se faire le plus discret possible.
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          Dans le cours de notre enquête, nous en avons fait l'expérience. Apprenant que <a href="http://www.laurent-dassault.com/article/id/20"><span style="color: #ff0000;"><strong>Laurent
          Dassault</strong></span></a><strong><span style="color: #ff0000;">,</span></strong> l'un des héritiers de la famille, petit-fils de Marcel et fils de Serge, par ailleurs ami proche de
          Nicolas Sarkozy, avait organisé voilà moins d'une semaine un dîner du «Premier cercle» à son domicile, nous avons cherché à obtenir des détails. La réponse nous est parvenue par son
          entourage: «<em>Laurent Dassault ne vous parlera pas. Pas plus que les autres membres du Premier cercle. La décision vient tout juste d'être prise. Plus personne ne parlera...</em>»
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          C'est l'onde de choc de l'affaire Woerth. «<em>C'est pas cher et ils apprécient.</em>» D'un seul coup, la formule de Patrice de Maistre s'inverse: les plus grandes fortunes n'apprécient
          plus guère, en retour de leurs subsides apportés à l'UMP, de pâtir d'une telle publicité. Vieux principes des milieux les plus fortunés: pour vivre heureux, vivons cachés!
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    <a class="journalist" title="Tous les articles de Laurent Mauduit" href="http://www.mediapart.fr/biographie/27"></a>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 01 Jul 2010 10:13:00 +0200</pubDate>        <guid >http://www.vaucluse-socialiste.com/article-le-premier-cercle-enquetesur-ces-donateurs-de-l-ump-53244058.html</guid>
                <category>l'UMP</category>        <comments>http://www.vaucluse-socialiste.com/article-le-premier-cercle-enquetesur-ces-donateurs-de-l-ump-53244058-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
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